Intelligence Economique : mettre en avant les objectifs ou les activités ?

Les trois piliers de l'intelligence stratégiqueJe ne suis apparemment pas le seul à considérer que les termes « intelligence économique » freinent le développement des bonnes pratiques de veille, de sécurité et d’influence chez les entreprises françaises. Dans cet article publié sur le blog www.easi-ie.com, Christian Vanden Berghen, expert en intelligence économique et veille, explique pourquoi les professionnels belges n’utilisent pas ce vocable et lui préfèrent « intelligence stratégique ». Autant je suis d’accord pour estimer que l’intelligence économique peut être anxiogène pour les dirigeants des petites structures, autant je ne suis pas certain qu’intelligence stratégique soit beaucoup plus rassurant.

Votre intelligence, vous la préférez stratégique ou économique ?

Si, dans l’expression française, l’intelligence peut effectivement rappeler l’univers opaque et inconnu du renseignement, dans l’intelligence stratégique belge, ce sont les deux termes qui font référence à des activités qu’une majorité de dirigeants de PME / PMI et TPE françaises considère comme le domaine des grands groupes. Peut être ces termes n’ont pas les mêmes connotations outre-Quiévrain, je me bornerai donc à conclure que cette nomenclature ne me semble pas en France plus adaptée que celle utilisée actuellement.

Par contre, la façon dont sont explicités les trois piliers de l’intelligence économique est très intéressante et dénote d’une approche beaucoup plus pragmatique que le triptyque veille / sécurité / influence de la terminologie française. Plutôt que de lister les activités de l’IE, la nomenclature belge semble s’intéresser aux objectifs, avec les piliers défensifs et offensifs et l’influence.

Parler des objectifs plutôt que des compétences

En quoi cette façon de voir les choses me paraît-elle pertinente ?
Elle évite de compartimenter les activités et compétences inhérentes à l’IE : la veille est en effet un moyen d’obtenir des informations sur les marchés, les produits, les opportunités, les risques, les menaces, les solutions, mais également d’identifier des structures dont une entreprise partage les intérêts ou une personne dont les prises de position sont susceptibles de peser (dé)favorablement sur l’évolution d’un secteur. Certains des canaux utilisés dans une démarche de veille pour acquérir des informations sont également utiles pour en émettre et ainsi faire connaître ses positions.
La veille devient ainsi une activité transversale de l’IE, à partir de laquelle toutes les autres actions peuvent être envisagées, jaugées et éventuellement mises en œuvre.

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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