Retours des Interconnectés #interco2014

La 11ème édition du Forum des Interconnectés se tient les 10 et 11 décembre à Lyon. Cette manifestation a cette année pour thématique principale Quel cap pour 2020 ? et pour signature Innover c’est choisir, Choisir c’est innover. Si les collectivités territoriales constituent le gros des troupes des participants, certaines entreprises et structures privées de soutien au développement de (l’économie du) numérique étaient également représentées. Invité par l’éditeur de plate-formes de RSE Jalios, je m’y suis rendu avec en tête les objectifs schizophréniques de celui qui porte la double casquette d’intervenant de l’association d’éducation aux médias Fréquence Ecoles et de consultant formateur en Communication écrite et Veille stratégique.

Concrètement, je partais donc en quête :

  • des tendances du numérique au service des collectivités ;
  • de l’état de la prise de conscience de la prééminence souhaitable des usages sur les outils ;
  • des besoins en formation ;

Les interconnectés

Les tendances

Pour se faire une idée des tendances du numérique promues par les organisateurs et les collectivités qui soutiennent l’événement, il s’agit la liste des organismes et entreprises présents.
Une première tendance qui se dégage est celle de la visualisation, avec d’un côté les outils de datavisualisation, qui permettent de simplifier l’analyse de données, et d’un autre côté les outils de cartographie de réseaux physiques, de modélisation 3D.

Une seconde tendance qui saute aux yeux en visitant les différents stands, c’est le développement de l’activité de diffusion de contenus : SMS, webTV, médias multisupports, etc.Le collaboratif est également très visible, avec la présentation d’espaces de co-working comme La Cordée, de Réseaux Sociaux d’Entreprise tels que celui édité par Jalios ou encore de nombreuses solutions dédiées à l’identification et à la sécurité des données, problématiques intimement liées au partage et à la diffusion des données.Données, enfin, qui constituent la dernière tendance marquante et remarquable dans les travées du salon, qu’il s’agisse du Big Data ou de l’Open Data. Les spécialistes de la transmission de ces données sont également représentés aux côtés d’urbanistes et de fournisseurs de solutions énergétiques innovantes.

Prise de conscience

Il ne m’a évidemment pas été possible de faire un sondage auprès de tous les participants, mais, au grès des rencontres, des ateliers et des conférences, j’ai pu constater que les outils et infrastructures, toutes importantes qu’ils soient, perdent peu à peu leur caractère prioritaire pour laisser une place plus importante aux usages, pratiques et compétences qui permettent au plus grand nombre d’en tirer profit. De la transversalité du numérique aux conséquences des nouvelles pratiques numériques sur la démocratie et l’économie, la prise de conscience des décideurs politiques semble en bonne voie, même si les réponses et évolutions à privilégier ne semblent pas encore très claires.
C’est en assistant à l’atelier La transformation, c’est aussi en interne que j’ai pu constater qu’au niveau des utilisateurs, les applications étaient en revanche beaucoup plus concrètes et globalement bien accueillies. La présentation du réseau social déployé au sein des services de la ville de Chambéry et des points qui avaient retenus l’attention des collaborateurs (arborescence, nomenclature, création d’espaces, identité numérique…) m’a montré à quel point les usages portaient sur les problématiques les plus directes, même s’il est exact que les problématiques des collectivités territoriales sont par bien des aspects très différentes de celles des entreprises.

Les besoins de formation

La multiplication et la complexification des outils numériques mis à disposition des agents territoriaux et, par extension, des entreprises, m’amène à réaliser un double constat concernant les besoins de formation : certaines tâches sont simplifiées par la mise à disposition d’outils, notamment de cartographie, de modélisation ou de diffusion de contenus. Le développement d’interfaces simples ou de prestations intégrées permet en effet de se passer de certaines compétences, avec cependant le risque de devenir au final dépendant de technologies propriétaires et « d’oublier » des usages et des métiers par ailleurs indispensables. La disparition progressive des couches techniques de certains métiers renforce cependant d’autres besoins : capacité à définir clairement les besoins, à communiquer efficacement avec les prestataires extérieurs, besoins de reporting et de synthèse… Comme bien des salariés, certains agents territoriaux vont de plus en plus se muer en pilotes de projets dont ils ne maîtrisent au final que le déroulement et les objectifs, laissant les mécanismes de mise en œuvre aux bons soins de prestataires parvenus à automatiser les procès les plus ingrats ou complexes.

Ce matin, en route pour l’atelier Tous incompétents numériques

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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