Communication et Veille, clés du développement des entreprises

wordpressphotosuccesL’information est la matière première commune aux entreprises pérennes et dynamiques. Reconnaître, comprendre, maîtriser, diffuser et exploiter une information utile sont des compétences dont nul ne peut désormais se passer.

Il peut s’agir de trouver, analyser et capitaliser des informations relatives à son entreprise, à ses concurrents, partenaires, fournisseurs ou clients.
Il peut s’agir de formuler simplement et efficacement une information destinée à faciliter le fonctionnement d’une entreprise ou à renforcer son rayonnement.

Qu’elle soit émise ou reçue, l’information est une composante essentielle de la stratégie d’une entreprise et de sa mise en œuvre.

Si c’est stratégique, peut-être ne vaut-il mieux pas l’externaliser…

Maîtriser en interne les usages et les outils de la communication et de la veille stratégique, c’est se donner les moyens de réagir rapidement aux opportunités et aux crises, sans subir les filtres et les délais d’un prestataire extérieur.
Doré Conseil conçoit et dispense des prestations de formation et de conseil pour que chaque entreprise puisse répondre de façon autonome à ces problématiques.

Même si, par manque de temps ou de moyens humains, le recours à un prestataire extérieur s’avère inévitable, la connaissance des bases de la communication et de la veille stratégique s’avère indispensable pour définir et exploiter efficacement les services proposés par un tiers.

Des formations pour chaque aspect de la gestion des informations

Ecriture efficace : rédiger rapidement et simplement, Créer et animer un blog, Créer et animer des comptes de réseaux sociaux, Rechercher efficacement des informations sur Internet, Définir et initier une démarche de veille stratégique, chacune des formations a pour objectif d’apporter au(x) stagiaire(s) les bases méthodologiques et techniques pour devenir maîtres et acteurs de leur(s) identité(s) numérique(s).

A l’issue de chaque cursus, personnalisés selon les besoins formulés en amont par les participants, chaque stagiaire a défini ses objectifs et ses orientations stratégiques, choisi et paramétré ses outils et rédigé, publié ou collecté des informations, acquérant ainsi les usages et bonnes pratiques indispensables à la réalisation en toute autonomie de son plan d’actions.

Google+

Le marché du management de l’information décortiqué : #veille, #data et #réseaux sociaux en hausse…

L’étude publiée par SerdaLab m’aurait été fort utile lorsque je me suis attelé à la réalisation de ma propre étude de marché.

Avec les moyens humains et financiers et suffisamment de temps, il semble logique de pouvoir produire ces chiffres qui confirmeront sans doute le sentiment de beaucoup de professionnels du secteur.

Evolution attendue du CA de 8 secteurs du management de l'information. By http://www.serdalab.com/

Evolution attendue du CA de 8 secteurs du management de l’information. By http://www.serdalab.com/

L’aspect le plus remarquable est pour moi celui qui montre le ralentissement de la dynamique économique de la production de contenus (baisse des CA attendus dans l’audiovisuel, la bibliothèque et la documentation) et que c’est l’hébergement et le traitement de l’information qui seraient désormais les marchés les plus porteurs (hausse des CA attendus pour les spécialités veille, data, réseaux sociaux, dématérialisation).

Peut-on en conclure qu’on y observe l’effet de l’avènement des médias sociaux et des technologies permettant à chacun de produire des contenus rédactionnels et audiovisuels pour un coût marginal proche de zéro ?

Si oui, la question de la collecte et de la qualification d’informations de qualité risque de devenir de plus en plus problématique, sans parler de la nécessaire évolution du modèle économique des médias…

Si non, quelle conclusion en tirer ?

Je suis curieux de connaître vos avis sur cette question…

Source : Infographie : les chiffres clés du marché du management de l’information, évolution et projection sur 2018 | Archimag

#Rédaction Web : une approche décomplexée

Cyrille Franck, fondateur du site www.mediaculture.fr, a commis pour www.frenchweb.fr un article intitulé Les impostures de «l’écriture web», dans lequel il revient sur les poncifs du genre avec un esprit critique et pragmatique aussi réjouissant qu’instructif.
En reprenant une par une les « figures imposées » de l’écriture web, il propose une approche enfin rationnelle, qualitative et décomplexée de la production de contenus rédactionnels. Je me propose aujourd’hui de reprendre chacune de ses parties pour les commenter / compléter d’un point de vue opérationnel.

Écrire court ?

J'ai écrit court

J’ai écrit court

L’auteur s’élève d’abord contre l’impératif de concision fait aux rédacteurs qui souhaitent écrire pour le web. Je n’avais pour ma part jamais rapproché cette règle communément admise de la supposée frivolité des contenus web et de leurs rédacteurs. Les connotations ne devant cependant jamais être négligées, je prends note de cet intéressant parallèle et le garde dans un coin de ma mémoire.
Cyrille Franck propose donc de remplacer la notion de concision par celle de densité d’information. J’y souscrit totalement.

Pour le blogueur ou le rédacteur qui souhaite évaluer la qualité de son travail, comment mesurer la densité d’un texte ?

Puisque la densité d’un texte est liée à la quantité d’information rapportée au volume du texte, une bonne approche pourrait être de vérifier que chaque phrase apporte une information. Et comme nous sommes sur le Net, que certains lecteurs vous liront sur un petit écran et chahutés dans les transports en commun, il semble approprié de s’astreindre à ne fournir qu’une seule information par phrase.

Une phrase : une idée

Ainsi, l’écriture courte peut être réhabilitée pour la rédaction web, lorsque ce critère s’applique aux phrases, et non aux textes. S’astreindre à ne fournir au minimum ET au maximum qu’une information par phrase est un bon moyen de densifier son propos, de s’adresser à l’intelligence des lecteurs tout en leur facilitant la tâche.
Dans mes formations, je demande aux stagiaires, notamment à ceux qui auraient naturellement tendance à rallonger leurs phrases, de tenter après une première phase de rédaction de remplacer toutes les virgules par des points. Cela évite la multiplication des propositions juxtaposées / coordonnées, permet de supprimer des formules verbales alambiquées et préserve d’erreurs de syntaxes et de grammaire (la concordance des temps ou l’accord avec un sujet trois lignes plus haut).

Multimédia ou pas ?

Si la possibilité d’enrichir une publication de contenus non rédactionnels (images, vidéos, sons) est consubstantielle au média internet, je partage le point de vue de l’auteur concernant le frein que peut constituer l’obligation de brancher un casque ou des enceintes pour profiter d’une vidéo ou d’un enregistrement sonore. Par obligation ou paresse, une proportion non négligeable du lectorat n’accédera pas aux contenus audiovisuels. Il semble donc logique de concentrer l’intelligence du propos dans le texte. Dès lors, quelle peut-être l’utilité des contenus multimédias ?

Dans ma pratique, l’insertion de contenus non rédactionnels a deux objectifs  :

  • aérer le texte, proposer des temps de pause qui rendront l’abord du texte moins austère : ce n’est pas parce qu’on fait dans le sérieux et le dense qu’il faut faire dans le repoussant ;
  • créer des effets de décalage entre le texte et les illustrations : détournements humoristiques, jeu sur la polysémie de certains termes, connotations, etc.
Une image efficace pour aérer un texte

Une image efficace pour aérer un texte

C’est pourquoi je me contente en général d’insérer des images, qui aèrent le texte, l’enrichissent ou le complètent, mais qui ne sont pas indispensables à la compréhension du sujet. Dans l’idéal, les illustrations que je trouve répondent aux deux objectifs, mais je ne m’interdit pas d’en insérer certaines qui ne répondent qu’à un seul. Se contenter de « simples » images présente également l’avantage de ne pas trop alourdir la page et ainsi d’avoir un impact limité sur le temps de chargement et la fluidité du défilement.

Si dans mon domaine, le caractère essentiellement conceptuel des sujets que je traite rend les illustrations assez difficiles à trouver sans pour autant permettre de les réaliser moi-même, de nombreux professionnels ont des produits qu’ils peuvent présenter, promouvoir et mettre en scène. Dans ce cas, l’idéal est évidemment de produire soit-même ses illustrations : minimalistes si ni le talent ni le matériel ne sont disponibles, plus travaillées si les moyens sont à portée de main.

Écrire pour les moteurs ?

Certains moteurs inspirent plus que d'autres

Certains moteurs inspirent plus que d’autres

C’est une évidence : l’immense majorité de vos lecteurs potentiels ne vous connaît pas, et c’est donc via un moteur de recherche qu’ils ont des chances d’aboutir chez vous et d’être époustouflés et séduits par la qualité et la justesse de vos propos. Il convient donc de tenir compte du fonctionnement d’un moteur de recherche et de soigner les différents critères qu’ils prennent en compte : méta-données, balises, champs sémantiques, occurrences et synonymes, etc.

En dehors des aspects les plus techniques, pour lesquels une formation ou l’accompagnement d’un professionnel faciliteront et accéléreront l’optimisation de votre visibilité en ligne, ce qui concerne l’écriture proprement dite est potentiellement déjà adressé par l’approche dense évoquée plus haut. Avec des phrases plus « ramassées », le texte contient moins de pronoms et donc plus de mots signifiants, y compris pour les moteurs. L’évolution récente et prévisible des algorithmes devrait finir d’avantager les « littéraires » par rapport aux « techniciens ».

Insérer des liens ?

C’est sans doute la partie de l’argumentaire de l’auteur que je partage le moins. L’inclusion de liens dans un texte permet de s’affranchir d’explications longues et complexes en évitant de devoir réécrire ce qui a été parfaitement exposé par ailleurs. Cela permet par exemple de commenter la thèse d’un personne sans avoir à en reproduire des passages complets. C’est également un aspect important, d’après moi, du référencement naturel, puisque chaque lien est une porte par laquelle les robots des moteurs de recherche peuvent aboutir à votre texte pour en scanner le contenu. Toujours est-il que la question soulevée est pertinente : la multiplication des liens est il un risque pour la concentration du lecteur et notre capacité à conserver son attention jusqu’à la fin du texte ?

Pour ma part, j’estime qu’en tout état de cause, une minorité des lecteurs lit l’intégralité du contenu et qu’il faut à la fois faire confiance à ses capacités personnelles et à celles de l’audience cible. Ma seule réponse concrète à cette problématique concerne le paramétrage des liens que j’inclue : ils sont toujours configurés pour s’ouvrir dans un nouvel onglet, afin d’éviter qu’une référence ne vienne remplacer sur l’écran mon propre texte.

Privilégier la frivolité ?

Voici sans doute l’aspect le plus compliqué de l’exposé de Cyrille Franck. Compliqué car il l’aborde, assez logiquement, du point de vue du journaliste. Je me contenterai donc de répéter qu’un professionnel qui souhaite utiliser les médias sociaux pour assurer la promotion de son activité devrait adopter la posture d’un journaliste au service de sa propre ligne éditoriale : faire voir, comprendre, apprécier et susciter l’envie pour son offre.

Miser sur l'intelligence de ses cibles

Miser sur l’intelligence de ses cibles

Dès lors, il n’y a pas de sujets sérieux ou légers, il y a des façons plus ou moins attrayantes de choisir un angle et un ton pour traiter un sujet qui s’impose de lui-même. Je le sais d’expérience, traiter des sujets « complexes », surtout s’ils sont en plus immatériels, est ardu. La différence entre un sujet sérieux attrayant et un sujet sérieux barbant, c’est la capacité du rédacteur à jouer avec les rythmes, les mots, les illustrations pour mettre la forme au service du fond.

Parier sur son talent et sur l’intelligence du lectorat est effectivement risqué, mais pas plus que de définir des cibles et un discours dans une stratégie marketing. Vous ne cherchez pas à vendre des produits ou des services au monde entier, juste à ceux qui sont effectivement susceptibles d’en comprendre l’utilité et la pertinence.

Il devrait en aller de même pour les contenus destinés à informer vos cibles. Et quelles que soient les capacités de concentration, la culture générale, la compréhension de la langue de vos cibles, si vous les avez bien choisies et comprises, votre contenu les intéressera, puisqu’il les concerne et parle d’eux, de leurs attentes, de leurs problèmes et des solutions que vous leur proposez.

Transformation ou Évolution digitale ?

Dans un article intitulé La transformation digitale : un phénomène de mode pour les salariés et les chefs d’entreprise ?, le Blog du Modérateur analyse les résultats d’une étude réalisée par IPSOS, le CESI et le Figaro quant aux attentes et à la compréhension des dirigeants et salariés d’entreprises en ce qui concerne la transformation digitale.

Parmi les surprises de l’étude :

  • 30% des dirigeants d’entreprises qui estiment que la transformation digitale est stratégique ou essentielle ;
  • 47% des dirigeants qui considèrent que la transformation digitale est un phénomène de mode.

Ftp-protocolEn tant que veilleur professionnel, j’ai pour ma part expérimenté directement les modifications qui s’appliquent à un métier et à une entreprise qui s’engagent dans une transformation digitale. Les souris ont remplacé les ciseaux et tubes de colles, puis les plate-formes FTP ont permis aux coursiers et à leurs scooters de finir leurs nuits.
En tant que chargé de projet de l’association d’éducation aux médias Fréquence Ecoles, un usage intelligent du cloud nous permet d’accéder rapidement et simplement aux emplois du temps des interventions, aux versions les plus récentes des supports et de communiquer entre intervenants sans avoir à fixer de RdV.
En tant que rédacteur, les multiples ressources disponibles en quelques clics grâce au Web et aux moteurs de recherche me facilitent le travail et la recherche de clients.
En tant qu’entrepreneur, les services de chat et de visioconférence facilitent la collaboration avec toute une gamme d’interlocuteurs : partenaires, clients, prescripteurs, etc.

Choisir un outil utile, pas une solution à la mode

Bien qu’initialement réticent aux usages informatiques, j’ai rapidement été amené à en constater la pertinence et l’efficacité, de sorte qu’il me semblerait aujourd’hui assez ridicule, et totalement contre-productif, de décider que la transformation digitale que j’ai moi-même appliqué à ma façon de travailler serait accessoire ou dispensable.
Comme cela m’arrive souvent, j’ai immédiatement considéré que cette évidence s’imposait à moi avec tellement de force qu’il ne pouvait en être autrement pour l’ensemble de mes contemporains. Les bénéfices à tirer de l’usage intelligent de ces nouveaux outils sont tels qu’il semblait évident que chacun aurait à cœur de prendre le temps de les découvrir, de les tester et de se les approprier.

Des fois, ma naïveté m’étonne moi-même.

La transformation digitale sur le terrain

J’ai été récemment sollicité par un client qui souhaitait organiser une formation à la visioconférence et aux méthodes de communication et d’échanges de documents en ligne.
D’abord dubitatif (« ben, vous installez Skype et vous vous créez un dossier partagé sur Dropbox / Google Drive… »), j’ai préparé pour les stagiaires un questionnaire visant à définir leurs niveaux et leurs besoins.
Constatant l’hétérogénéité des compétences et des terminaux, j’ai décidé de mettre l’accent sur les méthodes et les usages pour travailler efficacement en mode collaboratif en ligne et asynchrone. Ne pouvant présumer des choix des stagiaires en matière de plateformes et d’outils, j’ai choisi d’insister sur les méthodes, les astuces, la nomenclature, l’arborescence, etc.

Très rapidement, le jour de la formation, mes stagiaires m’ont fait sentir que c’est au contraire le maniement de l’outil qui les « intéressait le plus ».
Pourquoi donc suis-je en train de vous raconter cette anecdote qui ne semble avoir aucun rapport avec mon sujet et encore moins avec mon titre ?

La transformation sur le terrain

La transformation sur le terrain

Lorsque vous décidez de remplacer fax et mails par Google Hangouts ou Facebook Messenger, il n’y a que l’outil qui change, pas la nature des informations qui sont échangées. Tout au plus est-il plus facile, et donc plus efficace, de conserver une trace des échanges. Assez logiquement, les personnes qui s’engagent sur cette voie sont plus inquiets de ce ce qui change que de ce qui perdure.
Pourtant, ce qui reste, c’est la valeur ajoutée créée par des professionnels qui échangent des informations, des points de vue, des contacts, des recommandations…
Ce qui change, c’est uniquement le médium utilisé pour diffuser, organiser et capitaliser ces informations.
L’expression Transformation digitale évoque ce qui change : les outils, les technologies, les médias. Donc, lorsqu’on parle de transformation digitale, c’est assez logiquement aux outils que l’on songe, et non aux usages (qui eux ne changent guère, au moins dans un premier temps).

La tyrannie des outils

Dès lors, rien d’étonnant à ce que cette transformation soit mal comprise et mal aimée : elle évoque une complexification de procédures quotidiennes, une exposition à l’obsolescence des outils, des besoins de formation et d’assistance renforcés… des coûts supplémentaires dont le dirigeant soucieux de sa trésorerie serait ravi de s’affranchir. Au même titre qu’il me semble préférable de Valoriser les usages de la veille, pas les outils, ce sont donc d’après-moi les usages qu’impliquent une transformation digitale qu’il conviendrait de présenter et de transmettre. Les outils permettent d’échanger simplement et de trouver plus rapidement ce que l’on cherche, mais ce n’est pas ainsi qu’ils permettent de gagner en efficacité.
L’apport de la transformation digitale, c’est la possibilité d’investir le temps et l’énergie épargnés dans des activités créatrices de valeur ajoutée : celles mobilisant l’intelligence de chacun.
Les secondes, minutes, heures et journées gagnées grâce aux outils informatiques ne sont réellement « gagnées » pour l’entreprise que si elles sont ensuite consacrées à imaginer  / développer un nouveau service / produit, à identifier un nouveau marché, à affiner une stratégie ou à mieux connaître les attentes de ses clients et partenaires.

Human Evolution CC By Acid Pix

Human Evolution CC By Acid Pix

Dès lors, la transformation digitale, c’est faire mieux et avec plus de possibilités ce qu’une entreprise faisait déjà auparavant : chercher de nouveaux moyens d’être plus efficace.
Du coup, le terme transformation semble bien mal adapté.
En remplaçant par exemple Transformation par Évolution, on éviterait :

  • de stresser les collaborateurs qui craindraient moins un bouleversement complet de leurs missions et conditions de travail ;
  • de faire miroiter des accélérations radicales du temps de l’entreprise, attentes qui seront quasi-systématiquement déçues ;
  • d’amener les dirigeants à considérer que le digital, c’est pour les autres (plus jeunes, plus « gros », plus « modernes », etc…).

Parce qu’au final, et c’est en partie à M.Darwin que nous le devons, « évoluer » c’est s’adapter et s’améliorer, alors que lorsqu’il s’agit de se transformer, c’est sans doute du côté de Hulk qu’il convient d’aller chercher une connotation possible.

Hulk : la transformation pour le meilleur et pour le pire

Hulk : la transformation pour le meilleur et pour le pire

Quand une entreprise vend un service ou un produit, la transformation digitale pourra impacter de nombreux aspects de son fonctionnement, mais rarement le principal : la nature et la qualité de son offre.

Alors pourquoi la profession a t’elle choisi d’intituler « transformation » ce qui n’est au final qu’une optimisation ou une évolution ?

J’ai ma petite idée, qui s’apparente à ce que j’écrivais dans La Veille ne doit pas être une profession incapacitante, mais je vous laisse choisir votre conclusion vous-même.

Atelier Découverte de Twitter

Connexion Y Lyon Part Dieu - 9 & 10 Mai 2016 - Connexion-Y

En partenariat avec Connexion Y , j’anime le lundi 09 Mai à la Part-Dieu un atelier dédié à la découverte de Twitter. Au programme : présentation du réseau de micro-blogging et astuces pour une utilisation professionnelle.

Pour réserver, il vous suffit de cliquer sur l’image.
Inscription gratuite ! Places limitées !

A bas le #SEO !

Le SEO, ou comment aborder scientifiquement une activité créative

Le SEO, nouvelle contrainte formelle ?

En tant que professionnel de la rédaction et de la création de contenus issu d’une formation « classique », j’ai été amené à intégrer une nouvelle contrainte propre à la rédaction pour le web. L’angle, la tonalité, la concision, le rythme, le vocabulaire, la syntaxe sont les totems « traditionnels » du rédacteur chevronné. L’optimisation pour les moteurs de recherche (Search Engine Optimization) est venue chambouler ce schéma déjà assez complexe. Comprendre et maîtriser le fonctionnement des moteurs de recherche faisant également partie intégrante des compétences requises pour exercer la profession de veilleur, il est certain que j’avais un certain avantage sur les rédacteurs pourvus exclusivement d’un bagage littéraire.

J’avais de prime abord une approche assez instinctive du SEO, puisque certaines contraintes recoupent plus ou moins mes habitudes de rédaction : champs sémantiques élargis, répétitions d’éléments clés, annonce du plan, récapitulation finale, multiplication des liens (c’est tout de même l’essence du web et bien pratique pour éviter de devoir réécrire ce qui a déjà fait l’objet d’un traitement qualitatif).
Au fur et à mesure que ma pratique de la rédaction web s’est affinée, et que les contrats se sont succédé, j’ai pu constater que l’instinctif ne suffisait plus et que certains clients avaient établi des grilles chiffrées indiquant les mots et expressions à répéter, le nombre d’occurrences, leur répartition par éléments du texte (titraille, corps du texte…), etc.

L’optimisation pour les moteurs de recherche : mi-inné, mi-acquis

Dans certains cas, les fiches d’optimisation SEO étaient de très bonne qualité et fournissaient une matrice adaptée à la rédaction de contenus compatibles avec les attentes des lecteurs ET des machines.
Mais un client m’a une fois fourni des fiches sensées m’imposer d’utiliser au moins une trentaine de mots et d’expression à cinq reprises minimum dans un texte d’environ 3.000 signes, soit 500 mots. Cela revient à considérer qu’environ 1/4 des mots utilisés dans le texte devaient être des mots clés.

Accumulation de mots clés Vs Agrément de lecture

Accumulation de mots clés Vs Agrément de lecture

Tout rédacteur intellectuellement honnête, et toute personne sachant écrire un tant soit peu français, le sait pertinemment : ce n’est pas possible. Une telle demande s’apparente pour moi aux méthodes des premières heures du référencement, lorsque certaines pages étaient remplies de mots clés en blanc sur blanc pour que seuls les robots des moteurs puissent les lire. Les algorithmes des moteurs ayant évolué, cette pratique n’est à l’heure actuelle, à ma connaissance, plus en vogue, mais les attentes de certains clients m’amènent à considérer qu’il s’agirait de la seule méthode pour leur donner satisfaction.

Confronté à des demandes de ce type, je suis contraint de séparer moi-même le bon grain de l’ivraie pour ramener les contraintes SEO à un niveau compatible avec la rédaction d’un texte lisible.

Bien écrire pour être bien référencé, une utopie ?

C’est donc avec une immense satisfaction, et pas mal d’impatience, que j’ai pris connaissance d’une récente annonce faite par Google à propos de son programme d’intelligence artificielle, baptisé RankBrain, qui devrait un jour être en mesure d’analyser la pertinence d’un texte en adoptant du point de vue du lecteur lambda. Cela amoindrirait à coup sûr le poids des aspects techniques (balises, backlink, etc) et sémantiques (répétitions, redondances, etc) de la création de contenus.

De l'importance du pied comme outil de mesure

De l’importance du pied comme outil de mesure

Je me prends ainsi parfois à rêver d’un temps où la qualité, et donc la visibilité, d’un contenu ne seront évaluées qu’à l’aune de l’information, du style, du rythme, du vocabulaire et de l’humour déployés par l’auteur. Peut-être même, soyons fous, que RankBrain, en mettant en avant les « meilleures » contributions, permettra à l’humanité connectée de renouer avec la littérature dans le sens classique du terme. J’attends avec une impatience teintée d’incrédulité le jour où les métaphores, les citations, les apartés et pieds deviendront (à nouveau ?) des critères pris en compte pour évaluer et hiérarchiser la pertinence et la qualité d’un contenu rédactionnel.

Mais comme je suis tout de même un professionnel soucieux de la visibilité immédiate de son travail, dans le doute, je vais continuer à appliquer les méthodes de rédaction et de SEO habituelles.

Ce texte de 736 mots contient ainsi :

  • un titre court et accrocheur ;
  • 6 fois SEO (dont 1 fois dans le titre et 2 fois en gras) ;
  • 8 fois rédaction (dont 1 fois en gras + 4 fois rédacteur & 2 fois rédactionnel) ;
  • 5 fois optimisation, dont une en gras et <h2> ;
  • 3 fois référencement (+ 1 fois référencé en gras et <h2>) ;
  • deux intertitres balisés <h2></h2> ;
  • 12 liens ;
  • une astuce grossière d’optimisation pour rajouter des occurrences de mots clés.

 

De quoi #veille stratégique est-il le nom ?

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas pris le temps de partager et commenter une publication de l’excellent blog Euresis, mais l’article La Veille stratégique doit-elle se réinventer ?  m’en donne l’occasion.

Pour résumer à l’extrême cet article que je vous invite à lire, les deux questions qui se posent désormais aux professionnels de la veille stratégique sont les suivantes :

filtre« Suis-je un fournisseur d’informations ou un filtre d’informations ? »
et
« L’aboutissement de ma prestation, le livrable final, est-ce une analyse ou une préconisation ? »

Cela renvoie à la notion d’infobésité, la maladie de la surabondance d’informations, au développement des compétences en recherche d’informations dans le « grand public » et à la position du professionnel de la veille stratégique auprès de ses dirigeants / clients.

Au même titre que l’obésité « pondérale », l’infobésité n’est pas une valeur absolue, mais un rapport entre une quantité d’informations et la quantité d’informations qu’une personne ou une structure est capable d’absorber et de traiter. Pour éviter ce phénomène qui se traduit généralement par une rapide lassitude et l’abandon de la posture de recherche, de qualification et d’exploitation des informations collectées, le rôle du consultant / formateur / prestataire de services de veille concerne la « nettoyage » des résultats de la veille, la suppression des redondances, du bruit et des informations trop périphériques.
Cela demande déjà une connaissance assez pointue des objectifs et de la stratégie du décideur, puisque l’information tangentielle de l’un sera l’information capitale d’un autre.

Émettre des informations pour en collecter facilement

Si le veilleur est à l’origine du flux d’information à optimiser, la tâche reste relativement simple, quoi que potentiellement chronophage.
Si le veilleur est appelé à intervenir sur des flux créés par d’autres, c’est beaucoup plus complexe, puisque le professionnel se heurte alors à la prétendue maîtrise de la recherche d’informations de son prédécesseur.

La recherche d'information, une compétence pas si diffusée que cela

La recherche d’information, une compétence peu répandue

Maîtriser la recherche d’informations en ligne, ce n’est pas uniquement savoir utiliser les outils de recherche avancée de Google ou savoir tirer profit de Qwant, Exalead ou DuckDuckGo. Savoir chercher et identifier une information utile, c’est d’abord et avant tout savoir imaginer la forme qu’elle aura.
C’est pour cette raison que les émetteurs d’informations sont généralement également de bons chercheurs d’informations.
Et je sais d’expérience que la posture de consommateurs qu’adopte la majorité de nos contemporains vis à vis de l’information augure mal d’une élévation globale des compétences dans ce domaine.
Je conjugue ainsi assez régulièrement les démarches d’émission d’informations (blogs, réseaux sociaux…) et de collecte d’informations, persuadé que l’une nourrit l’autre, ne serait-ce que parceque cela permet d’obtenir les réactions et commentaires de pairs et d’utilisateurs potentiels.

En tout état de cause, se mettre aux commandes d’un dispositif de veille conçu et déployé par quelqu’un d’autre, c’est donc avant tout essayer de comprendre ce qu’il a essayé de faire, en lien avec la formulation des objectifs et de la stratégie soutirée, parfois dans la douleur, au dirigeant.
Il fait pouvoir, pour chaque source et chaque type d’information, confronter l’apport aux besoins des destinataires et à leurs capacités à s’en emparer pour créer de la valeur ajoutée.

La veille stratégique : réflexion ou action ?

Ce qui amène au dernier questionnement du veilleur qui voit sa profession et ses missions évoluer : mes compétences me permettent-elles de prétendre offrir des préconisations et conseils opérationnels aux dirigeants d’entreprises, ou dois-je me contenter d’analyses qualitatives et quantitatives des informations, en laissant les personnes qui reçoivent le fruit de mon travail en tirer les conséquences et décider des actions à mettre en oeuvre ?

D’un côté, la lecture et l’appropriation d’un grand volume d’informations sur un secteur d’activité, un marché ou une technologie mettent rapidement le veilleur en position d’en comprendre les enjeux et le fonctionnement. La vision globale lui permet même de pouvoir établir des connexions qui peuvent échapper aux hommes de terrain.
Mais la connaissance du veilleur est bien souvent exclusivement livresque, et ne devrait théoriquement pas pouvoir supplanter celle accumulée par des professionnels expérimentés. Ce qui tendrait à démontrer que le professionnel de la veille stratégique de devrait pas s’aventurer dans le conseil stratégique opérationnel.

La tentation de l’opérationnel

Pourtant, et j’ai été confronté à ce phénomène très récemment, de nombreux clients sont dans cette posture d’attente de conseils opérationnels de la part d’un professionnel dont les compétences sont pourtant généralement bien éloignées de celles requises pour assurer cette fonction.
Les réticences à transformer un corpus d’informations en décisions opérationnelles a même parfois été pris comme une négation des bienfaits que j’avais moi-même attribué à l’adoption d’une démarche de veille stratégique.

Comment dès-lors concilier la conviction que l’information est la matière première de la décision éclairée et la certitude que le dirigeant d’entreprise est le seul à pouvoir prendre et évaluer la pertinence d’une orientation stratégique ?

BifurcationPour satisfaire mes clients, j’ai été amené à faire évoluer ma position de fournisseur / organiseur / synthétiseur d’informations pour ajouter un étage à la fusée de mon offre de services.
A l’instar des professionnels de la communication et de la publicité, j’ai été amené à formuler des préconisations, présentées en ce qui me concerne sous la forme d’alternatives.

Formuler et expliquer les options

Les tendances de marché, l’environnement concurrentiel, les évolutions prévisibles des technologies et des règlements permettent en général de dégager au moins deux hypothèses répondant chacune à certains aspects de la stratégie choisie pour atteindre les objectifs, sachant qu’il est en effet très rare qu’une solution réponde parfaitement à toutes les attentes et que dans ce cas, elle s’impose d’elle-même.

A partir des résultats tirés de l’analyse des informations réunies, je propose ainsi deux pistes puis formule les avantages / inconvénients des deux options, tout en considérant que c’est au dirigeant de prendre la décision, puisque c’est d’après-moi la seule façon d’être certain qu’il assumera, défendra et expliquera son choix auprès des personnes chargées de le mettre en œuvre.

La veille stratégique, c’est donc d’après-moi le nom d’une activité consistant à nourrir, accompagner, expliciter les options des dirigeants, sans pour autant décider des choix stratégiques qui devraient en découler.

#Recruter sur les #réseaux sociaux

En tant que consultant et formateur en communication écrite et veille stratégique, je suis de plus en plus souvent interpellé par les entreprises quant aux usages des réseaux sociaux. Leur questionnement n’est désormais plus « devrais-je utiliser les réseaux sociaux ? », mais « comment utiliser les réseaux sociaux ?« .

Avec le pragmatisme qui caractérise les dirigeants d’entreprises, le premier objectif qu’ils souhaitent généralement atteindre est de faciliter leurs recrutements. En effet, assez étonnement, les entreprises semblent avoir toujours plus de difficultés à recruter. Or, à force de répéter aux chômeurs que les offres d’emplois apparaissaient sur LinkedIn et Viadeo bien avant d’arriver chez Pole Emploi, quand elles y arrivent, cette donnée est également devenue évidente pour les employeurs, qui souhaitent donc se tourner vers ses outils pour accélérer et faciliter leurs recrutements.

On recrute

On recrute !

Au grès de mes rencontres, j’ai constaté que ce mouvement concernait aussi bien les entreprises industrielles ou de service, dans les villes comme Lyon, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand ou Dijon comme dans les territoires plus ruraux comme la Haute-Loire, l’Ain ou la Drôme.

Il me semble donc opportun de préciser quelques points qui semblent nébuleux pour la plupart de mes interlocuteurs m’annonçant qu’ils souhaitent utiliser les réseaux sociaux pour recruter.

    1. De quels réseaux est-il question ?
      Malgré les apparences, il n’existe pas de réseaux sociaux d’offres d’emplois. Certains facilitent les démarches de ce type, comme LinkedIn, Viadeo ou Xing, mais ce sont avant tout des réseaux sociaux professionnels, qui traitent et abordent tous les aspects de la vie des professionnels et des entreprises. Il semble donc logique d’orienter les efforts des entreprises qui cherchent à recruter vers ces plateformes.Quelques éléments pour choisir le réseau le plus approprié à ses objectifs :
      – LinkedIn est plus anglophile et attire les professionnels des services, des hautes-technologies et de la communication ;
      – Viadeo est un reflet plus fidèle du tissu économique français, avec des proportions d’entreprises du secteur secondaire et d’artisans plus importantes.Globalement, les utilisateurs de ces deux réseaux semblent en moyenne plus qualifiés que la moyenne de la population française. Pour une entreprise cherchant à pourvoir des postes peu qualifiés, il n’est donc pas certain qu’ils s’agissent des réseaux les plus adaptés. Pour trouver des collaborateurs de proximité, il peut être pertinent de se tourner vers Facebook, où des groupes locaux ou de chercheurs d’emplois existent.
      A l’inverse pour des besoins très pointus, Twitter peut également être une solution envisageable grâce au vivier d’experts qu’il représente.
    1. Utiliser les réseaux sociaux pour recruter, c’est entrer dans le monde de la « marque employeur »
      Les réseaux sociaux sont les royaumes de l’image, de l’accroche et de l’affect. Traiter le réseau social choisi pour recruter comme un simple tableau d’affichage sur lequel seraient postées les offres d’emplois sera probablement inefficace. Donner envie aux candidats de postuler, augmenter les chances que l’offre soit effectivement vue par les personnes auxquelles elle s’adresse, c’est tout un travail.
      Il est donc indispensable d’anticiper les besoins de recrutement en créant comptes et pages ad hoc bien en amont. L’objectif devrait être avant tout de présenter l’entreprise, ses activités, ses valeurs, ses réussites, etc. Pour adopter la bonne posture, il peut être utile de partir du principe que l’activité sur les réseaux devrait être capable de susciter des candidatures spontanées.
    1. Recruter sans en avoir l’air
      Au même titre qu’une entreprise qui utilise les réseaux sociaux pour communiquer auprès de ses clients évite de faire de la « réclame » en plaçant systématiquement ses produits et services, l’entreprise qui souhaite recruter doit d’abord parler d’elle en publiant des contenus valorisant et explicatifs. Si les publications hors-recrutements sont aimées et partagées, les publications relatives aux recrutements profiteront de la bonne réputation acquise auparavant et seront plus visibles, et donc plus efficaces. Sur les réseaux sociaux professionnels, il est possible de payer pour que son offre soit mise en avant et adressée aux personnes dont les profils correspondent aux attentes. Mais l’efficacité d’une annonce sera toujours renforcée par la qualité de la présence sur le réseau social, qui peut être déterminée en étudiant trois critères : pertinence (adéquation contenus publiés / positionnement et objectifs de l’entreprise) ; qualité (de la rédaction, des illustrations…) et fréquence des publications.

reseau proAinsi, assez logiquement, je conseille aux entreprises désireuses d’utiliser les réseaux sociaux pour recruter de ne pas limiter leurs objectifs à cette seule dimension, au risque de perdre beaucoup de temps pour un résultat médiocre. Comme vecteurs de communication, les réseaux sociaux, notamment les réseaux sociaux professionnels, permettent d’adresser de nombreuses problématiques différentes : sourcing, développement commercial, veille (sectorielle, concurrentielle, technologique…). Les recherches et les publications mises en œuvre pour atteindre ces objectifs faciliteront également les recrutements lorsque des besoins dans ce domaine se feront sentir.

Cet aspect des réseaux sociaux souligne ce qu’il y a de social dans ces médias : une approche pouvant être ressentie comme exclusivement utilitariste par les autres internautes peut s’avérer préjudiciable.
Ce n’est pas propre aux nouveaux médias : vous êtes mieux accueillis dans une fédération ou un syndicat professionnel si vous y consacrez du temps aux autres que si vous ne les sollicitez QUE lorsque vous avez un besoin à satisfaire.

#Veille et #Innovation : l’atelier de la #Veilleacademy Sindup

Atelier Innovation de la Veille Academy. le 05 février 2016 à Lyon

Atelier Innovation de la Veille Academy

Vendredi 05 février, j’animerai avec Mickaël Réault l’Atelier Innovation de la Veille Academy organisée par Sindup. En deux heures, nous allons nous attacher à présenter aux participants, dirigeants et cadres d’entreprises, des méthodes pour faciliter l’émergence de propositions innovantes et leur permettre de rendre leurs sociétés plus efficaces et compétitives.

Dans l’imaginaire collectif, l’innovation peut sembler être le domaine réservé des ingénieurs et des chercheurs. La thèse que nous allons défendre est que l’innovation est d’abord et avant tout une question d’idées. Les idées peuvent apparaître de la formulation claire de besoins et du rapprochement iconoclaste d’informations. Il est dés lors tout à fait logique de considérer que l’information est une matière première indispensable à l’innovation, et que la veille est donc le présupposé d’une démarche innovante.

Comment passer de la veille à l’innovation ? Pour le savoir, vous pouvez (re-)lire mon article La veille et l’analyse pour susciter l’innovation : une mise en pratique et nous rejoindre vendredi prochain.

Professionnels du #conseil : compétences, patience et… #formation

Lanchou Conseil organise en mars 2016 une formation Entreprendre dans le conseil qui pourrait bien faire la différence entre l’échec et la réussite d’un projet de création ou de reconversion dans une activité de conseil. Hyper-spécialisé dans un domaine précis et bien souvent isolé, le futur consultant doit en effet acquérir et cultiver bien d’autres qualités que sa seule expertise.

En tant que consultant et formateur en communication écrite et veille stratégique, j’ai souvent été amené à accompagner des professionnels peinant à expliciter leurs offres et leurs compétences, à l’oral comme à l’écrit. Mais cela n’est généralement pas suffisant pour lancer une carrière de consultant.

Des consultants pour accompagner les consultants

La formation utile aux futurs consultants doit en effet permettre d’aborder toutes les problématiques, avant que celles-ci ne se présentent. Cette approche globale est celle proposée par la société Lanchou Conseil, cabinet expert en transition professionnelle et entrepreneuriat dans lequel officie Tristan Falque, qui fut celui qui m’aida à me lancer.

Le cursus Entreprendre dans le conseil que propose la société répond à cet impératif de globalité : connaissance des spécificités du marché du conseil, formulation de l’offre, création et animation d’un réseau, communication, médias sociaux, gestion quotidienne…

Entreprendre dans le Conseil, par Lanchou Conseil

Entreprendre dans le Conseil, par Lanchou Conseil

Les 16 jours de formation sont étalés sur plusieurs mois, pour permettre aux participants, en nombre réduit pour faciliter les échanges et la personnalisation de l’accompagnement, de mettre en pratique les apprentissages au fur et à mesure qu’ils les reçoivent.
Je n’ai aujourd’hui aucun lien commercial avec Lanchou Conseil, et si je dois confesser que je conserve des relations amicales avec Tristan Falque, le programme de la formation qu’il m’a présenté, ainsi que les tarifs, m’ont convaincu qu’il s’agissait d’une offre particulièrement intéressante et digne d’être soutenue.

Bien choisir sa formation, premier enjeu du futur consultant

Travailler comme consultant, je peux aujourd’hui l’affirmer, c’est choisir ses missions et son rythme, en survêt’ devant son ordinateur le lundi et en costume le mardi devant un client. C’est expliquer, aider, accompagner et participer à la réussite de projets innovants et / ou enthousiasmants. L’accomplissement, et la liberté, que représente la réussite d’un tel projet justifient amplement d’accepter de reprendre la posture de l’apprenant, avant de devenir soit-même un fournisseur de méthodes et de conseils efficaces.

Have a good #attitude while #waiting CC by Thrifty Look

Have a good #attitude while #waiting CC by
Thrifty Look

Lorsqu’un professionnel décide de se lancer dans une activité de conseil, ses motivations peuvent être très variées : s’accomplir dans son domaine de prédilection, faire profiter d’autres entreprises de ses compétences et de son expérience, s’affranchir de la pesanteur d’une organisation plus lourde, travailler à son rythme, etc.

Si les motivations peuvent varier, les impératifs du consultant qui souhaite vivre de sa nouvelle activité sont en revanche quasiment immuables. Il semble évident que celui ou celle qui prétend conseiller et accompagner les autres puisse se prévaloir de solides compétences dans son domaine. Il y a également fort à parier que parmi les consultants qui ont plus ou moins réussi à atteindre leurs objectifs, ceux capables de faire preuve de patience, et de ténacité, sont bien représentés. Entre la décision de quitter un emploi et le moment où une activité de consultant permet, tout juste, de payer les factures, il peut se passer deux à trois années de doutes, d’interrogations, d’hésitations et d’atermoiements.

Des motivations diverses, des besoins identiques

Mon expérience personnelle et mes observations concernant certains de mes collègues mettent en évidence un troisième point commun aux consultants qui « réussissent ». Ils ont quasiment tous bénéficié d’une formation et d’un accompagnement. Plus ils se sont fait aider tôt, plus leur ratio de réussite semble d’ailleurs augmenter.

Le consultant indépendant est en effet l’incarnation parfaite de l’entreprise personnelle : il est seul et n’a souvent que ses compétences à vendre, aucun produit à mettre entre lui et son client pour le séduire. Quelle que soit la forme juridique qu’il choisit pour exercer son activité, il est là encore généralement seul pour faire face à toutes les problématiques administratives, fiscales, etc.

Voici donc un professionnel spécialiste d’un domaine, ce qui implique souvent qu’il est totalement vierge de compétences dans toutes les activités annexes indispensables à la mise en oeuvre de son projet : comptabilité, gestion, planification, communication, négociation, etc.

L’accompagnement de spécialistes du conseil comme Lanchou Conseil peut réellement faire la différence entre le succès et l’échec. Cela peut également permettre de gagner quelques mois dans le développement de l’activité et éviter les mois d’angoisse au cours desquels la question de la pertinence de sa démarche peut devenir une véritable torture quotidienne.

#Rédaction Vs Illustration : quel langage pour présenter votre projet ?

Je me dois d’être honnête, étant avant tout un homme de l’écrit, la tentation est grande d’apporter une réponse tranchée à la question qui me sert de titre. Comme il n’est évidemment pas pensable de publier du contenu écrit sans illustrations, je précise que je désigne par multimédia les supports qui privilégient l’image (Pinterest, Instagram) ainsi que les podcasts et les contenus audiovisuels consultables en ligne.
Pour optimiser la communication autour d’un projet professionnel, quels supports choisir, quels médias préférer ?

Comme c’est souvent le cas dans de tels comparatifs, il n’y a bien évidemment pas de réponse absolue. Il faut étudier plusieurs paramètres pour décider du type de support à privilégier.

L’offre :

Viser l'émotionnel ou le rationel ?

Viser l’émotionnel ou le rationnel ?

Il y a des produits, et quelques services, qui se prêtent naturellement mieux aux illustrations multimédia. Au-delà des aspects graphiques ou sonores à mettre en avant, le point commun de toutes les offres aisément illustrables est qu’elles s’adressent essentiellement aux émotions des cibles et qu’il n’est pas indispensable d’expliciter leur utilisation ou leur intérêt. Les vêtements, les voitures, les accessoires, les équipements électroniques et informatiques (…) sont toujours plus faciles à valoriser par l’image que, par exemple, des formations en communication écrite et veille stratégique.
Cette affirmation est d’après moi incontournable pour les supports visuels (photos, vidéos, illustrations), mais n’est qu’à moitié exacte pour les podcasts, qui peuvent en effet permettre de transmettre des informations, même si l’écrit reste pour moi le meilleur moyen d’informer en s’adressant à l’intellect des cibles, plutôt qu’à leur cœur.

Les cibles :

En tant qu’animateur pour l’association d’éducation aux médias Fréquence Ecoles, je ne peux que constater qu’il est effectivement très hasardeux de s’adresser aux plus jeunes via des supports exclusivement rédigés. Le risque est en effet qu’ils ne tentent même pas d’en entamer la lecture. J’ai également pu constater que, même s’ils sont motivés pour lire un texte, la lecture sur écran pose un réel problème pour bon nombre d’entre eux. Le support de prédilection pour attirer l’attention de cette catégorie de clients potentiels est donc sans doute la vidéo. Si l’offre à promouvoir ne peux l’être que via du contenu rédigé, la vidéo fera office d’accroche, et le texte qui l’explicitera devra être concis et écrit dans un registre de langue légèrement supérieur à celui qu’ils utilisent quotidiennement, sans pour autant être trop soutenu pour ne pas leur donner l’impression d’être à l’école. La tentation est grande de s’adresser aux jeunes en adoptant leur langage, mais il vaut mieux s’abstenir : il est difficile de suivre les évolutions très rapides des idiomes jeunes, et l’utilisation avec un but commercial de leurs codes peut être ressentie comme une intrusion agressive ou une tentative de récupération.

Quelles Cibles ? Et où les viser ?

Quelles Cibles ? Et où viser ?

Concernant les adultes et les professionnels, l’écrit s’impose d’après moi comme le support le plus adapté pour diffuser du contenu qualitatif et à visée utilitaire. Il peut être consulté discrètement, même sur un poste de travail dénué de système sonore ; il peut être lu en plusieurs fois et facilement clippé ou sauvegardé pour une lecture ultérieure, par exemple sur un terminal mobile ; il peut être facilement réutilisé pour enrichir le discours du lecteur, etc.
Là encore le podcast est au milieu du gué : il peut permettre de délivrer des informations à une personne par ailleurs occupée à d’autres tâches : déplacements, travaux ménagers, missions demandant peu de concentration. L’écrit présente cependant l’avantage de mieux respecter le rythme de la cible, qui peux facilement faire une pause, revenir en arrière, recommencer, etc.
S’il s’agit de promouvoir des produits ou services affinitaires auprès d’une cible adulte et / ou professionnel, la bonne solution semble être un mélange correctement dosé d’émotions (images) et de rationalité (texte).

Les concurrents :

Le choix d’une stratégie de communication et des supports à produire pour en tirer un maximum de profits débute par l’étude de ce que fait la concurrence. Il n’est pas question de décider de copier ce que les autres ont fait, mais un choix éclairé doit être nourri de références, de comparaisons, et les premiers éléments à étudier sont évidemment ceux émis par ses concurrents plus ou moins directs. Cependant, si tous les acteurs visant vos cibles ont choisi de privilégier une catégorie de supports, il y a fort à parier que ce ne soit pas par hasard, et il serait dangereux de décider de prendre une direction opposée avec le seul soucis de se démarquer de la concurrence.

La visibilité :

Deux mécanismes, distincts mais interdépendants, permettent d’obtenir une bonne audience sur Internet : le référencement et les partages sur les réseaux sociaux. Pour le référencement naturel, l’écrit reste l’outil indispensable, puisque les moteurs de recherche fonctionnent avec les mots inclus dans le site, y compris pour rechercher des images et des vidéos. De sorte que même pour une chaîne YouTube ou un compte Instagram, il est important de bien nommer les contenus publiés et de soigner l’environnement écrit des supports.
A l’opposé, les contenus les plus partagés sur les principaux réseaux sociaux sont ceux mettant en avant des images et des vidéos. Si c’est donc sur la diffusion sociale et le partage que l’on mise pour atteindre son audience, le recours aux illustrations visuelles est quasiment toujours nécessaire. Il suffit pour s’en convaincre de constater que mêmes les aphorismes diffusés via Facebook ont toujours la forme d’une image, même lorsque celle-ci n’est composée que d’un texte !

Conclusion :

Il n’est toujours pas possible d’établir une grille permettant de choisir à coup sûr le meilleur support de communication pour tels produits, telles cibles et tels marchés. Tout au plus peut on dire que l’écrit est plus adapté aux discours informatifs et nécessitant la mobilisation intellectuelle des cibles, qu’il est indispensable à un bon référencement naturel et qu’il propose une valeur ajoutée supérieure aux lecteurs, qui peuvent en effet s’approprier des concepts et des tournures qui contribueront à clarifier et dynamiser leur propre discours.

La syntaxe du cadrage

Une syntaxe du cadrage

Pour susciter l’envie et les achats coup de cœur, l’image et la vidéo semblent pour l’instant indépassables, et permettent de s’adresser directement aux émotions des cibles, avec donc de plus grandes chances de transformer une cible en client.

En tout état de cause, le choix de l’écrit ou du multimédia, ou plus probablement le choix d’un ratio de chaque, ne doit pas être dicté par la capacité, réelle ou supposée, à produire l’un plutôt que l’autre. Si l’écrit demande bien moins de connaissances techniques, il nécessite une maîtrise des registres de langue, des champs lexicaux, des capacités de synthèse et un sens du rythme qui n’est pas toujours également réparti dans la population. Si l’image, mobile ou non, peut sembler à certains moins complexes à produire, il existe une syntaxe du cadrage, une grammaire de la lumière, éléments dont la non-maîtrise donne des résultats aussi calamiteux qu’ils le feraient dans un texte. De même, ma maigre, et éphémère, expérience de journaliste radio m’a amené à sentir la difficulté qu’il y a à « parler dans le micro » en obtenant un résultat efficace et agréable.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 344 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :