La création de #contenu pour booster l’estime de soi

Je vous rassure tout de suite : je ne me lance pas dans le coaching émotionnel ou le développement personnel, j’ai juste réalisé que par bien des aspects, la posture qui consiste à définir et réaliser des contenus amenait à prendre pleinement conscience de ses atouts.

Lors de la première édition de l’atelier-rencontre Com Eko : Identité Numérique Professionnelle co-organisé par Novadeo, Fanny Loubaton et Doré Conseil, j’ai pu échanger avec de nombreux professionnels soucieux de créer ou d’améliorer leur image en ligne. Parmi eux, une créatrice d’accessoires de mode a clairement annoncé que cela lui paraissait trop complexe, trop long, trop peu rentable, etc. Après quelques échanges, il s’est avéré qu’elle rencontrait beaucoup de difficulté pour produire du contenu à mettre en avant sur les réseaux sociaux.

Identifier ses cibles et les viser précisément

Identifier ses cibles et les viser précisément

Si certaines activités sont effectivement plus difficiles que d’autres à rendre attrayantes, et qu’elles n’ont pas toutes vocation à être explicitées sur les réseaux sociaux grand public, l’offre et les cibles de mon interlocutrice les indiquent tout particulièrement pour la mise en avant de ses compétences et de ses produits.

Comme je le fais en général dans ce type de situations, j’ai cessé de l’inciter à réfléchir au meilleur moyen de valoriser sa présence sur les médias sociaux en lui demandant de m’expliquer un peu plus précisément comment elle créait ses produits, ses visuels, etc.
Quelle ne fût pas ma surprise de constater très rapidement que l’intégralité de son processus de création était facilement exploitable pour assurer l’animation de ses comptes et sites : prises de vues des sujets d’inspiration, travail de retouches ou de superposition d’images, colorisation, mise en oeuvre, essais, etc.

Intégrer la communication à la production & Viser ses cibles

Une fois l’intégralité de sa démarche explicitée, je lui ai signalé qu’elle disposait de nombreuses opportunités, et de « matière première » en quantité largement suffisante, pour mettre en avant ses aspirations, ses méthodes, ses valeurs. Qu’il ne lui manquait, en quelque sorte, « que de s’y mettre ».
Ce fût à son tour de paraître étonnée, m’expliquant que dans son entourage professionnel, ses tentatives d’explication de son procès créatif n’avait jamais suscité l’intérêt, mais semblait même parfois provoquer l’ennui ou, au mieux, l’indifférence.

A ce stade, deux constats :
– les professionnels de la mode, mais ils ne sont malheureusement pas les seuls, semblent s’entêter à séparer production et communication, considérant la seconde comme une résultante de la première, et non comme une composante de celle-ci. Si ce travers concerne de nombreux secteurs d’activité, il me semble particulièrement nocif pour un domaine où l’image et l’affect sont si importants ;
– la notion de cible semble encore bien floue pour de nombreux entrepreneurs, puisque l’avis d’un professionnel ne saurait en aucun cas préfigurer celui des cibles, surtout dans un secteur aussi « émotionnel » que la mode.

Connais-toi toi-même*

Si j’ai osé un titre limite racoleur liant la création de contenus à l’estime de soi, c’est que, pour décider ce qu’il peut être pertinent de montrer ou d’expliquer, il faut d’abord bien définir ce qui nous caractérise, ce qui constitue notre talent, notre valeur ajoutée.

Artist's impression of original text inscribed in Temple of Apollo at Delphi. Photo of the Stone of 12 Angles, Cusco, Peru.

Artist’s impression of original text inscribed in Temple of Apollo at Delphi. Photo of the Stone of 12 Angles, Cusco, Peru.

Même (surtout ?) si elles sont snobées par les spécialistes, ce sont en effet ces compétences particulières qu’il peut s’avérer judicieux de mettre en avant. Certaines spécificités sont facilement identifiables, mais il est important de décomposer l’intégralité de ses méthodes de travail, car certaines, qui semblent implicites et logiques à l’expert que nous sommes tous de notre propre activité, valent tout de même la peine d’être explicitées.

Adopter la posture du journaliste au service de son identité numérique professionnelle et de son projet, c’est donc avant tout devenir chroniqueur de ses qualités, de ses réalisations et, pourquoi pas, de ses échecs. Ce regard, factuel, aussi objectif que possible tout en restant bienveillant, me semble particulièrement propice à la prise de conscience de ses points forts et faibles et peut alors effectivement participer à l’amélioration de l’estime de soi. Au risque d’enfoncer une nouvelle porte ouverte, j’estime que cela peut s’avérer particulièrement profitable dans des entretiens professionnels, qu’il s’agisse de faire valoir ses atouts ou de minimiser / expliquer ses « handicaps ».

* : Devise inscrite au frontispice du Temple de Delphes reprise par Socrate et rapportée par Platon

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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