La stratégie n’est pas un gros mot

Formateur et Consultant en Communication écrite et Veille stratégique implanté à Lyon, je suis régulièrement confronté à deux types de réactions lorsque je présente mon activité et mon offre : les uns pensent en connaître les méthodes et les objectifs, les autres estiment que cela ne concerne pas leurs entreprises. Si les interlocuteurs appartenant à cette seconde catégorie ont toujours tort, ceux rattachés à la première sont au final rarement aussi bien informés qu’ils le pensent.

Dans les deux cas, l’étape suivante consiste à expliquer qu’une veille stratégique ayant pour objectif de doter une entreprise de la première brique d’une démarche d’intelligence économique doit s’appuyer sur la stratégie du dirigeant.
Or, comme l’étude Ariane reprise par La Tribune le révèle ici, ou comme Pierre-Yves Debliquy le déplore sur le blog Euresis, les entrepreneurs français semblent majoritairement… ne pas avoir de stratégie.

Après avoir essuyé la sueur froide qui monte au front d’un professionnel de la veille à la lecture de telles études, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y avait peut-être un quiproquo sémantique à la base de ces constatations.

Voici ce que Wikipedia nous apprend :

« Le mot stratégie est dérivé du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie « conduire », et par suite de l’italien strategia. Ce terme, qui est toujours lié à l’habilité à diriger et coordonner des actions afin d’atteindre un objectif, possède une connotation tellement positive qu’il est souvent utilisé avec un peu de grandiloquence (ou d’exagération) dans des domaines où en fait les termes politique, idée, concept, plan ou tactique seraient à la fois plus exacts et plus honnêtes. »

Même la préservation du statu quo nécessite une stratégie

partdieuEt de fait, pour un dirigeant de TPE ou de PME, le terme peut être trop connoté fusion / acquisition, campagnes (sic) de grande ampleur, conquête (re-sic) de marchés étrangers, toutes actions qui peuvent lui sembler être l’apanage exclusif des grands groupes et qui lui sont parfaitement étrangers, sinon anxiogènes.

Si ces grandes manœuvres stratégiques sont effectivement le domaine des gros poissons, toutes les entreprises ont nécessairement des besoins stratégiques, même si la principale ambition du dirigeant est de préserver le statu quo.
Conserver ses clients, ses salariés, ses partenaires, ses fournisseurs, c’est un objectif. Et pour atteindre un objectif, le meilleur moyen est bien de définir et d’appliquer une stratégie.

C’est ainsi que le consultant et formateur en veille peut se trouver en situation de promoteur de l’importance de la réflexion stratégique et, quand c’est nécessaire, doit pouvoir accompagner les entreprises et organisations avec lesquelles il travaille dans la (re)formulation des orientations stratégiques. Cette phase ne constitue cependant en aucun cas une perte de temps puisque c’est de la définition des objectifs du dirigeants que dépendent les axes de veille, les mots clés, les sources à privilégier, etc.

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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