#Recruter sur les #réseaux sociaux

En tant que consultant et formateur en communication écrite et veille stratégique, je suis de plus en plus souvent interpellé par les entreprises quant aux usages des réseaux sociaux. Leur questionnement n’est désormais plus « devrais-je utiliser les réseaux sociaux ? », mais « comment utiliser les réseaux sociaux ?« .

Avec le pragmatisme qui caractérise les dirigeants d’entreprises, le premier objectif qu’ils souhaitent généralement atteindre est de faciliter leurs recrutements. En effet, assez étonnement, les entreprises semblent avoir toujours plus de difficultés à recruter. Or, à force de répéter aux chômeurs que les offres d’emplois apparaissaient sur LinkedIn et Viadeo bien avant d’arriver chez Pole Emploi, quand elles y arrivent, cette donnée est également devenue évidente pour les employeurs, qui souhaitent donc se tourner vers ses outils pour accélérer et faciliter leurs recrutements.

On recrute

On recrute !

Au grès de mes rencontres, j’ai constaté que ce mouvement concernait aussi bien les entreprises industrielles ou de service, dans les villes comme Lyon, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand ou Dijon comme dans les territoires plus ruraux comme la Haute-Loire, l’Ain ou la Drôme.

Il me semble donc opportun de préciser quelques points qui semblent nébuleux pour la plupart de mes interlocuteurs m’annonçant qu’ils souhaitent utiliser les réseaux sociaux pour recruter.

    1. De quels réseaux est-il question ?
      Malgré les apparences, il n’existe pas de réseaux sociaux d’offres d’emplois. Certains facilitent les démarches de ce type, comme LinkedIn, Viadeo ou Xing, mais ce sont avant tout des réseaux sociaux professionnels, qui traitent et abordent tous les aspects de la vie des professionnels et des entreprises. Il semble donc logique d’orienter les efforts des entreprises qui cherchent à recruter vers ces plateformes.Quelques éléments pour choisir le réseau le plus approprié à ses objectifs :
      – LinkedIn est plus anglophile et attire les professionnels des services, des hautes-technologies et de la communication ;
      – Viadeo est un reflet plus fidèle du tissu économique français, avec des proportions d’entreprises du secteur secondaire et d’artisans plus importantes.Globalement, les utilisateurs de ces deux réseaux semblent en moyenne plus qualifiés que la moyenne de la population française. Pour une entreprise cherchant à pourvoir des postes peu qualifiés, il n’est donc pas certain qu’ils s’agissent des réseaux les plus adaptés. Pour trouver des collaborateurs de proximité, il peut être pertinent de se tourner vers Facebook, où des groupes locaux ou de chercheurs d’emplois existent.
      A l’inverse pour des besoins très pointus, Twitter peut également être une solution envisageable grâce au vivier d’experts qu’il représente.
    1. Utiliser les réseaux sociaux pour recruter, c’est entrer dans le monde de la « marque employeur »
      Les réseaux sociaux sont les royaumes de l’image, de l’accroche et de l’affect. Traiter le réseau social choisi pour recruter comme un simple tableau d’affichage sur lequel seraient postées les offres d’emplois sera probablement inefficace. Donner envie aux candidats de postuler, augmenter les chances que l’offre soit effectivement vue par les personnes auxquelles elle s’adresse, c’est tout un travail.
      Il est donc indispensable d’anticiper les besoins de recrutement en créant comptes et pages ad hoc bien en amont. L’objectif devrait être avant tout de présenter l’entreprise, ses activités, ses valeurs, ses réussites, etc. Pour adopter la bonne posture, il peut être utile de partir du principe que l’activité sur les réseaux devrait être capable de susciter des candidatures spontanées.
    1. Recruter sans en avoir l’air
      Au même titre qu’une entreprise qui utilise les réseaux sociaux pour communiquer auprès de ses clients évite de faire de la « réclame » en plaçant systématiquement ses produits et services, l’entreprise qui souhaite recruter doit d’abord parler d’elle en publiant des contenus valorisant et explicatifs. Si les publications hors-recrutements sont aimées et partagées, les publications relatives aux recrutements profiteront de la bonne réputation acquise auparavant et seront plus visibles, et donc plus efficaces. Sur les réseaux sociaux professionnels, il est possible de payer pour que son offre soit mise en avant et adressée aux personnes dont les profils correspondent aux attentes. Mais l’efficacité d’une annonce sera toujours renforcée par la qualité de la présence sur le réseau social, qui peut être déterminée en étudiant trois critères : pertinence (adéquation contenus publiés / positionnement et objectifs de l’entreprise) ; qualité (de la rédaction, des illustrations…) et fréquence des publications.

reseau proAinsi, assez logiquement, je conseille aux entreprises désireuses d’utiliser les réseaux sociaux pour recruter de ne pas limiter leurs objectifs à cette seule dimension, au risque de perdre beaucoup de temps pour un résultat médiocre. Comme vecteurs de communication, les réseaux sociaux, notamment les réseaux sociaux professionnels, permettent d’adresser de nombreuses problématiques différentes : sourcing, développement commercial, veille (sectorielle, concurrentielle, technologique…). Les recherches et les publications mises en œuvre pour atteindre ces objectifs faciliteront également les recrutements lorsque des besoins dans ce domaine se feront sentir.

Cet aspect des réseaux sociaux souligne ce qu’il y a de social dans ces médias : une approche pouvant être ressentie comme exclusivement utilitariste par les autres internautes peut s’avérer préjudiciable.
Ce n’est pas propre aux nouveaux médias : vous êtes mieux accueillis dans une fédération ou un syndicat professionnel si vous y consacrez du temps aux autres que si vous ne les sollicitez QUE lorsque vous avez un besoin à satisfaire.

#Veille et #Innovation : l’atelier de la #Veilleacademy Sindup

Atelier Innovation de la Veille Academy. le 05 février 2016 à Lyon

Atelier Innovation de la Veille Academy

Vendredi 05 février, j’animerai avec Mickaël Réault l’Atelier Innovation de la Veille Academy organisée par Sindup. En deux heures, nous allons nous attacher à présenter aux participants, dirigeants et cadres d’entreprises, des méthodes pour faciliter l’émergence de propositions innovantes et leur permettre de rendre leurs sociétés plus efficaces et compétitives.

Dans l’imaginaire collectif, l’innovation peut sembler être le domaine réservé des ingénieurs et des chercheurs. La thèse que nous allons défendre est que l’innovation est d’abord et avant tout une question d’idées. Les idées peuvent apparaître de la formulation claire de besoins et du rapprochement iconoclaste d’informations. Il est dés lors tout à fait logique de considérer que l’information est une matière première indispensable à l’innovation, et que la veille est donc le présupposé d’une démarche innovante.

Comment passer de la veille à l’innovation ? Pour le savoir, vous pouvez (re-)lire mon article La veille et l’analyse pour susciter l’innovation : une mise en pratique et nous rejoindre vendredi prochain.

Professionnels du #conseil : compétences, patience et… #formation

Lanchou Conseil organise en mars 2016 une formation Entreprendre dans le conseil qui pourrait bien faire la différence entre l’échec et la réussite d’un projet de création ou de reconversion dans une activité de conseil. Hyper-spécialisé dans un domaine précis et bien souvent isolé, le futur consultant doit en effet acquérir et cultiver bien d’autres qualités que sa seule expertise.

En tant que consultant et formateur en communication écrite et veille stratégique, j’ai souvent été amené à accompagner des professionnels peinant à expliciter leurs offres et leurs compétences, à l’oral comme à l’écrit. Mais cela n’est généralement pas suffisant pour lancer une carrière de consultant.

Des consultants pour accompagner les consultants

La formation utile aux futurs consultants doit en effet permettre d’aborder toutes les problématiques, avant que celles-ci ne se présentent. Cette approche globale est celle proposée par la société Lanchou Conseil, cabinet expert en transition professionnelle et entrepreneuriat dans lequel officie Tristan Falque, qui fut celui qui m’aida à me lancer.

Le cursus Entreprendre dans le conseil que propose la société répond à cet impératif de globalité : connaissance des spécificités du marché du conseil, formulation de l’offre, création et animation d’un réseau, communication, médias sociaux, gestion quotidienne…

Entreprendre dans le Conseil, par Lanchou Conseil

Entreprendre dans le Conseil, par Lanchou Conseil

Les 16 jours de formation sont étalés sur plusieurs mois, pour permettre aux participants, en nombre réduit pour faciliter les échanges et la personnalisation de l’accompagnement, de mettre en pratique les apprentissages au fur et à mesure qu’ils les reçoivent.
Je n’ai aujourd’hui aucun lien commercial avec Lanchou Conseil, et si je dois confesser que je conserve des relations amicales avec Tristan Falque, le programme de la formation qu’il m’a présenté, ainsi que les tarifs, m’ont convaincu qu’il s’agissait d’une offre particulièrement intéressante et digne d’être soutenue.

Bien choisir sa formation, premier enjeu du futur consultant

Travailler comme consultant, je peux aujourd’hui l’affirmer, c’est choisir ses missions et son rythme, en survêt’ devant son ordinateur le lundi et en costume le mardi devant un client. C’est expliquer, aider, accompagner et participer à la réussite de projets innovants et / ou enthousiasmants. L’accomplissement, et la liberté, que représente la réussite d’un tel projet justifient amplement d’accepter de reprendre la posture de l’apprenant, avant de devenir soit-même un fournisseur de méthodes et de conseils efficaces.

Have a good #attitude while #waiting CC by Thrifty Look

Have a good #attitude while #waiting CC by
Thrifty Look

Lorsqu’un professionnel décide de se lancer dans une activité de conseil, ses motivations peuvent être très variées : s’accomplir dans son domaine de prédilection, faire profiter d’autres entreprises de ses compétences et de son expérience, s’affranchir de la pesanteur d’une organisation plus lourde, travailler à son rythme, etc.

Si les motivations peuvent varier, les impératifs du consultant qui souhaite vivre de sa nouvelle activité sont en revanche quasiment immuables. Il semble évident que celui ou celle qui prétend conseiller et accompagner les autres puisse se prévaloir de solides compétences dans son domaine. Il y a également fort à parier que parmi les consultants qui ont plus ou moins réussi à atteindre leurs objectifs, ceux capables de faire preuve de patience, et de ténacité, sont bien représentés. Entre la décision de quitter un emploi et le moment où une activité de consultant permet, tout juste, de payer les factures, il peut se passer deux à trois années de doutes, d’interrogations, d’hésitations et d’atermoiements.

Des motivations diverses, des besoins identiques

Mon expérience personnelle et mes observations concernant certains de mes collègues mettent en évidence un troisième point commun aux consultants qui « réussissent ». Ils ont quasiment tous bénéficié d’une formation et d’un accompagnement. Plus ils se sont fait aider tôt, plus leur ratio de réussite semble d’ailleurs augmenter.

Le consultant indépendant est en effet l’incarnation parfaite de l’entreprise personnelle : il est seul et n’a souvent que ses compétences à vendre, aucun produit à mettre entre lui et son client pour le séduire. Quelle que soit la forme juridique qu’il choisit pour exercer son activité, il est là encore généralement seul pour faire face à toutes les problématiques administratives, fiscales, etc.

Voici donc un professionnel spécialiste d’un domaine, ce qui implique souvent qu’il est totalement vierge de compétences dans toutes les activités annexes indispensables à la mise en oeuvre de son projet : comptabilité, gestion, planification, communication, négociation, etc.

L’accompagnement de spécialistes du conseil comme Lanchou Conseil peut réellement faire la différence entre le succès et l’échec. Cela peut également permettre de gagner quelques mois dans le développement de l’activité et éviter les mois d’angoisse au cours desquels la question de la pertinence de sa démarche peut devenir une véritable torture quotidienne.

#Rédaction Vs Illustration : quel langage pour présenter votre projet ?

Je me dois d’être honnête, étant avant tout un homme de l’écrit, la tentation est grande d’apporter une réponse tranchée à la question qui me sert de titre. Comme il n’est évidemment pas pensable de publier du contenu écrit sans illustrations, je précise que je désigne par multimédia les supports qui privilégient l’image (Pinterest, Instagram) ainsi que les podcasts et les contenus audiovisuels consultables en ligne.
Pour optimiser la communication autour d’un projet professionnel, quels supports choisir, quels médias préférer ?

Comme c’est souvent le cas dans de tels comparatifs, il n’y a bien évidemment pas de réponse absolue. Il faut étudier plusieurs paramètres pour décider du type de support à privilégier.

L’offre :

Viser l'émotionnel ou le rationel ?

Viser l’émotionnel ou le rationnel ?

Il y a des produits, et quelques services, qui se prêtent naturellement mieux aux illustrations multimédia. Au-delà des aspects graphiques ou sonores à mettre en avant, le point commun de toutes les offres aisément illustrables est qu’elles s’adressent essentiellement aux émotions des cibles et qu’il n’est pas indispensable d’expliciter leur utilisation ou leur intérêt. Les vêtements, les voitures, les accessoires, les équipements électroniques et informatiques (…) sont toujours plus faciles à valoriser par l’image que, par exemple, des formations en communication écrite et veille stratégique.
Cette affirmation est d’après moi incontournable pour les supports visuels (photos, vidéos, illustrations), mais n’est qu’à moitié exacte pour les podcasts, qui peuvent en effet permettre de transmettre des informations, même si l’écrit reste pour moi le meilleur moyen d’informer en s’adressant à l’intellect des cibles, plutôt qu’à leur cœur.

Les cibles :

En tant qu’animateur pour l’association d’éducation aux médias Fréquence Ecoles, je ne peux que constater qu’il est effectivement très hasardeux de s’adresser aux plus jeunes via des supports exclusivement rédigés. Le risque est en effet qu’ils ne tentent même pas d’en entamer la lecture. J’ai également pu constater que, même s’ils sont motivés pour lire un texte, la lecture sur écran pose un réel problème pour bon nombre d’entre eux. Le support de prédilection pour attirer l’attention de cette catégorie de clients potentiels est donc sans doute la vidéo. Si l’offre à promouvoir ne peux l’être que via du contenu rédigé, la vidéo fera office d’accroche, et le texte qui l’explicitera devra être concis et écrit dans un registre de langue légèrement supérieur à celui qu’ils utilisent quotidiennement, sans pour autant être trop soutenu pour ne pas leur donner l’impression d’être à l’école. La tentation est grande de s’adresser aux jeunes en adoptant leur langage, mais il vaut mieux s’abstenir : il est difficile de suivre les évolutions très rapides des idiomes jeunes, et l’utilisation avec un but commercial de leurs codes peut être ressentie comme une intrusion agressive ou une tentative de récupération.

Quelles Cibles ? Et où les viser ?

Quelles Cibles ? Et où viser ?

Concernant les adultes et les professionnels, l’écrit s’impose d’après moi comme le support le plus adapté pour diffuser du contenu qualitatif et à visée utilitaire. Il peut être consulté discrètement, même sur un poste de travail dénué de système sonore ; il peut être lu en plusieurs fois et facilement clippé ou sauvegardé pour une lecture ultérieure, par exemple sur un terminal mobile ; il peut être facilement réutilisé pour enrichir le discours du lecteur, etc.
Là encore le podcast est au milieu du gué : il peut permettre de délivrer des informations à une personne par ailleurs occupée à d’autres tâches : déplacements, travaux ménagers, missions demandant peu de concentration. L’écrit présente cependant l’avantage de mieux respecter le rythme de la cible, qui peux facilement faire une pause, revenir en arrière, recommencer, etc.
S’il s’agit de promouvoir des produits ou services affinitaires auprès d’une cible adulte et / ou professionnel, la bonne solution semble être un mélange correctement dosé d’émotions (images) et de rationalité (texte).

Les concurrents :

Le choix d’une stratégie de communication et des supports à produire pour en tirer un maximum de profits débute par l’étude de ce que fait la concurrence. Il n’est pas question de décider de copier ce que les autres ont fait, mais un choix éclairé doit être nourri de références, de comparaisons, et les premiers éléments à étudier sont évidemment ceux émis par ses concurrents plus ou moins directs. Cependant, si tous les acteurs visant vos cibles ont choisi de privilégier une catégorie de supports, il y a fort à parier que ce ne soit pas par hasard, et il serait dangereux de décider de prendre une direction opposée avec le seul soucis de se démarquer de la concurrence.

La visibilité :

Deux mécanismes, distincts mais interdépendants, permettent d’obtenir une bonne audience sur Internet : le référencement et les partages sur les réseaux sociaux. Pour le référencement naturel, l’écrit reste l’outil indispensable, puisque les moteurs de recherche fonctionnent avec les mots inclus dans le site, y compris pour rechercher des images et des vidéos. De sorte que même pour une chaîne YouTube ou un compte Instagram, il est important de bien nommer les contenus publiés et de soigner l’environnement écrit des supports.
A l’opposé, les contenus les plus partagés sur les principaux réseaux sociaux sont ceux mettant en avant des images et des vidéos. Si c’est donc sur la diffusion sociale et le partage que l’on mise pour atteindre son audience, le recours aux illustrations visuelles est quasiment toujours nécessaire. Il suffit pour s’en convaincre de constater que mêmes les aphorismes diffusés via Facebook ont toujours la forme d’une image, même lorsque celle-ci n’est composée que d’un texte !

Conclusion :

Il n’est toujours pas possible d’établir une grille permettant de choisir à coup sûr le meilleur support de communication pour tels produits, telles cibles et tels marchés. Tout au plus peut on dire que l’écrit est plus adapté aux discours informatifs et nécessitant la mobilisation intellectuelle des cibles, qu’il est indispensable à un bon référencement naturel et qu’il propose une valeur ajoutée supérieure aux lecteurs, qui peuvent en effet s’approprier des concepts et des tournures qui contribueront à clarifier et dynamiser leur propre discours.

La syntaxe du cadrage

Une syntaxe du cadrage

Pour susciter l’envie et les achats coup de cœur, l’image et la vidéo semblent pour l’instant indépassables, et permettent de s’adresser directement aux émotions des cibles, avec donc de plus grandes chances de transformer une cible en client.

En tout état de cause, le choix de l’écrit ou du multimédia, ou plus probablement le choix d’un ratio de chaque, ne doit pas être dicté par la capacité, réelle ou supposée, à produire l’un plutôt que l’autre. Si l’écrit demande bien moins de connaissances techniques, il nécessite une maîtrise des registres de langue, des champs lexicaux, des capacités de synthèse et un sens du rythme qui n’est pas toujours également réparti dans la population. Si l’image, mobile ou non, peut sembler à certains moins complexes à produire, il existe une syntaxe du cadrage, une grammaire de la lumière, éléments dont la non-maîtrise donne des résultats aussi calamiteux qu’ils le feraient dans un texte. De même, ma maigre, et éphémère, expérience de journaliste radio m’a amené à sentir la difficulté qu’il y a à « parler dans le micro » en obtenant un résultat efficace et agréable.

Le #Content Marketing pour les nuls

Le Blog Artwhere.be propose une traduction d’un article anglais expliquant de façon assez simple les principes et les usages du Content Marketing, ou Marketing de Contenu, qui vise à attirer ses futurs clients sur son site sans tomber dans les travers de la publicité, ou pire, de la réclame.

Content Marketing

Source : 7 manières d’insérer le Content Marketing dans vos médias sociaux ‹ Blog ArtWhere

Le #blog : point de départ de la #communication en ligne (2/2)

Dans la première partie de cet article, j’ai tenté de passer en revue les différentes questions qu’il faut absolument se poser avant de se lancer dans la création d’un blog : nom du blog, adresse, choix du CMS, architecture du blog, template, etc. Si vous avez réussi à apporter des réponses satisfaisantes à toutes les problématiques listées, vous pouvez passer aux étapes suivantes, qui sont à la fois plus attrayantes et plus complexes.

Votre blog n’est encore qu’une coquille vide, certes bien nommée et qui se montre sous son meilleur jour, mais qui manque encore cruellement de ce qui va le rendre effectivement intéressant, et donc utile : le contenu. Avant d’écrire une première ligne, vous allez devoir :

  • formuler la ligne éditoriale ;
  • définir la calendrier éditorial ;
  • choisi le(s) type(s) de contenus que vous souhaitez publier ;
  • créer et exploiter une veille dédiés à vos sujets de prédilection.

La ligne éditoriale

La ligne éditoriale découle directement de l’objectif que vous cherchez à atteindre avec votre blog. Pour que la formulation de l’objectif soit utile à la formulation de la ligne éditoriale, il convient que l’objectif soit le plus précis possible. Évidemment que ce nouveau blog doit faciliter le développement et la réussite de votre projet professionnel, mais par quels moyens ?

S’agit-il :

  • de construire une image de marque ?
  • de faire (re)connaître votre expertise ?
  • de mobiliser, fidéliser ou recruter des collaborateurs et des partenaires performants ?
  • d’améliorer la visibilité de vos produits ou services ?
  • de collecter des données vous permettant de mieux connaître et comprendre vos prospects et clients ?
Un objectif très important

Un objectif très important

Si vous êtes tentés de répondre « oui » à chacune de ces questions, bravo, vous avez compris que chacun de ces éléments est important pour le succès de votre entreprise. Mais vous devriez cependant vous concentrer sur un seul de ces points, sachant qu’un blog correctement animé vous permettra tout de même, dans une certaine mesure, de les traiter tous.

Pourquoi se limiter ainsi à un seul objectif sur votre blog ? Pour en assurer la cohérence, qui est une condition nécessaire pour qu’il soit apprécié par ses deux cibles : les lecteurs ET les moteurs de recherche. Votre ligne éditoriale peut ensuite être résumée par la stratégie choisie pour atteindre votre objectif principal.

L’objectif peut donc être de :

  • créer un univers personnel et attrayant auquel mes clients et prospects souhaiteront adhérer ;
  • donner des exemples des problématiques que je suis amené à résoudre et expliciter les méthodes et outils que j’utilise ;
  • montrer le fonctionnement réel de l’entreprise, illustrer la nature du travail et valoriser l’ambiance qui y règne ;
  • expliquer comment mes produits sont conçus et fabriqués, comment on les utilise, ce qu’ils apportent à mes clients ;
  • définir et décrire les personnes ou les entreprises qui sont les plus à-même d’en tirer profit.

Chacune de ces lignes définit un champs lexical, une tonalité et un mode de prise de parole. Il est utile d’expliciter la ligne et les différents éléments qui s’y rattache. C’est également le moment de choisir qui va s’adresser aux lecteurs : je (la personne physique), je (l’entreprise), nous (le groupe). Assez logiquement, il faut également choisir comme vous vous adresserez aux lecteurs : tu, vous, ils…

Il y a toujours moyen de contourner cette question en adoptant la posture du narrateur omniscient, qui décrit une situation dont il ne semble pas être partie prenante. Cela évite d’avoir à choisir, mais donne également une sensation de distance qui peut s’avérer préjudiciable au projet.

Le calendrier éditorial

Comme cela fait déjà plusieurs mois que vous songez à créer votre blog, vous avez sans doute quelques premières idées pour vos articles. Cinq ? Dix ? Quinze ? Combien de temps allez vous mettre à les écrire, et pendant combien de temps tiendrez-vous avec ces sujets et angles ?
Le calendrier éditorial définit la fréquence à laquelle vous allez publier de nouveaux contenus, les moments où vous allez les publier et, idéalement, la nature des contenus que vous souhaitez publier au fil de l’année.
L’objectif est de définir une fréquence de publication, et de la tenir. Il vaut mieux commencer lentement, et faire durer vos idées originales, que de les publier toutes en deux mois au rythme de deux par semaine, pour ensuite les espacer d’un trimestre !

Un très beau marronnier

Un marronnier

Pour établir un calendrier utile, il faut donc planifier des publications à l’année, en tenant notamment compte des événements prévisibles, sur lesquels vous serez amener à communiquer, les fameux marronniers. Il peut s’agir de salons, de la présentation de nouvelles collections, des échéances financières, etc. La régularité des publications est un important facteur de fidélisation, tant auprès des lecteurs, qui savent quand revenir pour obtenir des nouvelles fraîches, que des robots des moteurs de recherche, qui vont intégrer votre rythme de publication pour optimiser les visites qui vous permettent d’obtenir un meilleur référencement de votre blog.

Une fois tous les marronniers placés dans le calendrier, vous n’avez plus qu’à « boucher les trous » pour obtenir une fréquence satisfaisante. Cela peut par exemple donner : un article de fonds chaque premier lundi du mois, des commentaires d’articles publiés par d’autres sources le mercredi de chaque semaine et un billet le vendredi de la troisième semaine.

Vos obtenez ainsi une vision précise de vos besoins en contenus et pouvez concentrer le travail de rédaction et de publication aux moments qui vous conviennent, plutôt que quelques jours (heures ?) avant l’échéance.

Définir ses contenus

Puisque vous avez défini un calendrier éditorial, vous allez également devoir définir les contenus que vous souhaitez publier pour atteindre votre objectif. S’agit-il d’articles de fonds, et si oui, de quelle taille ? S’agit-il de présentations ? de billet ? de commentaires d’autres publications ? L’image est-elle plus importante que le texte, ou inversement ? Il existe une multitude de type de prise de parole sur un blog, mais, tout comme il est important d’aborder peu de sujets différents sur un même blog, je conseille en général de limiter la forme des contenus à trois ou quatre, toujours par soucis de cohérence.

Créer et exploiter une veille

Et là, je vous vois venir, vous vous demandez ce que la veille vient faire dans les étapes indispensables à la création de votre blog. Mais une fois que vous aurez épuisé votre stock de bonnes idées d’articles, il vous faudra trouver de nouveaux sujets, de nouveaux angles, de nouvelles informations qui serviront de supports à votre prose. Une veille, même basique, vous fournira un flux continu d’informations que vous traiterez comme le/la professionnel(le) que vous êtes, et qui vous donneront autant d’occasions de réagir, commenter ou expliciter le point de vue qui est le votre. Il peut s’agir d’un simple agrégateur de flux RSS, ou juste d’un compte de réseau social correctement paramétré.

Encore quelques ingrédients nécessaires

Des ingredients

Des ingrédients

Il ne vous reste « plus qu’à » passer à la rédaction proprement dite : définition du sujet et de l’angle, rédaction de la titraille et du corps du texte, relecture, correction, définition et application de la charte graphique et de la mise en page, illustrations, publication, diffusion sur différents réseaux sociaux, etc.

Certaines de ces tâches sont simples, d’autres plus complexes et certains semblent carrément impossibles avant de s’y mettre réellement. Si le blog doit être le plus possible une expression personnelle, il est évidemment possible de se faire accompagner par un professionnel, soit pour des formations, soit pour prendre en charge certains aspects, comme la rédaction ou la correction.

Outre le blog sur lequel vous lisez ces lignes, je travaille actuellement pour deux autres blogs ainsi que quelques newsletters internes. Il existe des méthodes simples permettant à un professionnel de la création de contenus comme moi de s’approprier le langage et les objectifs de son client, afin de lui proposer des textes ressemblant à ce que lui-même aurait pu écrire.

Le blog : point de départ de la communication en ligne (1/2)

Je viens de passer trois semaines à animer une formation Devenir Chargé de Com’, qui m’as amené à coucher sur le papier certaines vérités qui me paraissaient évidentes, mais qu’il me fallait formuler de façon simple et convaincante. Parmi les multiples responsabilités d’un chargé de com, il y a bien évidemment la création et l’animation d’une présence en ligne, qui répond à des impératifs aussi divers que la construction d’une image de marque, le recrutement ou la fidélisation de collaborateurs ou la promotion d’un produit ou d’un service.

Nous avons évidemment largement abordé cette question et tenter de définir le meilleur moyen de s’y prendre pour conjuguer la maîtrise des publications et leur plus grande visibilité. Et force est de constater qu’à l’heure actuelle, le blog est encore et toujours l’un des meilleurs points de départ pour construire une présence en ligne efficace et valorisante.

Un blog, c’est :

  • un support simple à maîtriser et facile à créer en choisissant bien son CMS ;
  • un environnement aisément personnalisable pour décliner l’identité visuelle de l’entreprise ;
  • une matrice pour des contenus aisés à partager sur les différents réseaux sociaux ;
  • une présence en ligne relativement simple à référencer (avec du temps et pas mal de contenus !) ;
  • un ton et des contenus moins « académiques » que sur un site vitrine ;
  • un formidable laboratoire d’argumentaires commerciaux ;
  • un moyen propice à la création et à l’animation de communautés.
Le blog : l'outil multi-usage au service de l'identité numérique

Le blog : l’outil multi-usage au service de l’identité numérique

Interne ou externe, minimaliste ou très élaboré, le blog est le couteau suisse de l’entrepreneur sur Internet. Le créer et l’animer pour en faire un outil efficace et utile nécessite cependant une méthodologie, de la rigueur et du travail. Avant de se lancer, il convient en effet de respecter certaines règles.

La première chose à faire est de choisir le nom du blog et son adresse, qui vont de préférence inclure le nom de l’offre ou de la société. Première étape : s’assurer qu’aucune autre entreprise de votre secteur d’activité ne porte le même nom. Il suffit pour cela de Googliser votre raison sociale / marque, ou d’utiliser un annuaire d’entreprises en ligne, comme www.societe.com. Pour vérifier ensuite qu’un nom de domaine et que les noms de comptes de réseaux sociaux sont disponibles, il existe un outil gratuit et très utile : https://namechk.com/

Si le nom n’est pas disponible, il convient de s’interroger sur l’identité qu’il est envisageable d’adopter et sur la possibilité de modifier le nom de sa marque afin de faire correspondre le projet et l’identité en ligne.

Choisir un nom, une arborescence, une template…

Une fois la question du nom et de l’adresse du blog réglée, c’est à l’arborescence du blog qu’il faut réfléchir.
Par défaut, c’est bien le principe d’un blog, la page d’accueil est constituée par le flux d’articles publiés, généralement classés du plus récent au plus ancien. Certaines plate-formes de blog proposent néanmoins une fonctionnalité permettant de « coller » certains articles qui resteront ainsi toujours en haut de la file. Ce flux d’informations, c’est l’essence du blog, sa nature première et sa principale fonction. Il est cependant possible de créer des pages supplémentaires.
Dans un blog, les pages sont principalement destinées à accueillir des contenus fixes : présentation de l’entrepreneur, des offres, des méthodes, témoignages clients, etc. Il est également possible, sur certaines plate-formes et avec un minimum de manipulations, de transformer une page en réceptacle naturel d’articles rattachés à une certaine catégorie. Les articles de la Catégorie Tendances peuvent par exemple être automatiquement publiés dans la page éponyme. Un dispositif de ce type donne un blog mieux organisé, mais réduit la visibilité des articles, sauf à publier du contenu dans la page ET dans le fil, en prenant garde d’éviter soigneusement le funeste duplicate content.

Le blog : des questions à se poser, des choix à faire

Exemples de Templates WordPress

Exemples de Templates WordPress

Une fois ces éléments préalables établis et validés, il est temps de choisir son CMS : le Content Management System, soit le système de gestion de contenus. Il en existe pléthore, gratuits ou payants, facilement configurables en site e-commerce ou minimalistes, simples ou plus complets… Personnellement, j’utilise WordPress depuis plusieurs années. Wikipédia propose une liste des systèmes de gestion de contenu qui vous donnera une idée de la variété de l’offre et vous aidera, peut-être, à faire votre choix.

Une fois le CMS choisi et l’adresse du blog retenue (via Gandi.net ou tout autre bureau d’enregistrement de noms de domaines), vous pourrez vous atteler à la difficile tâche de choisir et personnaliser la template, soit le modèle graphique qui sert de base au blog.

Plusieurs possibilités :

  • en choisir une et s’y tenir ;
  • en choisir une et la modifier pour appliquer votre charte graphique (nécessite certaines compétences, notamment la maîtrise du html) ;
  • en choisir une et demander à un professionnel de la personnaliser selon vos besoins ;
  • en choisir plusieurs, combiner les éléments souhaités et les faire assembler par un professionnel ;
  • n’en trouver aucune de satisfaisante et établir un cahier des charges pour demander à un professionnel de concevoir votre blog.
Exemples de widget

Des widgets pour faciliter l’interaction

Assez logiquement, ce qui est gagné d’un côté est perdu de l’autre : en choisissant un blog basique et non personnalisé, vous économisez du temps et de l’argent, mais perdez en image. En personnalisant votre template ou en faisant appel à un professionnel, vous obtenez un blog qualitatif et différenciant, mais qui demandera plus de maintenance, notamment lors des fréquentes mises à jour et évolutions de l’éditeur de la solution CMS.

Choisir ses options et agrémenter son blog

C’est aujourd’hui une évidence, mais si cela va sans dite, ça va toujours mieux en le disant : pensez à vérifier que la template que vous avez choisie est en responsive design, c’est à dire que son aspect s’adaptera aux différents formats et tailles d’écran (PC, tablettes, smartphones…).
Vouz pouvez également agrémenter votre blog de widgets : des modules complémentaires qui vous permettent d’afficher un nuage des tags les plus utilisés, d’inviter vos lecteurs à vous suivre sur les réseaux sociaux ou de diffuser votre station de radio préférée. Attention toutefois à ne pas en abuser : les widgets chargent une page, qui devient moins lisible et parfois plus longue à afficher, ce qui peut s’avérer rédhibitoire pour certains internautes (notamment sur mobile).

Une fois toute ces démarches réalisées, il vous reste le plus difficile : la choix de la ligne éditoriale (qui doit refléter le nom du blog, et inversement), la création d’un calendrier éditorial et, finalement, la création de contenus.

Mais ça, ce sera pour la seconde partie de cet article…

La veille et l’analyse pour susciter l’innovation : une mise en pratique

Le graphique Hype Cycle for Emerging Technologies établi régulièrement le groupe de conseil en technologie Gartner recense les technologies émergentes, leurs degrés de maturité et l’échéance à laquelle les entreprises et le grand public peuvent s’attendre à les voir devenir des réalités quotidiennes.

Gartner's Hype Cycle for Emerging Technologies

Gartner’s Hype Cycle for Emerging Technologies

Accéder à cette courbe dès sa publication n’est en rien une prouesse de veilleur, tant elle est rapidement et efficacement diffusée, au moins dans les cercles qui sont directement intéressés. Sa popularité est telle qu’on peut d’ailleurs légitimement s’interroger sur l’influence qu’elle exerce sur les phénomènes qu’elle est sensée exclusivement mettre en lumière.

Si j’associe la veille à la démarche qui suit, c’est que pour obtenir ce graphique, les équipes de Gartner ont nécessairement mis en place une veille poussée, couvrant à la fois les aspects technologiques et économiques, mais également l’évolution des usages des acheteurs et / ou des utilisateurs potentiels.

J’ai régulièrement mis en avant les bénéfices d’une veille pour susciter et accélérer l’innovation dans une entreprise, collectivité ou association. Cette courbe est un outil idéal pour détailler un moyen d’utiliser les résultats d’une veille comme point de départ d’une démarche créative et innovante.

Partons donc du principe que les résultats de la veille ont été traités et synthétisés de façon à obtenir une telle courbe, sachant que les outils de datavisualisation permettant d’obtenir un résultat de ce type sont désormais aussi faciles à trouver qu’à utiliser.

Comment utiliser ces informations pour formuler, valider ou invalider une orientation stratégique ?

Décomposer l’expérience client en étapes successives

La démarche compte plusieurs étapes.

La première consiste à décomposer son offre de produits ou de services en étapes distinctes et irréductibles, en prenant soin d’élargir l’analyse de son offre aux étapes qui précèdent, accompagnent et suivent le moment de sa « consommation ».

La diversité appelle des choix

La diversité appelle des choix

Pour un produit alimentaire, cela peut donc ressembler à ceci :

  • préparation de la liste des courses ;
  • oubli de la liste des courses sur la table de la cuisine ;
  • choix du point de vente ;
  • trajet jusqu’au point de vente ;
  • déambulation dans les rayons / travées ;
  • recherche du rayon / stand adéquat ;
  • consultation des offres analogues ou alternatives ;
  • choix ;
  • questionnement sur la quantité ad hoc ;
  • passage en caisse ;
  • retour au domicile ;
  • rangement et organisation des provisions ;
  • envie de consommer le produit ;
  • choix de l’accord avec un autre produit ;
  • préparation ;
  • service ;
  • consommation ;
  • commentaires plus ou moins désobligeants sur la pertinence du produit et de sa préparation ;
  • débarrassage, collecte et élimination des déchets (restes et emballages) ;
  • vaisselle ;
  • digestion.

Même si j’ai volontairement exagéré le détail, on peut tout de même considérer qu’une amélioration dans au moins une des étapes listées ci-dessus améliorera l’expérience du client et rendra le produit plus désirable à ses yeux. La diversité des tâches attachées à l’achat et à la consommation d’un produit aussi banal qu’un aliment montre également la diversité des cibles à considérer : celui / ceux qui réclament un produit (prescripteurs), ceux qui l’achètent (acheteurs), ceux qui le préparent (utilisateurs) et ceux qui le consomment (consommateurs). Même dans les ménages les plus traditionalistes, il y a fort à parier que les différentes catégories ne se recoupent pas complètement. La seconde étape consiste donc à lister toutes les parties impliquées dans l’achat, en utilisant pourquoi pas la technique des personas, qui est loin d’être idéale, mais qui peut cependant permettre de susciter des rapprochements intéressants.

Dans le cas qui nous intéresse, nous pourrions aboutir à ce résultat :

  • Enfants de 3 à 12 ans, prescripteurs et consommateurs : joueurs, insouciants, gourmands de sucrés et de produits standardisés, friands de publicité et d’audiovisuel (…) ;
  • Ados de 12 à 19 ans, prescripteurs, utilisateurs et consommateurs : sensibles au regard des autres, digital natives, soucieux de leur allure, tiraillés entre le régressif rappelant l’enfance, le transgressif de la rébellion adolescente et le passage à l’âge adulte, friands de jeux vidéos, de séries télés et de marques (…) ;
  • Adultes, prescripteurs, acheteurs, utilisateurs et consommateurs : soucieux du rapport qualité / prix, des apports nutritionnels, sensibles aux arguments de simplicité et de gains de temps, utilisateurs pragmatiques ou ludiques des nouvelles technologies (…) ;
  • Seniors, prescripteurs, acheteurs, utilisateurs et consommateurs : soucieux du rapport qualité / prix, utilisateurs pragmatiques ou ludiques des NTIC (…)

    Une famille : des prescripteurs, des acheteurs, des utilisateurs et des consommateurs...

    Une famille : des prescripteurs, des acheteurs, des utilisateurs et des consommateurs…

Tout parent sait par ailleurs qu’il n’est que rarement consommateur de l’intégralité des produits prescrits par des plus jeunes, remarque qui peux également s’appliquer aux prescriptions émanant des ascendants.

Confronter chaque binôme étape / cible aux technologies disponibles

L’étape suivante pourrait consister à étudier sur quelles étapes une modification de l’offre pourrait avoir un impact positif, mais il me semble qu’une telle démarche n’aboutirait qu’à limiter le champs d’investigation et ainsi à réduire les possibilités d’innovation.

Une fois ces deux listes établies, il s’agit de revenir aux résultats de la veille, en l’occurrence synthétisés sous forme d’une courbe.
Pour éviter de rater les prochaines évolutions, décidons d’étudier les technologies émergentes par ordre probable d’apparition effective sur le marché :

  • en quoi l’impression 3D peut-elle faciliter / améliorer l’expérience consistant à rédiger la liste de courses pour les adultes ? pour les senior ?
  • en quoi peut-elle résoudre le problème de l’oubli de la liste de courses pour les adultes ? les seniors ?
  • etc.

Pour chaque étape, chaque catégorie de cibles et chaque technologie émergente, il s’agit donc d’imaginer les applications possibles, envisageables et les bénéfices qui pourraient en être éventuellement tirées, à la fois pour l’entreprise et le consommateur.
Si le rapprochement de l’alimentaire, question concrète entre toutes, et de technologies émergentes peut sembler baroque, certaines innovations découlant d’une telle démarche existent déjà :

  • liste des courses + internet des objets = réfrigérateur répertoriant les produits achetés, consommés / périmés et qui génère une alerte pour signaler qu’il est temps de se réapprovisionner ;
  • envie de consommer + impression 3D = impression de pizzas pour astronautes et explorateurs de mars ;
  • choix de l’accord avec un autre produit + assistants personnel virtuels : services en ligne générant des recettes à partir de ce qui est disponible…

En abordant systématiquement tous les systèmes étapes / cibles / technologies, et en acceptant de laisser parler son imagination au risque de se ridiculiser, il est ainsi possible de détecter des pistes intéressantes. Il reste ensuite à décider si elles sont souhaitables, acceptables, rentables, à définir une stratégie pour atteindre l’objectif qui sous-tend l’innovation détectée et à la mettre en œuvre.

Et ça, c’est une autre histoire.

 

Le portage salarial sécurisé par une récente ordonnance

Ah ben ça, ça tombe bien alors 😉

Source : Le portage salarial sécurisé par une récente ordonnance

#Contenu ou pub : choisis ton camp, camarade !

Le magazine digital de l’innovation frenchweb.fr a publié un intéressant article intitulé Contenu marketing ou native advertising : lequel a le meilleur ROI?, dans lequel Jeanne Dusseil précise ce que sont le content marketing et le native advertising et en explicite les atouts et les handicaps.
En tant que spécialiste de la création de contenu et de la communication écrite, j’ai une idée assez précise de ce qu’est le content marketing, et c’est donc avant tout au native advertising que je me suis intéressé, histoire de comprendre précisément ce dont il s’agit.

Capture d'écran du site frenchweb.fr

Capture d’écran du site frenchweb.fr

Pour faire simple, et au risque de passer à côté de quelques spécificités importantes, il s’agit d’un nouveau type de publicité ciblée.
La pub en ligne « traditionnelle » utilise des données telles que celles fournies par vos cookies et votre historique de navigation pour vous proposer des contenus proches de vos centres d’intérêts, réels ou supposés. La publicité « native » ajoute une couche de prise en compte en temps réel du contenu que vous consultez afin de diffuser des messages publicitaires plus ou moins liés au sujet qui retient votre attention. Outre un meilleur ciblage, le dispositif est sensé limiter l’aspect intrusif des messages publicitaires et a pour principal objectif de camoufler la pub sous la forme de liens connexes au contenu consulté. Le qualificatif « natif » découle donc du fait que le message publicitaire doit apparaître comme un contenu primitivement mis en ligne par les responsables éditoriaux du site. L’autre caractère innovant du native advertising réside dans son mode de commercialisation, sous la forme d’enchères en temps réel (real-time bidding) dans le cadre desquels les annonceurs « s’affrontent » pour être visibles au meilleur moment par leurs cibles.

Camoufler la pub pour la rendre plus acceptable

Une fois le native advertising démystifié, le match se résume donc à la confrontation contenu / pub. Avant d’entamer l’analyse des résultats de l’étude citée dans cet article, je rappelle que l’objectif final de la production de contenus est le même que celui de la publicité : vendre des produits et/ ou des services.

Se cacher ou se montrer ?

Se cacher ou se montrer ?

Les ressorts sur lesquels le commanditaire souhaite jouer pour atteindre son objectif sont en revanche assez différents. L’utilisateur de la méthode du content marketing souhaite susciter l’intérêt du lecteur et le transformer en prescripteur via le partage des contenus diffusés, notamment via les médias sociaux. Les contenus ont pour rôle de construire une image valorisante pour la marque ou l’organisation au service de laquelle ils sont émis. Comme tous les professionnels de la communication le savent, la construction d’une image de marque est un processus long et dont les résultats sont particulièrement fragiles : une erreur, et des mois / années de travail peuvent être anéantis en quelques heures. D’après l’étude présentée, les principaux avantages de la production de contenu marketing par rapport à la publicité native, c’est la capacité du premier à améliorer le référencement naturel des sites qui les hébergent et les émettent, pour un coût bien moindre. Si la visibilité du site se trouve généralement améliorée, c’est que les contenus sont bien plus régulièrement repris et diffusés à grande échelle, ce que les internautes n’ont pas l’habitude de faire pour ce qu’ils identifient comme de la pub. En outre, les moteurs de recherche, Google en tête, ont tendance à pénaliser les contenus publicitaires et à privilégier les contenus « qualitatifs », avec l’objectif de fournir à leurs utilisateurs les résultats les plus pertinents.

Vendre ou préparer la vente

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La confiance, fruit de la création de contenus intelligents

Au final, il apparaît donc que le native advertising est une stratégie à court terme, qui peut être utile pour mettre en avant rapidement un produit auprès d’une cible précise et limitée. La pratique étant onéreuse, elle s’adresse principalement aux grands annonceurs voulant vendre un produit / service.
Le content marketing demande théoriquement moins de moyens financiers, mais plus de temps, ce dont il fait tenir compte. Ses bénéfices sont moins immédiats, mais permettent d’instaurer un climat de confiance et de dialogue avec ses prospects. Pour arriver à cela, il faut être bien conscient que le contenu ne doit pas être une autre forme de publicité déguisée. Le fond doit être factuel et aussi impartial que possible, les propos mesurés et le ton choisi avec soin.

La publicité doit vendre, le contenu doit créer un environnement propice à la vente. Utiliser une technique en se trompant d’objectif, c’est l’assurance de perdre son temps et son argent. Alors qu’études après études, les acheteurs affichent un dédain toujours plus marqué envers la publicité, l’alternative consistant à s’adresser au cerveau des lecteurs plutôt qu’à leur portefeuille est à la fois une question de valeur et de positionnement.

Dans un cas comme dans l’autre, le choix du support et du mode de communication dépend du triptyque objectifs / stratégie / cibles.
La réussite d’un tel projet passe également par la maîtrise des termes, des outils et des méthodes qui permettent d’en tirer profit. Si la création de contenus peut de prime abord sembler plus accessible que la création de publicités, avec les aspects graphiques et techniques qui s’y rattachent, il est donc utile de s’entourer dès la phase de définition des objectifs, afin d’éviter de passer à côté d’évidences qui peuvent échapper au professionnel pressé.

Pour permettre aux TPE, PME, artisans, indépendants et auto-entrepreneurs d’accéder à des services de qualité, nous préparons avec l’agence d’inbound marketing Novadeo et la consultante en veille digitale Fanny Loubaton un programme de formations fractionnées pour proposer à de (très) petites structures de courtes séances de travail communautaire. A chaque séance, une problématique sera explicitée pour avancer sur le chemin de la communication en ligne, puis les propositions formulées par chacun pour son propre projet pourront être analysées et améliorées de façon collégiale.

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