La collecte, c’est bien, l’analyse, c’est mieux

La collecte, c’est bien, l’analyse, c’est mieux

Un article de Michel Volle publié dans le blog « Intelligence économique » des Echos.

Cette publication aborde les questions de la collecte et du traitement des informations dans le cadre du renseignement, notamment celui exercé par les mastodontes fédéraux étasuniens récemment mis en lumière par « l’affaire Snowden ».

Titrée L’imbécillité de l’intelligence, la publication aborde donc des problématiques à une échelle incomparable avec celle qui intéresse les entreprises, qu’elles soient petites, moyennes ou même grandes.
Son propos est cependant particulièrement intéressant, puisqu’il souligne que la collecte d’informations, la veille, ne saurait être une fin en soit, mais uniquement un support à l’analyse, étape qui précède pour un dirigeant la prise de décision opérationnelle ou stratégique.

Mettant également en avant les risques de l’infobésité (surabondance de données) résultant d’une veille trop globale, Michel Volle souligne par ailleurs un point important dans le cadre d’une démarche de veille à visée d’intelligence économique : surveiller les informations ne suffit pas si le veilleur et / ou l’analyste ne connaissent pas correctement l’environnement (historique, technique, réglementaire, financier…) du secteur étudié.
Cette culture sectorielle permet en effet de qualifier rapidement les informations collectées, les sources, mais aussi d’en appréhender les causes et conséquences potentielles, ouvrant ainsi de nouveaux champs de réflexion et de recherche d’informations.

C’est là que l’analogie entre renseignement international et veille stratégique prend fin : une veille correctement paramétrée, et un esprit curieux, permettent également de découvrir a posteriori les caractéristiques de long terme d’une activité, les principaux acteurs, les étapes cruciales, les personnalités fortes qui y évoluent, etc.

Là où le rapprochement redevient cependant pertinent, c’est au niveau du risque que présentent une veille trop large et l’accumulation de données sans rapport(s) direct(s) avec ce qui importe réellement : la stratégie de l’entreprise et la vision de son dirigeant.

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À propos Christophe Doré
Consultant et formateur en veille stratégique et communication écrite, j'accompagne les entreprises, associations et collectivités dans la résolution de leurs problématiques d'émission et de réception d'informations : rédaction, recherche, analyse, diffusion de données utiles à leur fonctionnement.

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