Un lendemain de #Veille : de retour de #VeilleConnect

Le mardi 9 juin 2015, l’éditeur de solutions de veille Sindup organisait la première édition lyonnaise de sa soirée VeilleConnect, dont l’objectif est de réunir les professionnels régionaux de la veille autour de verre(s) et d’un buffet bien remplis. Après avoir été très chaleureusement et simplement accueillis par Mickäel Réault, fondateur et dirigeant de Sindup, nous avons eu droit à une très Christophe Doré @VeilleConnectinstructive intervention de Frédéric Martinet, dirigeant du cabinet Actulligence, qui nous a alerté quant à la légalité de certaines procédures. J’ai également pris la parole pour évoquer les bonnes pratiques de la veille sous la forme d’un match parodique entre la veille et la voyance. Je remercie d’ailleurs la centaine de participants pour leur accueil et leur indulgence.

Ce rassemblement de veilleurs m’a permis de rencontrer des collègues, d’en retrouver d’autres et m’a également amené à faire deux constats :

– le panel des participants montre que notre métier est particulièrement féminisé, avec, d’un point de vue strictement visuel et pas du tout statistique, une majorité apparente de femmes ;

– il y a deux catégories de veilleurs : ceux, comme moi, qui sont issus du monde de la documentation et de l’information et ceux qui présentent un profil beaucoup plus technique, experts en informatique et fins connaisseurs du monde des données.

Les pédagogues et les experts

VeilleConnect - le publicL’approche de la première catégorie est beaucoup plus basée sur la sémantique, la littératie et l’apprentissage des bons usages de la gestion de l’information. Les seconds s’intéressent plus particulièrement aux problématiques de collecte systématique, et automatique, de construction de bases de données, de datavisualisation, de data mining, de big data, etc.

La diversité des profils de veilleurs illustre d’après moi le fossé qui peut exister entre les société impliquées dans une démarche de veille, manifestement les plus grandes, et celles qui n’ont pas encore franchi le pas. Les experts vont en effet plus particulièrement travailler pour, ou avec, les premières, alors que les pédagogues s’adressent plus généralement aux secondes.

Beaucoup de besoins… de simplification

J’ai par ailleurs le sentiment que, dans beaucoup d’entreprises, des documentalistes se sont trouvés transformés en veilleurs par la seule grâce d’une modification de l’intitulé de leur poste, ce qui pose tout de même la question de la compréhension par les dirigeants des tenants et aboutissants d’une démarche de veille. Si les compétences d’un(e) documentaliste sont effectivement indispensables au veilleur, elles ne sont en revanche pas suffisantes.

Pour les « pédagogues », les anecdotes que nous avons pu partager vont toutes dans le même sens : les besoins sont énormes, et c’est parfois avec des astuces que nous n’oserions même pas présenter comme des compétences que nous avons réussi à faciliter le travail de nos clients ou collaborateurs.
Les « experts » avec lesquels j’ai pu échanger m’ont permis de vérifier que leur maîtrise d’outils complexes peut leur servir à innover de façon assez radicale dans la façon dont sont utilisées des données. Cependant, leur approche très technique, et parfois jargonneuse, reste trop opaque au béotien pour qu’elles puissent être présentées telles quelles à la majorité des utilisateurs potentiels.

Au détour de certaines conversations, j’ai pu également découvrir les situations parfois ubuesques de certain(s) collègues : stagiaire chargé de veille dans de grandes entreprises qui ne leurs donnent pas les moyens d’accomplir leurs missions, responsable de veille devant se battre pour accéder aux bases de données, dirigeants refusant le partage d’informations, etc.

J’ai au final passé une excellente soirée, à la fois sympathique et instructive, ce pour quoi je remercie chaleureusement organisateurs et participants.

A la prochaine ?

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Soirée #VeilleConnect : posture et bons usages de la #veille

Veille Connect

J’interviens aujourd’hui dans le cadre de la soirée Veille Connect qui réunit à Lyon 120 professionnels de la veille. Mon intervention est intitulée Veille ou Voyance : que choisir pour maîtriser votre avenir ? Pour la préparer, je suis parti de l’article qui porte le même titre, afin d’en adapter le contenu au public de veilleurs. La forme est volontairement légère : un historique de l’évolution de la veille suivi d’un match en cinq rounds pour comparer les points forts et faibles des deux pratiques. J’ai souhaité utiliser ce prétexte pour expliciter certains bons usages de la veille, avec l’espoir de proposer une approche synthétique et consensuelle du métier de veilleur et ainsi de poser les bases d’échanges ultérieurs entre professionnels.

La veille, c’est d’abord une posture vis à vis des informations

Etant désormais plus souvent en contact avec mes clients et prospects qu’avec mes collègues et concurrents, je n’ai plus de relations Posture du veilleurrégulières avec suffisamment de professionnels de la veille pour connaître l’intégralité de leurs problématiques et de leurs méthodes actuelles. Jusqu’à maintenant, les veilleurs que j’ai rencontré partagent cependant, à des degrés divers, les composantes de ce que j’appelle la posture du veilleur. Cette posture se définit en trois mots : Curiosité ; Analyse et Imagination. Ces qualités ne sont certes pas suffisantes pour faire un bon veilleur, mais elles me semblent toutefois des conditions préalables pour faire ce métier en y trouvant un minimum d’intérêt, et donc pour le faire avec enthousiasme et efficacité. J’ai hâte d’échanger avec des veilleurs de tout Rhône-Alpes pour connaître leur avis sur ce point.

De l’importance d’être pédagogue avec ses clients et partenaires

Au travers des cinq rounds du match virtuel que je commente entre la veille et la voyance, j’adresse des problématiques qui me Round 2 _ les clientssemblent importantes pour le développement de la veille : les compétences ; les clients ; les objectifs ; les résultats et la communication.
Les lieux communs que j’utilise en ce qui concerne la voyance me permettent de mettre exergue les points forts de la veille, comme la possibilité d’en mesurer les résultats ou de transmettre ses compétences, mais également d’en souligner certaines faiblesses, comme la difficulté à communiquer efficacement sur ce sujet qui ne génère que peu d’images fortes et encore moins d’anecdotes éclatantes ou à en démontrer la valeur ajoutée a priori.

Parler simplement de la veille : une gageure

L’exercice qui consiste à passer ainsi de l’écrit, mon domaine de prédilection, à l’oral a d’ores et déjà été enrichissant, quel que soit l’accueil que l’audience voudra bien faire à ma présentation. Si je n’ai pas appris qu’il était difficile de parler de veille, j’ai une fois de plus constaté à quel point il pouvait être ardu d’en parler simplement, et je sais que mon argumentaire commercial n’en sera désormais que plus clair et, je l’espère, convaincant.

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