Atelier Découverte de Twitter

Connexion Y Lyon Part Dieu - 9 & 10 Mai 2016 - Connexion-Y

En partenariat avec Connexion Y , j’anime le lundi 09 Mai à la Part-Dieu un atelier dédié à la découverte de Twitter. Au programme : présentation du réseau de micro-blogging et astuces pour une utilisation professionnelle.

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#Recruter sur les #réseaux sociaux

En tant que consultant et formateur en communication écrite et veille stratégique, je suis de plus en plus souvent interpellé par les entreprises quant aux usages des réseaux sociaux. Leur questionnement n’est désormais plus « devrais-je utiliser les réseaux sociaux ? », mais « comment utiliser les réseaux sociaux ?« .

Avec le pragmatisme qui caractérise les dirigeants d’entreprises, le premier objectif qu’ils souhaitent généralement atteindre est de faciliter leurs recrutements. En effet, assez étonnement, les entreprises semblent avoir toujours plus de difficultés à recruter. Or, à force de répéter aux chômeurs que les offres d’emplois apparaissaient sur LinkedIn et Viadeo bien avant d’arriver chez Pole Emploi, quand elles y arrivent, cette donnée est également devenue évidente pour les employeurs, qui souhaitent donc se tourner vers ses outils pour accélérer et faciliter leurs recrutements.

On recrute

On recrute !

Au grès de mes rencontres, j’ai constaté que ce mouvement concernait aussi bien les entreprises industrielles ou de service, dans les villes comme Lyon, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand ou Dijon comme dans les territoires plus ruraux comme la Haute-Loire, l’Ain ou la Drôme.

Il me semble donc opportun de préciser quelques points qui semblent nébuleux pour la plupart de mes interlocuteurs m’annonçant qu’ils souhaitent utiliser les réseaux sociaux pour recruter.

    1. De quels réseaux est-il question ?
      Malgré les apparences, il n’existe pas de réseaux sociaux d’offres d’emplois. Certains facilitent les démarches de ce type, comme LinkedIn, Viadeo ou Xing, mais ce sont avant tout des réseaux sociaux professionnels, qui traitent et abordent tous les aspects de la vie des professionnels et des entreprises. Il semble donc logique d’orienter les efforts des entreprises qui cherchent à recruter vers ces plateformes.Quelques éléments pour choisir le réseau le plus approprié à ses objectifs :
      – LinkedIn est plus anglophile et attire les professionnels des services, des hautes-technologies et de la communication ;
      – Viadeo est un reflet plus fidèle du tissu économique français, avec des proportions d’entreprises du secteur secondaire et d’artisans plus importantes.Globalement, les utilisateurs de ces deux réseaux semblent en moyenne plus qualifiés que la moyenne de la population française. Pour une entreprise cherchant à pourvoir des postes peu qualifiés, il n’est donc pas certain qu’ils s’agissent des réseaux les plus adaptés. Pour trouver des collaborateurs de proximité, il peut être pertinent de se tourner vers Facebook, où des groupes locaux ou de chercheurs d’emplois existent.
      A l’inverse pour des besoins très pointus, Twitter peut également être une solution envisageable grâce au vivier d’experts qu’il représente.
    1. Utiliser les réseaux sociaux pour recruter, c’est entrer dans le monde de la « marque employeur »
      Les réseaux sociaux sont les royaumes de l’image, de l’accroche et de l’affect. Traiter le réseau social choisi pour recruter comme un simple tableau d’affichage sur lequel seraient postées les offres d’emplois sera probablement inefficace. Donner envie aux candidats de postuler, augmenter les chances que l’offre soit effectivement vue par les personnes auxquelles elle s’adresse, c’est tout un travail.
      Il est donc indispensable d’anticiper les besoins de recrutement en créant comptes et pages ad hoc bien en amont. L’objectif devrait être avant tout de présenter l’entreprise, ses activités, ses valeurs, ses réussites, etc. Pour adopter la bonne posture, il peut être utile de partir du principe que l’activité sur les réseaux devrait être capable de susciter des candidatures spontanées.
    1. Recruter sans en avoir l’air
      Au même titre qu’une entreprise qui utilise les réseaux sociaux pour communiquer auprès de ses clients évite de faire de la « réclame » en plaçant systématiquement ses produits et services, l’entreprise qui souhaite recruter doit d’abord parler d’elle en publiant des contenus valorisant et explicatifs. Si les publications hors-recrutements sont aimées et partagées, les publications relatives aux recrutements profiteront de la bonne réputation acquise auparavant et seront plus visibles, et donc plus efficaces. Sur les réseaux sociaux professionnels, il est possible de payer pour que son offre soit mise en avant et adressée aux personnes dont les profils correspondent aux attentes. Mais l’efficacité d’une annonce sera toujours renforcée par la qualité de la présence sur le réseau social, qui peut être déterminée en étudiant trois critères : pertinence (adéquation contenus publiés / positionnement et objectifs de l’entreprise) ; qualité (de la rédaction, des illustrations…) et fréquence des publications.

reseau proAinsi, assez logiquement, je conseille aux entreprises désireuses d’utiliser les réseaux sociaux pour recruter de ne pas limiter leurs objectifs à cette seule dimension, au risque de perdre beaucoup de temps pour un résultat médiocre. Comme vecteurs de communication, les réseaux sociaux, notamment les réseaux sociaux professionnels, permettent d’adresser de nombreuses problématiques différentes : sourcing, développement commercial, veille (sectorielle, concurrentielle, technologique…). Les recherches et les publications mises en œuvre pour atteindre ces objectifs faciliteront également les recrutements lorsque des besoins dans ce domaine se feront sentir.

Cet aspect des réseaux sociaux souligne ce qu’il y a de social dans ces médias : une approche pouvant être ressentie comme exclusivement utilitariste par les autres internautes peut s’avérer préjudiciable.
Ce n’est pas propre aux nouveaux médias : vous êtes mieux accueillis dans une fédération ou un syndicat professionnel si vous y consacrez du temps aux autres que si vous ne les sollicitez QUE lorsque vous avez un besoin à satisfaire.

Réseaux sociaux : lesquels ? pour faire quoi ?

Formateur et consultant en Communication écrite et Veille stratégique, je suis régulièrement sollicité pour dispenser des formations relatives aux réseaux sociaux. Si la France, et notamment ses entrepreneurs, semblent encore en retard par rapport à leurs homologues étrangers quant à la présence sur les réseaux sociaux, il apparaît cependant qu’ils sont du plus en plus nombreux à souhaiter tirer profit des divers bienfaits de cette présence en ligne.

Le programme défini par mon client pour la journée comprenait des formations à la création et à l’animation de comptes Facebook et Twitter pour six stagiaires. Ayant constaté lors de l’entretien de préparation que la majorité des participants avaient des connaissances quasi-nulles pour ce qui concernait les usages professionnels des réseaux sociaux, j’ai donc pris le parti de globaliser les deux prestations afin d’obtenir un déroulé en trois volets consécutifs :

  1. Réseaux sociaux : généralités ;
  2. Facebook : présentation de l’interface, usages et particularités ;
  3. Twitter : présentation de l’interface, usages et particularités.

reseau sociaux_ballComme pour toutes mes formations, j’avais à cœur que les participants disposent à l’issue de leur journée de travail de comptes paramétrés et qu’ils en aient utilisé les fonctionnalités de base : celles qui leur seraient utiles pour se lancer sur les réseaux sociaux. J’estime en effet, et mes diverses expériences me l’ont largement confirmé, que l’apprentissage des usages numériques ne passe pas par le cours magistral, mais bien par une succession de questions / réponses pour faire correspondre aux besoins des stagiaires les possibilités offertes par les différents outils à leur disposition.

Le début de la journée a donc été consacré à la découverte du web social / web 2.0, au périmètre que ces termes recouvrent, aux usages qui doivent y être généralement respectés, aux règles du savoir-publier ainsi qu’aux objectifs qui peuvent y être atteints. Studieux et attentif, mon auditoire noircissait de notes blocs et cahiers pour conserver les grandes lignes de l’exposé d’introduction.

Une fois les principes généraux explicités, et les doutes et incompréhensions levés, j’ai donc posé à mes stagiaires, tous issus de la même entreprise, la question primordiale pour ce type de projet :

« Facebook, qu’est ce que vous voulez en faire ? »

Les mines perplexes et l’interrogation oculaire qu’ils ont alors adressé au dirigeant de l’entreprise, qui participait à la formation, m’ont confirmé que, si les entrepreneurs souhaitent majoritairement être présents sur les réseaux sociaux, ils ne savent pas toujours ce qu’ils peuvent y faire ni ce qu’ils peuvent raisonnablement en attendre. Nous avons alors collectivement passé en revue les objectifs qui peuvent être atteints grâce à un compte Facebook et les avons retenus / rejetés en les examinant à l’aune des activités, moyens et problématiques de la société.

La première décision a porté sur la nature des comptes à créer. Alors qu’ils étaient globalement hésitants quant aux identités à afficher sur la toile, je leur ai proposé de faire fructifier les réseaux et connaissances construits dans la vraie vie. Ils ont donc choisi de créer des profils personnels pour chacun des membres du Comité de Direction, plutôt que de multiplier les comptes déclinant l’identité de l’entreprise, comme ils envisageaient de le faire.

Sur Facebook, l’activité du Comité de Direction a donc pour objectif de donner de l’entreprise une image de modernité et de pertinence via la diffusion / le partage d’informations potentiellement utiles aux différents abonnés : clients, partenaires, prescripteurs et organismes consulaires. Les utilisateurs des services de l’entreprise bénéficieraient en outre d’une attention particulière, via la création de groupes, secrets ou non, par l’entremise desquels des experts diffuseront régulièrement rappels et conseils techniques.

reseaux sociaux_interrogationParallèlement, chaque utilisateur s’attachera à relayer régulièrement les contenus publiés sur le site internet et poussés automatiquement sur les réseaux sociaux, avec pour objectif d’en améliorer le référencement naturel et de constituer autour de l’entreprise un réseau découlant de l’addition des réseaux personnels de ses cadres et dirigeants.

Avec la découverte des outils permettant d’utiliser Facebook comme une plate forme de travail collaboratif (messages privés groupés, groupe secret, partage de fichier…), le panorama des usages possibles du principal réseau social au monde atteignait une précision suffisante pour une première prise en main.

Il était donc temps pour moi de poser la question suivante :

« Twitter, qu’est ce que vous voulez en faire ? »

Mieux préparés à cette interrogation après une matinée de travail collectif, les réponses ont été moins hésitantes : tweeter lors d’événements, diffuser des informations, améliorer le référencement du site…

Après une présentation de l’interface et des Paramètres, et une fois les comptes créés et renseignés, nous avons donc étudié les moyens d’atteindre ces objectifs via l’utilisation des outils ad hoc et la construction de scénarios pour des mises en situation. Les stagiaires ont ainsi pu constaté que le live-tweet, activité emblématique du réseau à l’oiseau, n’était en rien une activité spontanée et improvisable. Commenter une conférence, une présentation, nécessite de connaître l’identité des différents intervenants sur le réseau, d’avoir consulté les hashtags qu’ils mettaient en avant, de maîtriser la syntaxe Twitter, de savoir capter et transmettre la phrase-choc de l’intervenant, etc. Cela a été l’occasion de lister les renseignements à rechercher avant de participer à une manifestation, les mêmes que ceux qu’il serait bon de mettre en avant dans les événements organisés par l’entreprise.

Mon auditoire a été par ailleurs un peu déçu en constatant que la seule véritable information émanant du live-tweet tel qu’ils l’envisageaient est : « j’y suis », même s’ils ont été en partie rassurés de constater que ce constat impliquait également le questionnement « et vous ? » et qu’il ouvrait ainsi la possibilité de faire rapidement des rencontres « dans la vraie vie ».

Une fois les méthodes de diffusion des contenus du site via Twitter présentées, nous avons pu aborder ce qui constitue d’après moi la véritable utilité de Twitter pour une entreprise telle que la leur : la veille. La fin de la journée a donc été consacrée à la découverte des méthodes de recherche d’informations sur Twitter, aux différents résultats, fils et hashtags qu’ils pouvaient utiliser pour obtenir des contenus utiles à l’organisation et à ses correspondants.

CC Sean MacEntee

CC Sean MacEntee

A l’issue d’une journée de travail d’environ 07h30, mes six stagiaires disposaient chacun d’un compte Facebook complet, paramétré et avec une première activité, d’un compte Twitter paramétré, d’abonnés et d’abonnements, d’un plug-in Add-This pour le partage rapide d’informations, de tutoriels pour retrouver rapidement les outils de gestion et de modifications de leurs comptes et d’une synthèse des objectifs atteignables sur les réseaux accompagnée d’un récapitulatif des règles du savoir-publier.

La question de la rédaction pour les réseaux n’a pu être traitée en tant que telle par manque de temps, mais, après une première phase dédiée à l’observation, une seconde au commentaire, je suis presque certain qu’ils n’hésiteront plus à prendre eux-mêmes la parole pour présenter et défendre leurs points de vue et ceux de leur entreprise.

Au final, mon intervention aura permis :

  • de banaliser et dédramatiser l’usage des outils de publication en général et des réseaux sociaux en particulier ;
  • d’inscrire les réseaux sociaux dans une démarche stratégique globale ;
  • de les sensibiliser aux usages qui peuvent être faits des différentes catégories d’informations ;
  • de les inviter à s’interroger sur leurs besoins plutôt que sur leurs outils : les seconds découlent des premiers, et non l’inverse ;
  • de transposer la notion de réseaux réels dans un environnement numérique ;

La posture que je les ai invité à adopter avant toute action sur les réseaux peut ainsi être résumée par la question « quel réseau ? pour en faire quoi ? »

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