Communication et Veille, clés du développement des entreprises

wordpressphotosuccesL’information est la matière première commune aux entreprises pérennes et dynamiques. Reconnaître, comprendre, maîtriser, diffuser et exploiter une information utile sont des compétences dont nul ne peut désormais se passer.

Il peut s’agir de trouver, analyser et capitaliser des informations relatives à son entreprise, à ses concurrents, partenaires, fournisseurs ou clients.
Il peut s’agir de formuler simplement et efficacement une information destinée à faciliter le fonctionnement d’une entreprise ou à renforcer son rayonnement.

Qu’elle soit émise ou reçue, l’information est une composante essentielle de la stratégie d’une entreprise et de sa mise en œuvre.

Si c’est stratégique, peut-être ne vaut-il mieux pas l’externaliser…

Maîtriser en interne les usages et les outils de la communication et de la veille stratégique, c’est se donner les moyens de réagir rapidement aux opportunités et aux crises, sans subir les filtres et les délais d’un prestataire extérieur.
Doré Conseil conçoit et dispense des prestations de formation et de conseil pour que chaque entreprise puisse répondre de façon autonome à ces problématiques.

Même si, par manque de temps ou de moyens humains, le recours à un prestataire extérieur s’avère inévitable, la connaissance des bases de la communication et de la veille stratégique s’avère indispensable pour définir et exploiter efficacement les services proposés par un tiers.

Des formations pour chaque aspect de la gestion des informations

Ecriture efficace : rédiger rapidement et simplement, Créer et animer un blog, Créer et animer des comptes de réseaux sociaux, Rechercher efficacement des informations sur Internet, Définir et initier une démarche de veille stratégique, chacune des formations a pour objectif d’apporter au(x) stagiaire(s) les bases méthodologiques et techniques pour devenir maîtres et acteurs de leur(s) identité(s) numérique(s).

A l’issue de chaque cursus, personnalisés selon les besoins formulés en amont par les participants, chaque stagiaire a défini ses objectifs et ses orientations stratégiques, choisi et paramétré ses outils et rédigé, publié ou collecté des informations, acquérant ainsi les usages et bonnes pratiques indispensables à la réalisation en toute autonomie de son plan d’actions.

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#EducationAuxMedias et #EMI @Superdemain : une vision globale des usages numériques

Associé depuis de nombreuses années à l’association d’éducation aux médias lyonnaise Fréquence Ecoles, j’ai participé le 8 juin 2018 à ma 7ème édition du rendez-vous annuel Superdemain. Cet évènement  a pris cette année la forme d’un Forum des compétences numériques et des métiers de demain et s’est tenu dans l’enceinte du Lycée Lafayette de Clermont-Ferrand.

Superdemain au Lycée Lafayette de Clermont-Ferrand

Superdemain au Lycée Lafayette de Clermont-Ferrand @Seb Fotovideo

La galaxie des technologies et des compétences techniques et comportementales était organisée autour de quatre grandes thématiques :

– Identité Numérique & Réseaux Sociaux ;
– Data & Fabrication Numérique ;
– Code, Robotique & Algorithme ;
– Informations et Communication.

Le parcours et les contenus pédagogiques devaient en outre être accessibles à tous les participants : élèves du secondaire, professeurs, professionnels de l’éducation et de l’accompagnement des jeunes, décideurs politiques locaux et régionaux…
L’objectif de la journée est d’amener tous les participants à découvrir eux-mêmes que ce sont les données, les algorithmes et leurs usages qui sont à la base de toutes les technologies et applications qui leur ont été présentées.

Qu’ils s’agisse :
– des images et textes émis par les participants de la Social Media Room ;
– des instructions fournies aux robots de l’espace Code, Robotique et Algorithme ou à l’imprimante 3D des Makers ;
– des autoportraits que nous fournissons aux exploitants des médias et réseaux sociaux ;
ce sont bien les données (=data) qui sont à la base des développements technologiques les plus récents.

Et il semble que c’est la direction générale indiquée par les innovations technologiques et économiques à venir.

Exploiter les données ET éviter d’être exploité par ses données

De nombreuses locutions à la mode (big data, data scientist, data driven…) ont familiarisé le grand public avec le terme Data. Mais il n’est pas forcémment clair pour tout le monde qu’il peut s’agir de « likes », de coordonnées GPS, de #hashtags, de commentaires, de prix de vente, d’historiques de navigation, d’horaires et de méthodes de connexion…
En leur permettant de constater que ces fameuses données sont très hétéroclites et que nombre de nos activités quotidiennes (allumer son téléphone, valider un titre de transport, rechercher des informations sur Internet, programmer un enregistrement, envoyer un mail…) en génèrent sans que nous en soyions nécessairement conscients, nous cherchons à leur faire toucher la variété des usages qui pourront en être faits par des entreprises privées ou des organismes publics.

Espace Identité Numérique & Réseaux Sociaux de Superdemain @Seb Fotovideo

Il est d’ailleurs intéressant de souligner que dans l’espit de nombreux utilisateurs, il est encore difficile de distinguer les aspects quantitatifs des données (l’enveloppe Data, le réseau de données…) des enjeux qualitatifs (la nature des données et des usages qui peuvent en être faits).

L’interêt des espaces présentés à Superdemain est qu’ils abordaient et illustraient tous une facette de ces Data. Cet aspect des nouvelles technologies était très rapidement présenté aux visiteurs, soit via leur exploitation à but commercial, soit en montrant l’utilisation que peuvent en faire les citoyens qui décideraient d’en prendre le contrôle.

Il est indispensable d’expliciter la nature exacte de ces fameuses données. Mais cette connaissance ne suffit pas à comprendre comment les Gafam (et les autres) en tirent profit et pourquoi ils sont donc prêts à beaucoup de manipulation pour en poursuivre l’exploitation en toute tranquilité.
Pour comprendre cela, il faut s’intéresser au second fil rouge de Superdemain : les algorithmes.

Les algorithmes, moteurs alimentés par des data

J’ai été assez étonné lorsque mon fils de cinq a commencé à me parler d’algorithme à propos d’un travail qu’il avait effectué en Maternelle : il s’agissait pour lui d’enfiler sur une ficelle des perles de couleurs en respectant un ordre bien défini : l’algorithme.

Si Wikipédia fournit une définition très complète et détaillée de l’algorithme, il suffit d’expliquer qu’il s’agit d’une méthode permettant de décomposer une opération complexe en une suite d’opérations simples. Les données sont alors à la fois les objets et les résultats des algorithmes : c’est ainsi que nos historiques d’achats sur Amazon (data) alimentent un algorithme qui nous soumet des recommandations (data) et que nos réactions (data) à ces recommandations permettent d’affiner l’algorithme pour en renforcer l’efficacité (= transformation de recommandations en achats).

Comprendre la mécanique des recommandations pour s'émanciper de la pression publicitaire

Comprendre la mécanique des recommandations pour s’émanciper de la pression publicitaire @Seb Fotovideo

Dans la société dans laquelle nous évoluons, il pourrait être tentant de considérer que data et algorithmes sont des outils aux conséquences globalement négatives (pression publicitaire, mise en avant de contenus massivement appréciés plutôt qu’appréciables, atteinte à la vie privée, etc…).
Comme dans toutes les productions de Fréquence Ecoles, ce n’est pourtant ni l’objectif, ni l’intention des présentations et ateliers.
Data et algorithme ne sont instrinsèquement ni bons ni mauvais.
C’est du côté des usages que toutes les dérives sont possibles.

L’importance de la compréhension des principes d’un algorithme découle essentiellement de la possibilité des citoyens, consommateurs et professionnels, de s’approprier la pensée algorithmique pour améliorer leurs performances et leur compréhension des enjeux du numérique et des opportunités qu’il recelle.

Pour adopter ou développer une pensée algorithmique, il faut commencer par s’approprier les briques élémentaires des NTIC (principes binaires de l’informatique, nature et fonctionnement d’Internet, nature et usages des données, principe de l’algorithmie).
L’objectiuf est ensuite d’être capable d’analyser finement diverses problématiques en les décomposant en questions simples.
Questions auxquelles il est aisé d’obtenir des réponses pour avoir une vision complète, réaliste et non biaisée des diverses options disponibles.

Comprendre les data et les algorithmes, c’est au final faire disparaître la magie de l’informatique et de l’Internet pour voir ces merveilleux outils de communication pour ce qu’ils sont réellement (et pour ce qu’ils pourraient être !).

Ce qui nous amène aux usages, mantra de Fréquence Ecoles pour tout ce qui touche aux nouvelles technologies et enjeu majeur de l’appropriation pour toutes les catégories d’utilisateurs.

Pensée algorithmique et usages d’internet

Pour envisager les usages que des tiers peuvent avoir de nos données, il convient d’accepter un postulat de base de l’économie et de la sociologie : les actions découlent des incitations que recoivent les acteurs d’un système. Pour les entreprises privées, l’incitation est (globalement) le gain financier. Pour les individus et les organisations à but non lucratif, il peut s’agir de l’influence, du pouvoir ou de la sécurité.
Accepter ou refuser en toute conscience de fournir certaines données personnelles nécéssite d’être capable d’imaginer ce qui pourra en être fait.

Renseigner un questionnaire pour améliorer la prise en charge des malades n’est pas équivalent à répondre à une enquête pour concevoir des emballages encore plus attrayants pour les enfants… Pour choisir de répondre à l’un mais pas à l’autre, il faut être capable de formuler les objectifs et intentions des émetteurs et d’imaginer ce qu’ils pourront tirer des données que nous acceptons de leur fournir. Pour cela, il faut être capable de penser comme eux.

Ce n’est qu’en maîtrisant la notion de données, d’algorithme et en comprenant les objectifs des organismes qui tentent de les exploiter que l’on peut prendre des décisions éclairées dans ce domaine.

Objets et acteurs des usages numériques

Mais, chez Fréquence Ecoles, lorsque l’on parle des usages, il s’agit surtout de ceux qui devraient être développés par tout un chacun pour exploiter tous ces outils, afin de gagner en compétences, en réactivité, en employabilité, etc.
Une fois les notions de data et d’algorithmes intégrées, observer les NTIC par le biais des usages, c’est ôter toutes les couches de complexification volontaire et de jargon technologique pour faire comprendre à chacun qu’il n’est nul besoin d’être informaticien pour utiliser intelligement un outil informatique connecté.
C’est, par exemple, expliquer qu’utiliser un média social pour faire connaître un service, un produit ou une opinion recquiert des compétences communicationnelles, rédactionnelles et iconographiques, et non technologiques.
C’est également comprendre qu’utiliser efficacement un moteur de recherche est à la portée de chacun à partir du moment où l’on accepte de l’utiliser pour vérifier une hypothèse plutôt que pour lui poser une question.
C’est, enfin, accepter que la valeur ou l’utilité d’une pièce produite par impression 3D réside dans sa conception, et non dans la machine qui la fabrique au final.

S’intéresser et promouvoir les usages d’internet, des médias sociaux, de la fabrication additive, de la robotique, c’est tenter de faire comprendre à chacun que ces domaines ne doivent pas être les prés carrés des experts de l’informatique, de l’industrie, du marketing ou de la communication, mais que chacun a les moyens d’en faire des outils au service de son métier, de sa créativité, de ses loisirs et passions, etc.

Et c’est parcequ’au fil des discussions, ateliers et rencontres de cette édition de Superdemain, j’ai eu régulièrement la sensation de permettre à mes interlocuteurs d’entamer ce parcours vers une compréhension globale et décompléxée de ces enjeux qu’une fois encore, j’ai éprouvé une réelle satisfaction à l’issue de cette journée harassante, mais joyeuse et conviviale.

 

De l’ éducation aux médias à l’éducation parentale, par un professionnel de l’information

Se présenter comme un consultant et formateur en communication écrite et veille stratégique peut parfois susciter plus d’interrogations que de compréhension, et c’est donc très souvent que j’explique mes métiers en précisant que je suis un professionnel de l’information. Pour les entreprises, les collectivités et les associations, les applications de mes compétences sont au final assez simples à expliquer : un accès accéléré et simplifié à des informations utiles et des prises de paroles efficaces sur les supports de communication qui sont les leurs.

Mon parcours m’a amené il y a déjà une quinzaine d’année à travailler avec et pour l’association lyonnaise d’éducation aux médias Fréquence Ecoles, qui intervient désormais dans toute la région Auvergne Rhône-Alpes, quand ce n’est pas au-delà. En déblayant il y maintenant plus de 20 ans l’immense chantier de l’éducation aux médias alors que très peu de personnes avaient à ce moment conscience de l’importance de l’exercice, Fréquence Ecoles est devenue une structure référente en France et en Europe.
Jusque récemment, mes interventions concernaient essentiellement la conception et l’animation de séances et d’ateliers dédiés aux médias sociaux, à la création de contenus rédactionnels et aux différents usages que font les acteurs de l’Internet des données que nous leurs fournissons plus ou moins consciemment.

Tour d’Auvergne Rhône-Alpes de l’éducation parentale aux écrans

En plus des élèves, des professeurs et animateurs de tous genres, c’est auprès de parents que les intervenants de Fréquence Ecoles mènent depuis plusieurs années, et plusieurs mois en ce qui me concerne, un véritable tour d’Auvergne Rhône-Alpes de l’éducation aux médias.

Accompagner le développement des compétences médiatiques et numériques des jeunes

Du moins le pensais-je, jusqu’à ce que le subtil Directeur du Collège de la Tourette, dans le 1er arrondissement de Lyon, ne vienne me voir en fin d’intervention pour se féliciter des deux heures d’éducation parentale auxquelles il venait d’assister. Éducation parentale ? Je n’aurais pour ma part jamais songé à intituler ainsi les échanges autour des écrans, des enfants et des parents que j’ai la charge d’animer.
Et pourtant…
Des quartiers de banlieue lyonnaise aux collèges et lycées de centre-ville en passant par les communes rurales, les craintes, idées reçues et approximations sont quasiment les mêmes. J’ai en effet été étonné de constater que même parmi les parents les plus « connectés », leurs compétences personnelles ou professionnelles ne les rendaient pas beaucoup plus aptes à encadrer les usages d’Internet de leurs enfants. Et donc, bien que le terme m’ait semblé dans un premier temps un peu grandiloquent et inadapté (je suis un professionnel de l’information, pas un papa professionnel !), j’en suis venu à considérer qu’effectivement, je faisais de l’éducation parentale, et que cela pouvait être plutôt utile et efficace.

Le premier point commun à tous les participants à ces conférences / débats, outre qu’ils sont par définition les plus sensibilisés à la question puisqu’ils sont présents, c’est qu’ils ont oublié ce que c’était d’être jeune. Ou qu’ils considèrent que la société a tellement changé que leurs usages passés n’ont aucun rapport avec ceux de leur progéniture.

Des outils qui changent mais des usages qui perdurent

C’est donc le premier élément important que je tente systématiquement de leur transmettre : si les outils ont changé, les besoins et les attentes des enfants et adolescents sont assez proches de ceux de leurs parents lorsqu’ils avaient leur âge. Et il est toujours utile pour évaluer une situation impliquant des enfants et des écrans de tenter de la transposer dans le monde d’avant les smartphones et snapchat.

  • ils sont collés à leur smarthone <> nous passion deux heures au téléphone chaque soir à parler à des amis que nous avions côtoyé toute la journée ;

    Les outils changent, les usages sont les mêmes

    Les outils changent, les usages sont les mêmes

  • ils ingurgitent de la télé-réalité <> nous ne rations aucun épisode d’Hélène et les Garçons ;
  • ils jouent à des jeux vidéo <> nous jouions à des jeux vidéo (ou électroniques pour les plus anciens) ;
  • ils imitent les stars d’Instagram <> nous singions les stars des clips…

Quelle est donc la différence entre leurs usages et les nôtres ? Les outils, de façon quasiment exclusive. Ces smartphones, tablettes et consoles que les parents en viennent à rendre responsables de tous leurs maux, avant que je ne me fasse un plaisir de leur rappeler qu’ils sont ceux qui en ont équipés leurs enfants. Il est toujours intéressant de constater que ces adultes, probablement majoritairement fiers de leurs capacités à prendre leurs propres décisions, sont prompts à souligner le poids de la société de consommation, les suppliques de leurs enfants et la pression qu’exercent sur eux leurs camarades pour justifier de les équiper de smartphones dès leur entrée au collège (plus tôt pour certains !).
Une fois posé le fait qu’il est assez hypocrite de se plaindre que leurs enfants utilisent les outils qu’ils leur ont eux-mêmes mis entre les mains, il est temps d’aborder le second point important.

Le prétendu 6ème sens des digital-natives

De très nombreux parents considèrent que leurs enfants sont de facto plus compétents qu’eux en ce qui concerne les nouvelles technologies en général et les médias sociaux. Que ce soit parcequ’eux-mêmes ne les maîtrisent pas ou parcequ’ils ne s’y intéressent pas, c’est leur argument pour réclamer pêle-même :

  • que l’école fasse le boulot ;
  • que les plateformes soient plus surveillées et régentées ;
  • que des plateformes spécifiques aux jeunes soient développées (et accessibles gratuitement mais sans utilisation des données, parcequ’on va pas payer pour ça, non plus…)

Ces demandes reposent sur une série d’erreurs, dont les principales concernent la tendance à surévaluer les compétences des jeunes et à sous-évaluer les compétences des parents, qui agissent ainsi soit par humilité excessive, soit par paresse.
Comme je l’explique très régulièrement, les capacités d’auto-diagnostic des jeunes sont très mauvaises, et un élève de collège qui sait ouvrir un logiciel de traitement de texte, créer un nouveau document, l’enregistrer et le retrouver le lendemain s’auto-évaluera « expert » du-dit logiciel, quand son parent qui sait faire la même chose a conscience de ne maîtriser qu’une infime partie des possibilités offertes par l’outil.
En outre, les jeunes n’ont pas d’appréhension à utiliser un terminal informatique, quant un adulte qui en connaît le prix et la complexité hésitera beaucoup plus. Mais l’absence apparente de craintes des jeunes ne doit pas être confondue avec une maîtrise des outils, il suffit de parler avec eux quelques instants du fonctionnement d’internet ou d’un outil informatique pour s’en rendre compte.

Les digital natives n’existent pas

La seconde erreur est la prétendue absence de compétences des parents, qui confondent les technologies (complexes) qu’utilisent leurs enfants et les usages (simples) qu’ils en ont. Rares sont les adolescents qui comprennent effectivement comment fonctionne Snapchat, qu’ils sont pourtant une majorité à utiliser dès l’âge de 13 ans (dans le meilleur des cas). Le parent qui ne sait pas plus que ses enfants comment fonctionne ce media social se sent donc dans l’incapacité d’accompagner les usages. Et pourtant, point n’est besoin de connaître l’algorithme ou le système de stockage de Snapchat pour aider un jeune à choisir une photo de profil valorisante et correcte ou pour faire le tri dans ce qui peut y être partagé et ce qui ne devrait pas l’être.

Les compétences primordiales pour un usage intelligent d’Internet et de médias sociaux comme Snapchat, Instagram ou autres, sont comportementales, et non techniques. Et par définition, dans ce domaine, les parents sont toujours plus compétents que leurs rejetons.
Plus compétents, à condition bien évidemment qu’ils acceptent de s’y interesser, qu’ils comprennent que les bijoux de technologies qu’ils fournissent à leurs enfants pour pouvoir les contacter à tous moments ne sont pas livrés avec un mode d’emploi, et que c’est à eux de leur transmettre les bases d’un comportement acceptable en société, que les interactions soient physiques ou en ligne.

Une fois celà dit, il reste encore souvent à expliciter le façon dont un adulte, imaginons-le aussi inintéressé et incompétent dans ces domaines que possible, peut effectivement accompagner les usages numériques de ses enfants.

Une posture active et la capacité à échanger sur les usages

Pour un parent qui souhaite encadrer les usages numériques de ses enfants, la première priorité devrait être de s’assurer qu’ils savent effectivement ce qu’ils veulent faire et qu’ils soient capable de le trouver.
De nombreux parents se plaignent du temps passé par leurs enfants sur Youtube, ou des contenus sur lesquels ils peuvent tomber au détour d’une recommandation algorithmique. Il faut bien comprendre que Youtube n’a pas de contenu-type : on y trouve le meilleur (des tutos, des clips de musique de qualité, des courts-métrages, etc..) et le pire (des vidéos propagandistes, des clips de jingles commerciaux sexistes…) et qu’il ne tient qu’aux parents de ne pas s’arrêter à « oui, tu peux regarder des vidéos sur youtube » mais de poser des questions, comme « qu’est ce que tu veux regarder comme vidéo ? ». Idéalement, la question est reposée à la fin de chaque contenu pour que l’utilisateur choisisse les contenus qui l’intéressent (c’est le principe et la magie d’internet par rapport à la télévision) plutôt que de subir des recommandations basées sur le panurgisme humain et les investissements publicitaires.
Sur ce principe, je propose régulièrement à mes enfants des « jeux de piste » numériques qui les obligent à formuler au préalable leurs envies et à apprendre à utiliser un moteur de recherche pour tenir compte des embûches que je sème sur leur chemin (« oui, tu peux écouter cette chanson, mais tu dois trouver un live, ou le morceau, mais sans le clip…).

Le second objectif de parents qui souhaitent s’assurer des bons usages numériques de leurs enfants est tout aussi simple et repose sur la même capacité : poser des questions.

Ce qui manque aux parents, c’est du temps, pas des compétences

Faire dire pourquoi l’un souhaite s’inscrire sur tel service, leur faire formuler ce qu’ils ont ressenti lors d’une séance de jeux vidéo, les interroger sur ce qu’ils ont préféré dans un film ou un dessin animé : autant de moyens de connaître et comprendre ce que veulent et obtiennent les enfants et de se positionner comme un recours le jour où ils auront besoin d’un accompagnement spécifique.

Ce qui manque, c’est le temps, pas les compétences

Ces attitudes ne demandent aucune compétence particulière, mais peuvent prendre du temps, ce temps que beaucoup de parents (moi y compris, de temps en temps, il faut bien le reconnaître) cherchent à gagner en cédant aux demandes de leurs enfants et en leur fournissant l’écran qu’ils demandent. Il n’est évidemment pas question pour moi de dire ici que chaque interaction enfant / écran devrait systématiquement se faire sous l’égide d’un parent, mais bien de considérer que l’inscription à un service, la découverte d’un nouveau jeu vidéo (…) sont des moments où il est pertinent de consacrer du temps à cette relation enfant / écran / parent pour que la famille puisse en tirer le meilleur sans que le média ne deviennent un obstacle entre les générations, mais bien une interface et, pourquoi pas, un lien.

La #Veille : 70% d’humain et 30% d’informatique

J’ai récemment été contacté par le dirigeant d’une division d’un grand groupe lyonnais (dont je tairai le nom puisque nous n’en sommes, je l’espère, qu’au début de nos échanges) qui souhaitait améliorer et formaliser les processus de veille utilisés pour repérer les opportunités d’affaires, obtenir rapidement les appels d’offres afférents et identifier les contacts à solliciter. Jusqu’à maintenant, ce sont soit des stagiaires, soit des collaborateurs divers qui assuraient cette tâche de façon certes efficace, mais un peu hiératique et sans normalisation des procédures, livrables, etc.

70% humain, 30% informatique

La Veille : 70% humain, 30% informatique

Bien qu’il s’en soit défendu à de nombreuses reprises, mon interlocuteur a une compréhension assez complète des enjeux et processus de veille tels que je les conçoit moi-aussi, puisque c’est lui qui a d’abord prononcé cette phrase qui me sert de titre : « la veille, c’est 70% d’humain et 30% d’informatique ».

Automatiser ou ne pas automatiser, voilà la question…

Si cette affirmation fera sans doute bondir les tenants de l’automatisation de la veille, elle est particulièrement adaptée à la situation, et voilà pourquoi :

Partant d’un listing d’items servant de base aux actions commerciales de la société, le dirigeant m’a ainsi expliqué qu’il souhaitait désormais approfondir et élargir le périmètre d’informations recherchées.
Par approfondir, il entendait obtenir des informations complémentaires pour chaque ligne du tableur : différentes parties prenantes (partenaires, commanditaires, cibles…), contacts pertinents et coordonnées.
Par élargir, il entendait trouver de nouveaux items comparables à ceux déjà répertoriés pour multiplier les opportunités de business.

Pour résumer, et parce que c’est toujours le point de départ d’une stratégie de veille fructueuse, son objectif est d’obtenir un plus grand nombre de leads ou de données permettant d’en générer.
Et pourquoi ces objectifs rendent-ils une forte automatisation difficile ou peu souhaitable ?

La nature des attentes, des activités et des contraintes de la société font que l’essentiel de la tâche concerne la recherche d’informations, plutôt que la veille proprement dite. Les items et données qui leurs sont rattachées sont évidemment à placer sous surveillance afin de ne pas en rater le cheminement et les modifications. Mais le type d’informations dont il s’agit (je ne vous en dirai pas plus) rend ce processus finalement assez peu complexe, la principale difficulté concernant la caractère polyglotte des sources à suivre.

De l’impossibilité de trouver ce que l’on ne cherche pas

En ce qui concerne la volonté d’approfondissement, il est en effet nécessaire d’analyser régulièrement et précisément les informations émises en lien avec chaque item afin d’y déceler de nouveaux éléments utiles : nouveaux intervenants, modification des attributions, évolution des aspirations et des contraintes… Autant d’éléments qui sont donc inconnus jusqu’à ce qu’on les ait trouvés. Ce qui limite grandement les possibilités d’automatisation en amont, puisqu’à ma connaissance, il n’y a pas de solutions qui permettent de surveiller ce que l’on ne recherche pas encore. J’ai un temps utilisé une solution (dont j’ai oublié le nom car je n’en étais pas très satisfait, notamment en raison de l’ergonomie) qui permettait d’extraire d’une page web différents éléments notables : noms propres, mots récurrents, liens, etc. Même avec un outil de ce type, il reste toutefois à qualifier les rôles de chaque intervenant cité, ce qui n’est généralement faisable qu’en prenant connaissance du contenu adjacent. L’approfondissement recherché consiste au final à détecter manuellement de nouveaux éléments à placer sous surveillance, puis à examiner régulièrement les nouvelles occurrences.

Pour l’élargissement, la composante humaine semble encore plus prépondérante, puisqu’il s’agit d’imaginer ou de repérer de nouveaux items, non placés sous surveillance, qui présentent suffisamment de points communs avec ceux déjà suivis pour qu’il soit potentiellement pertinent de déclencher une prospection. A partir de l’activité proprement dite de la société et des critères qu’il est possible de modifier tout en restant dans ses domaines de compétences, il convient donc de rechercher ce qui n’a pas encore été identifié comme des opportunités d’affaires.

Une veille rigoureuse ET créative

La créativité est grande en lui

Créativité et rigueur

Même si je ne prétendrais pas ici maîtriser l’intégralité des outils de recherche avancée des différents moteurs, il ne me semble pas qu’il existe de commande « rechercher quelque chose qui s’apparente à ».
Il s’agit donc de travailler par analogies, rapprochements et en favorisant la pensée latérale : autant de compétences qui ne sont pas les caractéristiques premières d’un outil informatique.

C’est cette capacité à imaginer de nouvelles informations et de nouvelles sources à surveiller qui fait selon moi tout l’intérêt de la profession de veilleur, en faisant de ses praticiens des hybrides de documentalistes rigoureux et de créatifs capables de partir en quête de nouveaux critères improbables, mais, parfois, très performants.

Cela étant dit, je connais des veilleurs qui sont d’excellents pilotes d’outils très complexes mais qui éprouvent de grandes difficultés à imaginer de nouveaux critères de recherche. Il s’agit généralement d’informaticiens brillants, capables de créer un lecteur de flux maison en quelques lignes de code ou d’écrire des algorithmes pour gérer d’immenses bases de données. Ils leur manquent cependant d’après-moi le « sens » de l’information qu’une formation au journalisme et une longue pratique de la veille manuelle m’a permis d’acquérir, en complément de la curiosité et de la mémoire que je m’acharne à conserver et à aiguiser. Si ces veilleurs « technos » font manifestement d’excellents data scientists, ils peuvent éprouver des difficultés lorsqu’il s’agit d’approfondir, mais surtout d’élargir, une stratégie de veille.

Application de la #veille : je suis devenu coach #réseaux sociaux

Je parle ici régulièrement de ce que la veille peut apporter aux entreprises et aux professionnels qui décident de se lancer dans cette démarche. Aujourd’hui, c’est d’une autre application de la veille dont je compte vous parler. Ayant choisi pour développer mon activité d’avoir recours à une société de portage salarial implantée à Lyon, je suis régulièrement en contact avec d’autres consultants de la région Auvergne Rhône-Alpes, avec lesquels il nous est régulièrement proposé d’échanger quant à nos offres et opportunités d’affaires. C’est ainsi qu’à l’issue d’une énième explication des tenants et aboutissants de la veille et de ses applications, notamment dans le domaine des réseaux sociaux, j’ai été sollicité par une autre consultante pour l’aider à optimiser son compte LinkedIn.

De prime abord, on pourrait considérer qu’il s’agit là de deux compétences différentes et que j’aurais dû décliner la demande. Mais je ne l’ai pas fait, et voilà pourquoi :

  • la matière première d’un compte Linkedin performant, ce sont les informations émises ;
  • la curation régulière de contenus est un bon moyen d’animer un compte sans avoir à produire soi-même tous les contenus ;
  • l’optimisation d’une présence sur LinkedIn dépend des objectifs de son détenteur, de ses capacités et de ses moyens, autant d’éléments qu’un veilleur professionnel apprends à déceler et formuler auprès de ses clients.

Dans une certaine mesure, et une fois les questions de paramétrage réglées, l’amélioration et l’animation d’un compte sont essentiellement liées aux informations mises en avant et aux commentaires / éléments de contextualisations / idées de la personne qui les partage. En fait, et je m’en fais régulièrement la remarque, les réseaux sociaux, professionnels ou grand public, sont les plateformes sur lesquelles les liens qui unissent Communication écrite et Veille stratégique sont les plus tangibles.

J’ai donc abordé la problématique de ma cliente dans l’ordre habituel des missions de ce genre : quels sont ses objectifs ? ses cibles ? de combien de temps dispose t’elle ?

Nous avons ensuite, ensemble puisque l’idée est qu’elle accède le plus rapidement possible à l’autonomie dans ce domaine, commencé par choisir la meilleure photo de profil et écrit un nouveau texte de présentation, en tentant d’adopter le discours la plus adapté à l’auditoire qui est le sien.
Comme nous partions d’un compte existant, cette première étape a été assez simple et rapide.

Être pro-actif par rapport à l’information

Comme de nombreux utilisateurs de réseaux sociaux, ma cliente ne percevait jusqu’alors pas l’utilité de partager des contenus trouvés sur LinkedIn, considérant qu’il était inutile de « faire tourner » des informations qui étaient déjà publiées, puisque visibles sur son mur.
La première étape de l’explication a donc consisté à l’amener à imaginer pour chacune des informations qui lui étaient proposées quelles décisions pouvaient potentiellement être impactées. Puis à identifier les personnes qui seraient en mesure de les exploiter utilement. Nous avons ensuite été chercher dans ses contacts des profils correspondant aux critères ainsi définis, pour constater qu’ils ne suivaient pas les mêmes sources que ma cliente, qui pouvait ainsi leur rendre service en leur fournissant ces informations potentiellement utiles.

Cette méthode consistant à identifier les conséquences possibles d’une information et les personnes pouvant en avoir l’usage est exactement identique à celle que je déploie dans les ateliers de sensibilisation à la veille.

On ne s’énerve pas et on partage les informations intéressantes et utiles

Une fois l’utilité du partage d’informations sur les réseaux sociaux établie, la question suivante concernait  l’alimentation des flux destinés aux autres utilisateurs. Nous nous sommes donc attelés à la question des sources, avec les méthodes habituelles d’un lancement de veille : recherche de contributeurs de référence (réseaux sociaux, sites, blogs…), analyse de leurs propos, choix de ceux qui proposent les contenus les plus en accords avec les besoins de la cliente, etc. Cette séquence m’a également permis de souligner la pertinence d’une démarche visant à trouver en dehors de LinkedIn des contenus qui pourraient intéresser les utilisateurs une fois qu’ils y seraient partagés.

Nos séances de deux heures sont pour l’instant calées  à un rythme bimensuel, ce qui nous a également amené à nous interroger sur le chaud et le froid en terme de communication. En fonction des articles et informations dont elle dispose, ma cliente m’a en effet interrogé quant au timing des publications, partages, etc. J’ai ainsi pu lui faire comprendre les notions de sujets chauds ou froids, qui nécessitent pour les premiers des (ré)actions rapides, alors que les seconds sont parfaits pour alimenter un calendrier éditorial de moyen / long terme.

La veille comme moyen d’alimenter des comptes de réseaux sociaux

Au fur et à mesure de la montée en compétence de ma cliente, les questions et problématiques ont évolué pour s’orienter plus clairement vers la stratégie de communication qu’elle pouvait effectivement adopter dans le temps. Si ma casquette de consultant en communication écrite m’a alors été très utile, la connaissance des options et tendances de la communication sur les réseaux apportée par mes activités de veilleur et de consultant en veille se sont également révélés pertinentes.

Je sais d’ores et déjà que les prochaines séances seront probablement dédiées à la création de contenus propres, ce qui me permettra de transmettre mes compétences dans le domaine de la rédaction. Cette aspiration à produire elle-même des contenus à partager l’amènera de façon quasi-certaine à se former dans le domaine de la veille, pour disposer d’un flux propre d’idées et d’informations relatives à son domaine de compétence.

Ce type de prestation, que je n’avais jamais imaginé proposer, s’est révélé très intéressant et m’a permis d’aborder de nombreux sujets qui me tiennent à cœur : définition d’une information, formulation efficace, procès de diffusion, évaluation des sources, compréhension globale des principes de la communication offline / online, etc. Je n’ai jamais abordé ces séances comme du coaching a proprement parler, il s’agit pour moi de conseil. Ma cliente a un jour utilisé cette formule, probablement adaptée du fait de l’aspect très personnel d’interventions qui amènent à s’interroger sur ses motivations, ses aspirations, ses valeurs, etc. Et finalement, cela donne un titre plus percutant que « Application de la #veille : comment je suis devenu consultant #réseaux sociaux ».

Pour une #veille réussie, oubliez la technologie

A force de rencontrer des prospects et clients pour leur présenter les bénéfices qu’ils pourraient tirer de l’adoption d’une démarche de veille, j’ai désormais une vision assez précise de ce qui freine encore le développement de la discipline dans les (très) petites et moyennes structures. L’idée selon laquelle une stratégie performante repose sur l’usage intensif de technologies complexes et coûteuses en fait partie.

Pourtant, ne faire reposer une stratégie de veille que sur des dispositifs technologiquement avancés revient à oublier trois points importants :

  • les informations se trouvent partout autour de soit, et pas uniquement en ligne ;
  • la performance d’une veille se décide avant le déclenchement de la composante technologique ;
  • la valeur ajoutée d’une veille découle des prises de décision éclairées qu’elle permet.

L’auto-citation, la solution aux problèmes de droits d’auteur

Dans le secteur industriel, il ne viendrait à personne l’idée de considérer que c’est l’ouvrier ou le robot qui assemble une pièce ou une machine qui est la principale source de valeur ajoutée. Bien souvent, l’essentiel de la valeur d’un produit ou d’un service émane des ingénieurs qui l’ont conçu ou du service qui a identifié le besoin auquel il répondra.
Il en va de même pour la veille stratégique : les étapes primordiales concernent l’identification des besoins de l’entreprise, la formulation de la stratégie à soutenir, le choix des axes de surveillance puis l’analyse des résultats obtenus, la construction d’hypothèses de conséquences et d’actions à mettre en œuvre et la prise de décisions éclairées.

Dans l’esprit des entrepreneurs que je rencontre, la prépondérance de la composante technologique de la veille s’accompagne toujours d’autres réticences relatives au coût de la démarche, au manque de temps, de compétences en interne, etc.
Ainsi, les ressources technologiques à déployer semblent régulièrement servir de fondations au sentiment du « ce n’est pas pour moi » qui anime de nombreux professionnels lorsque le sujet de la veille dans leur entreprise se présente.

La veille n’est pas une technologie, mais une posture

Le pas le plus important à franchir pour commencer à exploiter les informations comme matières premières de l’innovation et de la performance n’est ni technologique ni coûteux, mais il n’en est pas moins difficile. Il s’agit en effet d’accepter de libérer l’information à l’intérieur d’une entreprise : formuler et diffuser les orientations stratégiques, les enjeux, les contraintes, les opportunités, les projets. Il n’est bien sûr pas question de faire circuler sans contrôle des informations sensibles et dont la divulgation à des concurrents pourraient porter préjudice à l’entreprise. Il est question de communiquer à ses collaborateurs les éléments indispensables à la compréhension globale de la marche des affaires. Ce n’est en effet qu’à cette condition qu’une veille low tech peut être déployée efficacement dans une entreprise. La puissance d’outils complexes et coûteux peut alors être remplacée par l’intelligence collective de spécialistes ayant chacun une vision particulière de leurs métiers et des progrès qui peuvent être obtenus.

La veille frugale n’est pas une veille au rabais

Alors que partout des inquiétudes, justifiées, émergent quant aux utilisations pouvant être faites des données émises par les personnes et les organisations, alors que la main-mise des grands groupes sur des pans entiers de l’économie amène chacun à s’interroger sur les méthodes à privilégier pour conserver le droit à l’initiative et à l’indépendance, c’est vers la frugalité qu’il faut se tourner pour conjuguer performance et autonomie. Au même titre que l’innovation frugale permet d’adresser simplement et efficacement diverses problématiques, la veille frugale permet de construire des systèmes d’accès à l’information efficaces, maîtrisés et peu coûteux.

La veille frugale : l’efficacité sans les coûts

Comme pour l’innovation du même nom, la veille frugale repose sur la primauté des acteurs sur les outils qu’ils exploitent. Adopter une telle méthode, c’est accepter que la composante technologique ne répond au final qu’aux impératifs d’automatisation de tâches pouvant par ailleurs être efficacement réalisés par des êtres humains : recherche d’informations, qualification de sources, rédaction de synthèses…

C’est parce que les bonnes pratiques inhérentes à une veille frugale sont par définition difficiles à formater et à packager qu’il est plus facile de présenter et commercialiser un outil « tout en un » sensé répondre à toutes les attentes sans nécessiter l’engagement de tous les collaborateurs. Mais c’est parce que je pense que l’économie de la connaissance nous impose de miser sur l’intelligence de chacun plutôt que sur l’automatisation d’un maximum de tâches que j’animerai le 14 juin à Lyon un atelier intitulé Accéder à l’information utile. J’y présenterai mon approche ainsi que des propositions pour entamer la définition et la structuration d’un dispositif de veille frugale potentiellement bénéfique à l’entreprise et à tous ses collaborateurs.

 

Sensibilisation à la #veille : atelier Connexion Y du 14 juin 2017

J’aurai le plaisir d’animer le 14 juin 2017 à 16h un atelier intitulé Accéder à l’information utile dans le cadre d’une journée organisée par Connexion Y.
Il ne sera évidemment pas question, dans les 55 minutes qui me seront imparties, de proposer une formation au sens stricte du terme. Je souhaite surtout profiter de cette occasion pour faire prendre conscience aux participants qu’ils détiennent déjà une bonne partie des compétences nécessaires à l’exploitation des informations qui les entourent online et offline.

Comme je l’ai déjà expliqué dans l’article Valoriser les usages de la veille, pas les outils, il me semble en effet que la recherche d’information et la mise en oeuvre d’une stratégie de veille reposent d’abord sur la posture et l’ouverture des collaborateurs en charge de ces missions, beaucoup plus que sur des outils ou des compétences pointues pour le maniement des outils qui pullulent sur le marché.

A l’inverse de beaucoup d’autres activités tout aussi primordiales pour le développement des entreprises, il suffit parfois de décider d’être en veille pour que les informations prennent de la valeur. Choisir d’exploiter le gisement d’innovations et d’améliorations que recèlent les informations, c’est décider de libérer les informations à l’intérieur de l’entreprise et chercher à conjuguer les intelligences et les énergies à tous les niveaux d’une organisation.

Je tenterai une fois encore de partager mon enthousiasme pour des méthodes et des aspirations qui peuvent permettre à chacun, grand ou petit, de s’insérer efficacement dans la société de l’information qui nous entoure, afin d’y trouver sa place et de s’y épanouir.

Vous pouvez vous inscrire pour participez gratuitement à cet atelier en utilisant le code DORE-5170.

Sensibilisation à la #Veille : atelier Connexion Y du 8 décembre

J’anime le 8 décembre de 12h05 à 13h un atelier de sensibilisation à la Veille. De la posture du veilleur à la valeur ajoutée en passant par les étapes importantes et les outils, je m’attacherai une fois encore à rendre simple une démarche qui peut encore apparaître confuse, ou complexe, à de nombreux professionnels. Avec le code DORE-2161, inscrivez-vous gratuitement pour participer à deux des séances au programme. Les inscriptions sont ouvertes sur la plateforme Connexion Y ou sur le site.invitation-lyon-7-8-decembre-nos-lumieres-vous-eclairent-cdore-contact-gmail-com-gmail

#Rédaction de #contenus : 4 préalables et 9 points de vigilance

La création de contenus est un passage obligé pour ceux qui souhaitent cultiver leur identité numérique professionnelle. L’une des principales difficultés de l’exercice est que, si tout le monde sait écrire, rares sont ceux qui sont prêts à accepter et mettre en œuvre les méthodes et étapes indispensables à la création de contenus qualitatifs et adaptés à la publication en ligne. Comme les listes sont sensées être à la mode et attirer les lecteurs, voici la mienne.

A l’occasion d’un atelier Identité Numérique Professionnelle organisé par l’antenne de Limonest de la CCI Lyon-Métropole, j’ai eu l’occasion de présenter et expliquer certains des points importants et quelques astuces utiles pour faciliter la création de contenus.

Les demandes de publication du support de la présentation s’étant depuis multipliées, voici un condensé des éléments abordés.

Une fois qu’un professionnel a choisi et formulé ses objectifs commerciaux et en a tiré ses objectifs en termes de communication, il convient de définir les modalités de la présence en ligne.
Concernant la production de contenus destinés à valoriser l’identité numérique des entreprises et des entrepreneurs, quatre points préalables sont à étudier :

  1. le fond : quels sont les sujets et thématiques qui vont être abordés ? Il paraît logique de traiter des informations relatives au secteur d’activité, mais selon l’offre de chacun, il peut être pertinent d’agrandir ou de resserrer le domaine : l’architecte s’exprime sur le BTP ou la décoration intérieure ? L’informaticien sur une forme de codage bien précise ou sur les difficultés qu’il rencontre lorsqu’il échange avec des non spécialistes ? L’industriel sur ses produits ou sur les carrières dans son secteur ?
  2. la forme : à quoi vont ressembler les publications ? Images, vidéos, textes, dessins, datavisualisations…
  3. le ton : comment le rédacteur s’adresse t’il à ses lecteurs ? Il peut choisir la connivence, l’humour (avec précaution), la rigueur, la vulgarisation, l’expertise, etc.
  4. l’angle : à quelle question tente t’il de répondre ? L’angle est sans doute l’un des préalables les plus importants, mais également l’un des plus difficiles à appréhender. Il s’agit de définir le point de vue de départ de la publication, la façon dont son rédacteur souhaite aborder un sujet rattaché au fond qu’il a choisi.

Si les trois premiers éléments peuvent, et devraient, être définis à long terme, l’angle est propre à chaque nouvelle publication, même si le biais qui le caractérise généralement fait partie de la ligne éditoriale au même titre que les autres préalables.

Choisir et définir la personnalité du rédacteur

Les éléments constitutifs de cette ligne éditoriale dessinent la persona du rédacteur, l’identité qu’il choisit d’adopter lorsqu’il prépare une publication. Il est utile de renseigner une fiche descriptive du rédacteur afin de l’avoir toujours à portée de main et d’éviter ainsi de modifier brutalement la nature des contenus sous le coup d’une envie subite ou d’une émotion. Cela permet également d’unifier des contenus préparés par différentes personnes.

Les trucs et astuces pour une création de contenus efficace

Les trucs et astuces pour une création de contenus efficace

Une fois ces points importants abordés et définis, il « n’y a plus qu’à » entamer la création de contenus proprement dite. Mon domaine de prédilection m’amène évidemment à traiter essentiellement de l’aspect rédactionnel de la production de contenus. Étant donné le fonctionnement des moteurs de recherche, le texte reste en tout état de cause le seul moyen de piloter finement son référencement et donc son identité numérique, même s’il ne s’agit que des mots et phrases qui accompagnent et décrivent une vidéo, une photo, un dessin.

Pour utiliser simplement et efficacement les mots qui portent le sens de ce que vous voulez transmettre :

    1. Définir qui parle et comment il s’exprime : le rédacteur parle t’il à la première ou à la troisième personne ? du singulier ou du pluriel ? S’exprime t’il en tant qu’entreprise ou en tant que personne ? S’il est une personne, est-il un poste (Directeur, Responsable de la com’) ou un individu ? Quel registre de langue va t’il utiliser : soutenu, familier, technique…
    2. Un sujet par publication : pour éviter les publications fleuves qui mettent à rude épreuve l’attention et la patience des lecteurs et éviter de disperser son propos, il vaut mieux éviter de traiter plusieurs sujets / angles par publication. Définissez l’angle de la publication et traitez-le jusqu’au bout, sans vous disperser.
      Vous êtes frustrés car il y a des informations connexes qui semblent importantes ? Bravo, vous avez le matériel pour une AUTRE publication.
    3. Des phrases courtes : c’est à la fois le meilleur moyen d’éviter les erreurs de grammaire et de syntaxe et un bon moyen de conserver l’attention des lecteurs.
    4. Relecture : les fautes et maladresses abîment très rapidement l’identité numérique, alors que c’est justement l’objectif inverse qui est visé. La relecture est donc indispensable pour en supprimer un maximum. L’idéal, c’est de confier la relecture à quelqu’un d’autre. Si vous êtes seul, laissez votre publication reposer quelques jours pour y revenir avec un œil neuf capable de détecter plus efficacement les erreurs. Si vous êtes seul et pressé, vous pouvez relire votre publication en commençant par la fin pour faire sauter les liens logiques qui empêchent parfois d’en détecter les failles.
    5. Entre 500 et 2000 mots : les canons du SEO sont notoirement fluctuants, mais il semble toutefois acquis que les articles trop courts sont moins bien référencés par les moteurs de recherche et que les articles trop longs ne sont lus jusqu’au bout ni par les internautes, ni par les crawlers qui écument le web pour renseigner les moteurs.

      Balise Titre

      Balise Titre

    6. Soigner la titraille, répéter les mots clés : la titraille, c’est l’accroche d’une publication. Il y a, bien sûr, le titre, mais également le chapo, les inter-titres, les légendes… Ces éléments graphiquement différents du corps du texte sont les repères du lecteur. Ils doivent donc être à la fois informatifs et incitatifs. Puisqu’ils sont mis en avant par la mise en page, ces différents éléments sont également idéals pour placer les mots-clés les plus importants. Cela confirme aux hommes et aux machines que le sujet et l’angle annoncés dans le titre sont bien ceux traités dans la publication.
    7. Illustrations : que les illustrations soient des compléments à la publication ou sa substantifique moelle, elles sont importantes pour assurer la satisfaction des lecteurs. Vous pouvez les réaliser vous-même ou en trouver en ligne, en faisant bien sûr attention aux droits d’utilisation. Dans une publication essentiellement textuelle, les illustrations aèrent le texte, reposent l’œil, complètent ou contextualisent le propos et, idéalement, distraient le lecteur.
    8. Écrire pour sa cible : il convient de toujours garder à l’esprit les caractéristiques des personnes que la publication doit informer, séduire ou distraire. Quand et comment consultent-elles vos publications ? Quels mots et concepts maîtrisent-elles ? Quelles sont leurs problématiques et leurs attentes ? Qu’aiment-elles ? Que détestent-elles ?
    9. Éviter les contenus trop promotionnels : que les publications soient destinées à un site internet, à un blog ou à des réseaux sociaux, les lecteurs / prospects préfèrent que vous leur parliez d’eux plutôt que de vous. Pour être utile, agréable et efficace, il est donc plus pertinent de traiter leurs problèmes plutôt que vos solutions. Les gourous du marketing digital estiment que 80% des publications devraient concerner les prospects pour seulement 20% consacrées à l’offre à mettre en avant.

Les bornes que constituent ces trucs et astuces devraient faciliter le balisage du processus de la création de contenu, même s’il faut bien admettre que cela ne règle pas tout si la vrai difficulté réside dans le fait même de prendre la parole et de la diffuser largement…

 

#IE pour les PME-PMI : artisanale ou frugale ?

Une fois de plus, c’est l’excellent blog euresis qui me sert de point de départ pour cette publication. Dans un article intitulé Intelligence économique en PME : bricolage informel ou intelligence économique frugale ?, Pierre-Yves Debliquy liste certains des éléments qui caractérisent les pratiques de l’intelligence économique dans les petites et moyennes entreprises.

Capture d'écran du blog Euresis

Capture d’écran du blog Euresis

Les points mis en avant relèvent au final des freins au développement de l’IE dans les PME-PMI, même si ces obstacles dessinent également en creux les pistes à privilégier pour faciliter la mise en œuvre d’une démarche d’IE utile et efficace.
L’aspect sémantique des réflexions de l’auteur, bricolage de l’informel ou intelligence économique frugale ?, illustre assez bien le dilemme que rencontre tout professionnel confronté à des questions concernant l’adoption de procédures d’intelligence économique dans des organisations de taille réduite.

Si le terme « bricolage » donne d’après moi une image peu valorisante, le qualificatif « frugal » de la seconde proposition peut également induire en erreur.
Si « frugal » décrit une nécessaire économie de moyens financiers, c’est une définition adaptée.
En revanche, si « frugal » s’entend dans le sens de « léger », il peut donner de faux espoirs aux dirigeants d’entreprises.

PME : des conditions propices, des usages qui le sont moins

En effet, comme toutes les caractéristiques et obstacles mis en avant par M.Debliquy le laissent supposer, la majorité des PME-PMI a des organisations et des systèmes d’information structurellement inadaptés à la mise en œuvre d’un système de collecte, d’analyse et de valorisation des informations internes et externes. A l’inverse, la création d’une architecture et d’une nomenclature des informations utiles à la bonne marche de l’entreprise s’impose aux grandes structures, qui comptent un nombre trop important de collaborateurs, de services et de sites pour imaginer pouvoir simplement réunir les intelligences lorsque le besoin s’en fait sentir. Les groupes ont donc par nature une forme et un fonctionnement qui anticipent les besoins de l’IE.

Deux cerveaux échangent leurs engrenages CC Bernard Lamailloux

Deux cerveaux échangent leurs engrenages CC By Bernard Lamailloux

A l’échelle d’une PME, il semble pourtant plus facile de mobiliser et rapprocher les cerveaux afin de les faire travailler conjointement. Pourtant, l’IE peine à se développer dans ces petites et moyennes structures, alors qu’elle est largement répandue dans les ETI et grands groupes.

Si la concentration des informations utiles et la proximité des hommes qui les détiennent est objectivement un facteur qui devrait faciliter le développement de l’IE, pourquoi les PME-PMI françaises sont-elles si rarement sensibilisées et outillées pour en tirer profit ?

 IE : les RH avant les achats

Quelques pistes :

  • les dirigeants de PME-PMI sont majoritairement des experts de leur métier, et non des professionnels du management ;
  • l’information stratégique est rarement reconnue comme telle, par manque de recul et de vision stratégique ;
  • les dirigeants et cadres ont compris que l’information était source de pouvoir, mais pas qu’elle ne devenait valorisable qu’à partir du moment où elle est partagée ;
  • les objectifs de l’entreprise et la stratégie pour les atteindre, quand ils existent, sont peu ou mal formulés et diffusés en interne ;
  • la création, l’alimentation et la valorisation des informations internes et externes ne font pas partie des missions de ceux qui seraient en position de le faire.
Détourner des outils pour les mettre au service d'une stratégie

Détournements de marques CC By Calimaq

Cette liste, non-exhaustive, montre que ce qui manque aux PME-PMI nécessite peu de moyens financiers mais de profondes modifications des attitudes et des usages des collaborateurs. Et le faible développement de l’IE dans les petites et moyennes structures françaises illustre suffisamment que cela ne rend pas les choses plus aisées.

Pourtant, dans une « petite » structure, les outils informatiques qui peuvent servir de supports à l’intelligence économique peuvent rester relativement simples et extrapolés de logiciels usuels, gratuits et relativement plus simples à sécuriser en raison du faible nombre de postes et de personnes habilitées à y accéder.
La taille du marché, l’étendue de l’offre, la variété des concurrents rendent également les sources et les informations à collecter plus aisées à identifier, surveiller et utiliser.

Les freins à l’IE dans les PME-PMI

Ce qui bloque, on peut le retrouver en bas de la liste établie par Pierre-Yves Debliquy :

  • la réussite d’un projet d’intelligence économique en PME/PMI conduit à une modification de la démarche de management

  • il ne peut avoir d’intelligence économique que si l’activité de renseignement permet l’anticipation de l’environnement de l’entreprise, et est réalisée de façon volontariste

  • il n’est pas possible d’engager une PME/PMI dans une démarche collective d’intelligence économique sans une volonté claire du top management et une implication des équipes de terrain

Ce sont donc les hommes qui sont, volontairement ou non, le principal frein au développement de l’IE.
Le conservatisme, le manque de temps, la concentration des connaissances et des pouvoirs, l’appréhension, le manque de confiance, une incompréhension du cycle de vie de l’information et d’outils informatiques qui ne demandent pourtant qu’à être utilement détournés : voici les noms des freins au développement de l’IE dans les PME-PMI. Et c’est bien parce qu’il s’agit de former, motiver et accompagner des hommes plutôt que de choisir et implémenter un système informatique qu’une telle démarche n’a rien de simple et que la frugalité pourrait être un qualificatif inadapté, considérant l’énergie et la masse de travail à mettre en œuvre pour y parvenir.

Dès lors, pour entrer moi aussi dans le jeu de la re-dénomination de l’IE pour les PME, je propose à mon tour deux alternatives : l’intelligence économique artisanale (parce que faite « à la main » et avec un minimum d’automatisation informatique) ou l’intelligence économique sociale (parce que reposant essentiellement sur les compétences et contributions des hommes).

Le marché du management de l’information décortiqué : #veille, #data et #réseaux sociaux en hausse…

L’étude publiée par SerdaLab m’aurait été fort utile lorsque je me suis attelé à la réalisation de ma propre étude de marché.

Avec les moyens humains et financiers et suffisamment de temps, il semble logique de pouvoir produire ces chiffres qui confirmeront sans doute le sentiment de beaucoup de professionnels du secteur.

Evolution attendue du CA de 8 secteurs du management de l'information. By http://www.serdalab.com/

Evolution attendue du CA de 8 secteurs du management de l’information. By http://www.serdalab.com/

L’aspect le plus remarquable est pour moi celui qui montre le ralentissement de la dynamique économique de la production de contenus (baisse des CA attendus dans l’audiovisuel, la bibliothèque et la documentation) et que c’est l’hébergement et le traitement de l’information qui seraient désormais les marchés les plus porteurs (hausse des CA attendus pour les spécialités veille, data, réseaux sociaux, dématérialisation).

Peut-on en conclure qu’on y observe l’effet de l’avènement des médias sociaux et des technologies permettant à chacun de produire des contenus rédactionnels et audiovisuels pour un coût marginal proche de zéro ?

Si oui, la question de la collecte et de la qualification d’informations de qualité risque de devenir de plus en plus problématique, sans parler de la nécessaire évolution du modèle économique des médias…

Si non, quelle conclusion en tirer ?

Je suis curieux de connaître vos avis sur cette question…

Source : Infographie : les chiffres clés du marché du management de l’information, évolution et projection sur 2018 | Archimag

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