Confusion(s) sur l’utilité d’#Internet pour les #entreprises

Cet article, qui reprend une étude réalisée par e-mail Brokers, révèle que 81% des entreprises disparues en 2013 n’avait aucune présence sur internet.

Comme le souligne Carine Guicheteau, il n’est pas question d’établir un lien de causalité directe entre ces deux informations et il convient également de préciser que le métier d’e-mail Brokers (marketing interactif et email-marketing en Belgique et en France…) l’amène très logiquement à militer pour le développement de l’usage d’internet dans les entreprises.

etude email brokerIl n’en reste pas moins que la proportion est trop importante pour être ignorée. Même si, en toute logique, les sociétés qui n’ont plus les moyens pour survivre sont également celles qui ont le moins de moyens à consacrer à leur visibilité sur Internet. Et que 95% des entreprises françaises étant des TPE / PME, une part non-négligeable des faillis doit également se rattacher à cette catégorie généralement active exclusivement localement, ce qui pourrait les amener à considérer une présence online comme un coût sans espoir de rentabilité.

L’information qui a cependant le plus attiré mon attention est livrée à la fin de l’article : « avec une croissance de plus de 14 % du nombre de sites marchands , l’e-commerce a, quant à lui, fait l’objet d’un investissement pour bon nombre d’entreprises françaises ».

Des attentes impossibles à satisfaire ?

C’est le seul segment dans lequel l’investissement des entreprises françaises a progressé. Cette tendance illustre selon moi la difficulté de promouvoir auprès des entrepreneurs français des investissements dont le retour sur investissement immédiat n’est ni assuré, ni précisément mesurable.

Le refus de ce qui pourrait pourtant être considéré comme l’apanage des entrepreneurs, la prise de risque et la vision à long-terme, est également l’un des principaux obstacles au développement de l’intelligence économique dans les entreprises.

L’exemple de l’usage des réseaux sociaux en France l’illustre assez clairement : les entreprises hexagonales étaient en pointe dans ce domaine en 2012, mais ont depuis été dépassées par leurs homologues européennes.

Une piste pour expliquer ce phénomène ? Après s’être enthousiasmées pour ces outils GRATUITS permettant de contacter des clients potentiels, les entreprises s’en sont peu à peu détournées en ne voyant pas les retombées sonnantes et trébuchantes se profiler. Ce phénomène repose d’après moi sur une incompréhension manifeste de ce que représentent les réseaux sociaux pour une entreprise : un moyen de fidéliser une clientèle, d’améliorer son image et sa communication, mais rarement de réaliser des affaires. Si l’on rajoute à cela le temps et les compétences nécessaires à l’alimentation cohérente de comptes sur de multiples réseaux, pas étonnant que certains aient décidé d’abandonner ou de ne pas se lancer dans l’aventure.

C’est sans doute un décalage similaire entre les attentes envers les nouveaux moyens de communication et ce qu’ils peuvent effectivement apporter qui expliquent le ralentissement des investissements dans ces domaines.

Internet ne permet de réaliser une vente que sur des marchés et avec des cibles bien précises (produits de grande consommation, clientèle de particuliers, renouvellement de marchés déjà gagnés, etc…).
Il peut cependant servir à faire connaître / voir ce que l’on vend. Transformer un contact sur Internet en client requiert les mêmes compétences qu’avec un prospect standard. La seule différence est que ce contact peut « tomber » sur le site internet ou le compte de réseau social, alors qu’il faut aller le chercher « dans la vrai vie ».

Pour la majorité des entreprises traditionnelles qui se lancent sur Internet avec un simple site-vitrine, en attendre autre chose que le recrutement « passif » de prospects qualifiés est d’après moi le plus sûr moyen de ne pas atteindre son objectif.

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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