En revenant du #DevComLyon

La 10ème édition du DevCom Rhône-Alpes s’est tenue le 19 mars à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon. Je me suis rendu à cette manifestation avec plusieurs objectifs : réseauter, constater si, et comment, les intervenants parleraient de la veille et prendre des contacts avec des partenaires et clients potentiels.

J’avais décidé d’assister à cinq interventions :

– Big Data et Deep Learning : découvrez 7 nouvelles pratiques en e-réputation !
– Votre stratégie digitale est elle au mieux de sa forme ? Venez la tester en direct
– Tous branchés – Tous connectés > retour de la Social Media Week de New York
– Facebook, Twitter, Google+, Community Management, Contenus… Comment se lancer dans le social business ?
– LinkedIn, Viadeo, SlideShare, curation, identité numérique… découvrez comment utiliser les réseaux sociaux professionnels pour développer votre entreprise.

10e DevCom Lyon Rhône-AlpesJ’ai choisi ces thématiques car je souhaitais approfondir mes connaissances (Big Data, notamment…), vérifier le pertinence de mes actions (stratégie digitale, réseaux sociaux professionnels) et comparer mes pratiques à celles d’autres professionnels.
Première constatation, et l’intitulé des quelques conférences que j’ai suivies le confirme : pour ceux qui ne maîtrisent ni l’anglais, ni même les néologismes (barbarismes ?) des NTIC et des affaires, la journée se présentait mal… Du public, j’ai pu entendre et constater le désarroi de certains participants (c’est quoi le couponing ? comment çà s’écrit SlideShare ?), sans même parler du malaise de ceux décidés à prononcer « LinkedIn » à haute voix.
J’ai aussi pu constater (et ma naïveté m’effraie a posteriori) que la quasi totalité des conférenciers venaient vendre leurs produits et leurs services. A force d’intervenir auprès de créateurs d’entreprises et d’élèves en essayant de leur inculquer les bases de la recherche d’informations et de la veille, j’ai perdu contact avec la réalité commerciale…

Big Data : de grosses données, pour quoi faire ?

Première conférence, consacrée au Big Data et à ses applications. Benoît Nicoletti, de l’agence marketing digital Viadigis, m’a confirmé par la suite que son propos était effectivement de ne pas donner trop d’éléments d’informations complexes afin d’amener les personnes intéressées à s’adresser directement à lui. Dont acte.
J’ai tout de même appris que le terme Big Data s’applique à l’intégralité des méthodes de collecte, de compilation et d’utilisation des données personnelles des consommateurs afin d’affiner les techniques de vente. Le Deep Learning désigne les technologies permettant d’automatiser la personnalisation des supports adressés aux consommateurs. A ma question : « et pour le BtoB ? », il m’a été répondu : « c’est beaucoup plus cher ».
Mais le principe du Big Data reposant sur l’exploitation de données personnelles, comment ces techniques peuvent s’appliquer de façon pertinente à des personnes morales, je n’en sais pas plus aujourd’hui qu’hier matin.
Cela étant, je pressens qu’il s’agit de technologies qui ne me concernent pas pour l’instant en tant que professionnel. Et même si notre intervenant nous a assuré du contraire, il me semble que l’utilité de tels outils devient réelle à partir d’un certain volume de contacts susceptibles d’acheter le même produit / service. Ce qui m’a véritablement gêné dans cette première présentation, c’est que l’approche semblait impliquer que toutes les entreprises de tous les secteurs étaient confrontées aux même problématiques et que les solutions présentées s’appliquaient de façon uniformément bénéfiques.
Sans doute étais-je encore en manque de caféine.

comparaison smartphone pc www.mon-bilan-digital.comAprès un shoot bienvenu de boisson énergisante, j’ai assisté en fin de matinée à une présentation animée par des représentants des entreprises Brioude Internet et Iris Interactive. Ils proposaient de réaliser en temps réel un diagnostic de nos sites Internet : compatibilité avec supports mobiles, référencement, comparaison avec sites des concurrents, etc. Tout cela via une application en ligne, accessible à l’adresse www.mon-bilan-digital.com , conviviale et simple à utiliser.
La première étape, qui consiste à visualiser son site comme il apparaîtrait sur différents appareils mobiles équipés de divers systèmes d’exploitation, me laisse toutefois perplexe : l’affichage de mon blog www.dore-conseil.fr n’est en fait qu’un aperçu masqué de la page affichée sur un PC, alors qu’en y accédant via mon propre smartphone (Samsung S SCL, Android 2.2.1), j’ai une version différente et bien plus adaptée… (merci wordpress).
Par ailleurs, j’ai trouvé que l’accent n’était pas suffisamment mis sur la qualité du contenu rédactionnel pour optimiser le référencement naturel, mais il n’y avait objectivement pas de quoi crier au scandale.

Tout se connecte

La pause déjeuner m’a permis d’attaquer le présentation « Retour de la Social Media Week de New York » dans les meilleures dispositions. Henri Kaufman nous a agréablement entretenu des nouveautés aperçues lors de la grand messe new-yorkaise du « web social ». Des objets connectés, des voitures connectées, des vêtements connectés, des bijoux connectés et caressants, etc… L’assistance semblait véritablement découvrir ces informations qui ont pourtant fait l’objet de nombreuses présentations dans la presse. Je songeais alors in petto que si les professionnels rassemblés envisageaient de réelles applications concrètes pour les nouveautés présentées, une veille sommaire leur aurait fournit ces informations un mois plus tôt.

Déambulant ensuite dans les travées de la salle de la corbeille du Palais du Commerce, j’ai échangé avec divers exposants en les questionnant sur les problèmes qu’ils rencontraient éventuellement lorsqu’il s’agissait d’expliquer aux visiteurs, et plus généralement à leurs prospects, les applications concrètes d’outils aux noms barbares et aux fonctionnalités parfois obscures. Mon objectif était d’obtenir des pistes et exemples que je pourrais mettre à profit pour développer ma propre activité. Pierre Lavandera, Ingénieur Commercial chez l’éditeur et distributeur d’ERP destinés aux fournisseurs de la grande distribution Ordirope, et une personne du cabinet e-réputation Net’Wash, ont tout deux eu une réponse assez proche : les clients leurs sont généralement adressés par des prescripteurs : comptables, consultants et clients dans le cas d’Ordirope et avocats dans le cas de Net’Wash.

Palais de la Bourse de Lyon
Après une agréable ballade dans les rues ensoleillées de Lyon, les deux conférences relatives à l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux m’attendaient.
La première, animée par Coline Jouan, co-fondatrice de l’agence d’analyse et d’optimisation de l’e-réputation Owly Birdy, et Mathias Duret, Consultant en stratégie digitale pour l’agence Web Novius, était consacrée au BtoC avec pour angle « Comment se lancer dans le social business ». Pour m’être moi-même penché sur cette question, la variété des besoins et des activités est telle qu’il est très difficile de proposer des approches concrètes. Les deux conférenciers s’en sont toutefois très bien sortis, avec notamment la mise en exergue des principes fondamentaux : se demander pourquoi une entreprise va sur les réseaux sociaux ? Qu’en attend-elle ? Qui va porter la voix de l’entreprise ? Quels réseaux pour toucher quels publics ?

Les usages des réseaux sociaux mieux connus que les techniques

Si le jargon des réseaux sociaux reste à mon avis assez opaque pour une partie non négligeable de l’assistance, je constate tout de même que les idées concernant ce qui (ne) peut (pas) y être fait sont assez claires : il est question d’acquérir des contacts qualifiés, de renforcer la relation client, d’améliorer sa visibilité et son image de marque, etc. Pas de question concernant la vente via les réseaux. C’est pourtant une interrogation qui revenait régulièrement il n’y a pas si longtemps. Avec le temps, l’outil a disparu derrière les usages, ce qui permet à chacun d’avoir déjà imaginé des applications pour sa propre activité.
La possibilité de créer des jeux en ligne pour attirer des clients potentiels suscite de nombreuses questions très précises (coût, législation, etc…).
Pour la première fois de la journée, j’entendais parler d’objectifs, je voyais des conférenciers estimer que certaines choses n’étaient pas nécessaires et que, dans certains cas, des solutions gratuites pouvaient être satisfaisantes. Rafraîchissant.

Pour la dernière conférence de la journée, Mathias Duret, cette fois sans Coline Jouan, fut rejoint sur l’estrade par François-Xavier Magnin, spécialiste LinkedIn et Marketing de contenu pour le compte de WSI.
Pour la seconde fois de la journée, j’ai pu profité d’un exposé clair et concret de la part de ces deux professionnels : importance de la qualité du contenu, choix des réseaux, rythme de publication, importance du renseignement du profil, utilisation d’outils gratuits, « penser aux usages avant de penser aux outils », méthodes simples pour faire disparaître de la première page de résultats Google des occurrences indésirables, etc. Sur un sujet aussi proche de mes domaines de compétences, je n’ai pas appris grand chose, et j’ai quelque fois eu envie de me lever pour préciser les propos des intervenants, mais je me suis heureusement abstenu.

Marketing digital DIY

Au final, cette journée m’a permis de préciser quelques idées concernant les méthodes optimales pour contacter et convaincre des prospects, m’a rassuré par rapport à certains de mes choix, et m’a également fourni une mesure de l’étendue des besoins en formation et conseil dans les domaines de la recherche d’informations, de la veille, de la communication écrite (contenus) et de l’utilisation des réseaux sociaux à des fins professionnelles.
La principale différence entre les offres de certains exposants et conférenciers et mon offre réside dans mon parti pris de proposer à mes clients de faire eux-mêmes une bonne partie de ce que proposent ces agences.
Avec le recul, je réalise en outre que les applications des outils Big Data sont sans doute trop éloignées de mes propres préoccupations pour que j’y trouve mon compte, d’autant plus que des « 7 nouvelles pratiques en e-réputation ! » promises dans l’intitulé, il n’en fut pas question.

Enfin, si les visiteurs m’ont paru majoritairement convaincus de l’utilité de ces nouveaux outils (« pourquoi »), le « comment » semble toutefois rester une véritable énigme pour un grand nombre d’entre eux. Leurs idées concernant le temps à y consacrer, le coût, les retours à en attendre sont flous quand ils ne sont pas faux.

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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