3 étapes pour organiser une veille ?

3 étapes pour organiser une veille ?

Mikael Witwer, sur le blog de l’agence de communication interactive WebMarketing&Com, présente dans cette publication les trois étapes indispensables à la mise en place d’une veille efficace. Son approche est pragmatique, mais elle souffre selon moi de certains manques.
Les trois étapes préconisées sont en effet les suivantes :
1 – Sélectionnez les outils appropriés
2 – Définissez et hiérarchisez vos sources
3 – Limitez votre temps de veille
Si ces trois points apparaissent effectivement pertinents pour la construction d’une stratégie de veille, certains aspects cruciaux sont oubliés et l’ordre des étapes me semble susceptible d’être amélioré.
La première étape d’une veille, qui est oubliée, ou peut-être sous-entendue, est la définition des objectifs de la veille. Même, surtout, pour une veille thématique ou environnementale, il est important de définir le type d’informations recherchées. Pour les identifier, le professionnel peut s’appuyer sur ses besoins ou ses ambitions. Quel est mon point de départ ? Quelle est la situation que je souhaite atteindre ? Cette phase d’interrogation permet d’identifier les typologies des informations utiles. En choisissant de mener cette réflexion a priori, le risque d’infobésité guette moins le veilleur, puisqu’il ira chercher ce qui l’intéresse, et non toutes les informations touchant de près ou de loin son activité.

1 – Définir les objectifs de la veille

Une fois les informations à collecter définies, le veilleur peut se mettre en quête de sources. Il doit pour cela définir un ensemble de mots-clés qu’il utilisera pour effectuer ses premières recherches.
Il vaut mieux définir ces termes « off-line » qu’une fois le « nez dans Google » !
En utilisant les fonctions avancées de recherche d’un ou plusieurs moteurs de recherche, des sites, sources, profils pertinents vont apparaître. En fonction de la nature des informations recherchées, des objectifs de la structure et de la personnalité du veilleur, les proportions de sites / blogs / profils dans le corpus de base seront différents. Pour évaluer la pertinence d’une source, il faut la suivre dans le temps et constater la fréquence des publications, leur utilité, etc…

2 – Identifier et qualifier ses sources

C’est à partir de ce constat qu’il me paraît pertinent de choisir ses outils : une veille à base de flux ne nécessitera pas les mêmes fonctionnalités qu’une veille reposant plus largement sur les réseaux sociaux… L’objectif doit être de limiter au maximum la variété d’outils utilisés, afin que l’essentiel de la veille puisse se faire à partir d’une plateforme unique.
Pour ma part, j’estime qu’à l’heure actuelle, l’arme absolue de le veille est TaDaWeb, même si son maniement nécessite un certain apprentissage. Sans rentrer dans les détails, la plateforme TaDaWeb permet d’agglomérer des mises à jour de sites Internet, des flux, des recherches sur les principaux réseaux sociaux, etc…
Parmi les outils indispensables à la veille, il convient également de prévoir le système de classement des informations collectées. Certaines données ne prendront en effet de la valeur que rapprochées d’autres, plus anciennes ou plus récentes. En fonction des habitudes, des besoins et du volume d’informations, il peut s’agir d’un simple dossier abritant les fichiers textes des publications pertinentes ou d’une application de social bookmarking (Diigo, Pearltrees…).
Certains agrégateurs de flux RSS proposent des fonctionnalités (marqués comme non-lus, lire plus tard, etc…) qui peuvent au final servir de systèmes d’archivage pour des petits volumes d’informations.

3 – Choisir ses outils

Je suis assez d’accord avec la dernière étape proposée par l’auteur, même si je ne la formulerais pas ainsi. Plutôt que de « limiter le temps », je pense qu’il est important de « définir le temps ». Une fois la stratégie et le dispositif de veille en place, les informations vont venir s’accumuler. Pour les professionnels qui n’ont pas le temps de suivre l’information « au fil de l’eau », il me semble intéressant de définir un jour et une plage horaire dédiés à la veille. En se mettant en mode « veilleur », il sera plus facile de prendre le recul nécessaire en analysant les informations à l’aune des objectifs définis plus tôt.

4 – Définir un temps d’analyse des résultats de la veille

Les trois étapes proposées par Mikael Witwer sont intéressantes, mais ne s’adressent d’après moi qu’à ceux pour qui la veille est une partie intégrante de l’activité professionnelle. Pour un webmarketeur comme lui, la discipline est en effet un réflexe, une obligation, et les objectifs sont donc implicites. Mais pour un professionnel peu familiarisé avec ces pratiques, ainsi qu’avec les NTIC, les réseaux sociaux et les outils de recherche d’informations, il me semble important d’être plus méthodique et de ne pas mettre la charrue avant les bœufs…
Advertisements

À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

2 Responses to 3 étapes pour organiser une veille ?

  1. Ping : 3 étapes pour organiser une #veille ? | ...

  2. Ping : 3 étapes pour organiser une veille ? | 2...

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :